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Un couple de Français à Montréal, Québec, Canada
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Le Québec au JT de France 2

Christophe | 30 mars 2006 | 23:34:47

Vous l’avez peut-être raté, alors le voila pour vous : c’était hier soir, mercredi 29 mars au JT de France 2, David Pujadas présentait un reportage sur la francophonie telle qu’elle est vécue au Québec. Le 20 mars dernier était en effet la journée internationale de la Francophonie, alors que celle-ci était l’invité d’honneur du 26ème salon du livre à Paris, sous le terme "Francofffonies".

Pour une fois qu’on parle du Québec en France, je n’allais pas rater ça. Je n’ai pas trop aimé les questions du journaliste et une de ses réactions : "Est-ce que vous habitez dans un building ? - Dans un édifice ! - Un édifice…"… Mais celà mis à part, c’est bien aussi qu’on parle du Québec en France et surtout du réel besoin des québécois de promouvoir et de défendre la langue française qu’ils utilisent et qui leur est propre, contrairement à ce qu’un certain Maurice Druon, maudit français notoire et académicien à ses heures, voudrait leur faire croire… Je vous laisse visionner le reportage !

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Contrat Première Embauche - Acte II

Christophe | 29 mars 2006 | 10:40:40

Les manifestations anti-CPE continuent bon train, les manifestants ne décolèrent apparemment pas ! Les manifestations d’hier à Paris et ailleurs ont été relativement bien suivies dans nos médias ici. Les chiffres ne savent plus où donner de la tête : on passe de un million de manifestants selon la police à trois millions selon les organisateurs… c’est fou comme les chiffres gonflent quand les syndicats font un peu de mathématiques ! Un rassemblement comparable sinon supérieur aux manifestations contre la réforme qu’avait osé Alain Juppé en 1995… Ca va mal.

En tous cas j’ai attrapé pour vous l’émission radiophonique “Sans Frontières” difusée hier soir sur Radio-Canada et présentée par Jean Dussault. Il a interviewé pour nous Hugues Poulin, correspondant de la radio de Radio-Canada en France, puis a interrogé Jacques Marseille, professeur d’histoire économique à la Sorbonne à Paris. Je vous propose donc d’écouter ces deux entrevues ci-dessous en podcast : la première est donc un point de vue extérieur d’un journaliste québécois qui vit les évènements en France, et la deuxième est le point de vue d’un français sur le Contrat Première Embauche qui nous explique pourquoi le changement en France passe nécessairement par une période de crise et pourquoi on entend souvent dire “ça va péter”. C’est aussi évidemment une manière pour moi de partager avec vous la manière dont les manifestations anti-CPE (et les mouvements sociaux en France d’une manière générale) sont perçues outre Atlantique.

podcast Hugues Poulin - 7:29

podcast Jacques Marseille - 7:26

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Y’a plus d’saisons!

Christophe | 24 mars 2006 | 00:30:27

Bon. Ben ça y est. L’hiver est fini au Québec, avant même d’arriver. La tempête du 16 décembre 2005 n’était qu’un leurre. Un sacré leurre de 40 centimètres, admettons-le… mais un leurre quand-même.
Aujourd’hui on a eu 8°… enfin j’veux dire… + 8°… Moi qui espérait une dernière bonne tempête de neige, un bon 20 centimètres pour finir cet hiver avec un minimum de décence, eh bien je crois que je peux oublier. Crisse va falloir que je pense au nouvel habillage de Montréal à Moi en plein mois de Mars !!! C’est un peu tôt non ???

Enfin c’est comme ça… Alors que le Canada a connu cette année l’hiver le plus doux de son histoire, l’Europe de son côté a connu un hiver rigoureux, du jamais vu depuis 15 ans. A croire qu’on a fait fuir l’hiver quand on est arrivé ici. Va falloir attendre l’hiver prochain pour espérer voir autre chose que le bitume des trottoirs !

En réalité, j’ai beaucoup attendu avant de parler de l’hiver cette année, parce que j’espérais que celui-ci se rattraperait en Février. Tu parles. Il a fait 5° le 3 Février, je m’en souviens encore. Et aujourd’hui je me suis balladé en chemise dans les rues de Montréal… Bref., oserais-je prendre de l’avance et le dire? Oui ! L’hiver 2006 est bel et bien terminé cette année au Québec à Montréal. Pfffffff….. M’en fous si c’est pareil l’année prochaine j’rentre. Non mais.

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Le Contrat Premier Emploi (CPE) vu du Québec

Christophe | 17 mars 2006 | 01:55:18

Une des manifestations contre le CPE à Paris le 16 Mars 2006 - © www.lemonde.fr - AP/MICHEL EULERJe suis attéré. Nous sommes attérés, Isabelle et moi. Je crois que nous venons de prendre véritablement la mesure, ce soir, de ce qui se passe en France en ce qui concerne les mouvements sociaux autour du CPE. Nous avons vu un court reportage sur Radio Canada qui relatait la dernière manifestation à la Sorbonne à Paris; la voix off du journaliste qui commentait le reportage a même dit : “On se croirait pendant les émeutes de novembre, mais cette fois en plein centre-ville”. Les images étaient… choquantes. Une voiture brûlait (et nous rappelait effectivement les émeutes des banlieues que nous avons aussi vécu d’ici), des murs de CRS dont la mission principale semblait d’être des défouloirs pour les jeunes qui leur jettaient des pierres empruntées dans le jardin public le plus proche… OK… ça va vraiment mal en fait. Je me précipite alors sur France2.fr pour regarder le point de vue franco-français. David Pujadas (la rédaction du journal télévisé de France 2 pour être précis) qualifie les incidents de la journée d’”incidents mineurs”, malgré les images à l’écran d’une grande violence. Peut-être que je ne suis plus habitué… mais nous, ça nous a choqué. Tout ça, toute cette violence… à cause du CPE, une réforme somme toute comme bon nombre d’autres. Ok celle-ci crée plus d’émoi que les autres.

Je n’ai pas résisté alors à la tentation d’en savoir plus après le journal de France 2. Je reste sur France2.fr en cherchant une émission de débat consacrée au CPE ou au CNE qui sont à peu près la même chose en somme. Je tombe sur l’émission “Mots Croisés” du 20 février 2006. J’étais friand de cette émission avant de quitter la France, ce fut un plaisir d’assister à ce débat même s’il commençait à dater un peu. Je regarderai “A vous de juger” et retrouverai avec plaisir Arlette Chabot quand l’émission sera en ligne sur le site de France 2 - merci à eux d’ailleurs de mettre à disposition des internautes ces émissions en archives ! Je regarde donc la première heure du débat consacrée au CPE. Les invités, Gérard Larcher, le ministre (UMP) délégué à l’Emploi, au Travail et à l’Insertion professionnelle des Jeunes, Elizabeth Guigou, une représentante de la CGT, un économiste, Geoffroy Roux de Bézieux, entrepreneur et chef de l’entreprise “The Phone House”, un sociologue professeur à Sciences Po Paris et deux étudiants dont la porte parole de l’UNEF. C’était passionant, et révoltant à la fois !

Passionant d’abord, parce que ce genre d’émissions d’actualités dans lesquelles prennent place les débats de société me manquent terriblement ici au Québec. Il faut écouter et regarder Radio-Canada pour espérer en trouver. TVA en diffuse aussi, le dimanche soir je crois… mais c’est encore bien vide de sens par rapport à des émissions comme “Tout le monde en parle” ou encore et surtout “Indicatif Présent” (animé par Marie-France Bazzo sur la radio de Radio Canada) qui heureusement relèvent le niveau. Les débats énergiques, révoltés et enjoués à la française me manquent donc, fin de la parenthèse.
Mais ce fût aussi parfois révoltant d’entendre ce qui a pu s’échanger pendant le débat. L’émission dans ses grandes lignes: Gérard Larcher tentait tant bien que mal de défendre son bout de gras à savoir le CPE bien sûr; Guiguou et la représentante de la CGT s’évertuaient à le critiquer à l’aide de phrases choc ou de poncifs soixante-huitards rétrogrades; le pauvre chef d’entreprise essayait non sans peine de démontrer la réalité de ce que vit un chef d’entreprise en France qui a choisi d’y rester (en France…); l’économiste appuyait les dires de l’entrepreneur et demandait aux détracteurs de celui-ci d’ouvrir les yeux en leur disant qu’il y a des réalités économiques et sociales devenues impossibles à ignorer en 2006; le sociologue était trop flyé, trop intello et trop ultra-parisien pour être pris au sérieux (une autre spécificité du Paysage Audiovisuel Français pour qui seul Paris existe en France) mais ses propos n’étaient pas non plus dénués de bon sens; et enfin les deux étudiants s’efforçaient de casser du sucre sur le CPE sans arguments réellement valables puisqu’ils n’avaient ni l’un ni l’autre mis encore les pieds dans une entreprise.
C’était donc, encore et toujours, l’éternel et infini débat entre salariés et patrons, exploités et profiteurs. Et encore une fois j’ai entendu la phrase “c’est à l’État de prendre ses responsabilités”, de la bouche d’un des étudiants invités sur la plateau. Et encore une fois, la représentante de la CGT était visiblement ulcérée à chaque fois que Geoffroy Roux de Bézieux tentait une explication qui visait à défendre le CPE et dire pourquoi il lui permettra d’embaucher plus facilement. Et encore une fois les étudiants ne semblaient pas savoir pourquoi ils étaient contre, même la porte-parole de l’UNEF à court d’arguments était en fin de compte peu convaincante.

Bref… j’étais à la fois content de revoir un débat d’actualité bien français et révolté de constater à quel point les mentalités n’évoluent pas et restent franco-françaises. J’ai de plus en plus l’impression, vu d’ici à travers les médias et mon recul de bientôt deux ans sur ce pays, que la France est vraiment sur une pente descendante, que les politiciens essayent de la remonter quand ils se rendent compte de la situation, pendant que les citoyens sont encore dans le meilleur pays du monde doté du meilleur système social de l’Univers. Réveillez-vous…

Il est tard, je n’ai vraiment plus le temps de disserter même si j’en meurs d’envie… Mais je vais gagner du temps: voici ci dessous de ce que j’ai dit textuellement dans un fil de discussion concernant le CPE sur le forum d’Immigrer.com. J’étais dans le même état de nervosité pendant l’émission que j’ai regardé ce soir, et j’avais envie de crier bien fort ce qui suit :

“La France. Les français et leurs acquis sociaux, plus précieux que tout au monde.
Ce que le gouvernement essaie de faire, ou plutôt ce que la droite peine à faire en France, c’est changer les mentalités. Essayer de faire comprendre aux français que tant qu’ils resteront accrochés à leur prétendu paradis social, ils n’arriveront à rien et resteront toujours les derniers en se croyant les meilleurs. Faire travailler les français, leur faire comprendre que pour gagner sa vie et mériter ses congés il faut aussi savoir s’en donner la peine, est une lourde tâche que le gouvernement actuel a pour mission.
Alors voilà, on leur propose une mesure en or qui va permettre aux entreprises frileuses d’embaucher sans crainte, et les jeunes universitaires réalisent qu’après l’université, il y a la vie active, en entreprise, un endroit ou il faut travailler toute la semaine. Et les voilà dans la rue avec leurs banderôles. Vu d’ici, c’est ridicule, vu de la-bas, c’est normal. Ben oui, la France sans mouvement social contre ci ou contre ça pendant un mois ne serait plus la France…

Une fois pour toute (je pogne les nerfs):

  • le CPE permettra aux entreprises d’embaucher plus facilement, et non de licencier plus facilement (amalgame syndicaliste et/ou universitaire, suivez mon regard…).
  • Si l’employé ne fait pas l’affaire, l’entreprise le licencie (sans la peur panique d’avoir les prud’hommes au c**)… Rien de scandaleux la-dedans, il n’y a que dans la fonction publique que le terme “licenciement” puisse choquer. Dans le privé, c’est comme ça.
  • Si par contre l’employé fait l’affaire, croyez-vous que monsieur le méchant patron va s’amuser à le virer, alors qu’il a trouvé quelqu’un qui fait sa job comme il l’attendait? Certainement pas…”

Je reconnais avoir grossi un peu les traits, volontairement, pour faire réagir. Mais l’essentiel est là. Sur ce…

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Tout le monde en parle: Dieudonné

Christophe | 11 mars 2006 | 23:18:59

Au moment où Dieudonné fait à nouveau parler de lui pour avoir été condamné à 5000 euros d’amende par la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, je me souviens avoir enregistré son passage dans l’émission de variétés québécoise “Tout le monde en parle” animée par Guy A. Lepage et tirée du concept de l’émission de Thierry Ardisson. Dieudonné y apparaissait sous un air faussement vainqueur tandis qu’il réussissait brillament à convaincre son auditoire québécois, peu au courant de la polémique que l’humoriste avait suscité suite à son sketch douteux représentant un extremiste sioniste dans l’émission de Marc Ollivier Fogiel “On ne peut pas plaire à tout le monde”, ni des nombreuses accusations d’antisémitisme portées à son encontre depuis les années 2000.

Le fichier étant plutôt lourd, comme la technologie le permet maintenant, voici ci-dessous l’intégrale de son entrevue dans le “Tout le monde en parle” du 16 octobre 2005.

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Chronique Immigrer.com - Fin de semaine dans les Laurentides

Christophe | 10 mars 2006 | 00:48:36

Comme les parisiens qui vont se “ressourcer en province” en fin de semaine, le montréalais que je suis est allé se ressourcer “dans le Nord” avec sa blonde et une gang d’amis ! Eh oui, même si Montréal est moins stressante que Paris, il n’en reste pas moins que c’est une ville nord-américaine éloignée des vastes étendues blanches qui font tant plaisir à voir l’hiver. Et cet hiver justement… on se demande quand il va finir tant il a été décevant. Radio et télévision nous parlent déjà du printemps qui s’en vient, alors que nous ne sommes qu’au début du mois de Mars… y’a comme un problème ! Donc, si on voulait voir de la neige et profiter pleinement des activités hivernales, il fallait absolument faire quelques centaines de kilomètres vers le Nord. Au programme : motoneige le samedi, chiens de traîneaux le dimanche, et un grand bol d’air frais qui revigore et nettoie les bronches au moment ou nous arrêtons de fumer. On inspire un bon coup… et on se lance.

Samedi. Départ vers 10h30 pour deux heures de sensations fortes en motoneige dans la forêt non loin de Saint-Hippolyte. Nous arrivons. Juste le temps de manger rapidement avant d’enfiler nos combinaisons coupe froid et notre casque. Inspection des motoneiges, exactement ce qui se passe juste avant de partir avec une auto en location. Rien à signaler à part la direction de notre motoneige un peu faussée mais rien de grave. Bon me voilà prévenu ! Bien sûr, nous avons du bloquer une somme assez coquette sur nos cartes de crédit au cas où nous aurions un accident qui aurait causé des dégâts sur les monstres d’acier.
Impossible de conduire ces engins sans être titulaire d’un permis de conduire. Pour info, le permis B, permis de conduire français, a suffit à mon ami français de passage chez nous; bon à savoir pour les touristes. Notre guide – ah bah oui nous n’allions pas partir sans guide – nous explique un peu le trajet et le code de la route qui se pratique en motoneige. Par exemple, le dernier de la file doit indiquer aux autres motoneigistes (??) qu’il est justement le dernier de la file, autrement dit “c’est bon y’a plus personne derrière vous pouvez foncer !” Le premier doit indiquer d’un signe de la main combien de motoneiges il leur reste à croiser – et à éviter autant que possible.

Tout est prêt, on y va ! Je me laisse conduire à l’aller, je conduirai au retour. Première impression : celle d’être dans un véhicule motorisé d’une puissance absolument incroyable ! Il faut dire qu’on roule dans de la neige… mais ça n’empêche pas l’engin de démarrer sur les chapeaux de roues ou devrais-je dire, de chenilles. Autant d’adhérence sur un sol enneigé et parfois glacé, ça prend une bonne chenille qui s’accroche au sol. Quand mon conducteur s’est habitué à la conduite d’une motoneige, j’ai pu enfin apprécier l’expérience que j’étais en train de vivre, les paysages que j’avais sous les yeux, et… l’odeur d’essence qui me montait à la tête ! Non honnêtement, j’avoue ne pas avoir été énormément gêné par cette odeur d’essence, mais certaines personnes y sont très sensibles ou ont tout simplement horreur de ça. Je ne me suis rendu compte de cette odeur désagréable que le lendemain, en son absence. Après une série de chemins escarpés, nous arrivons sur un immense lac gelé, recouvert d’une épaisse couche de neige. La vue est surprenante, grandiose. Le ciel bleu et le soleil éblouissant de cette fin de semaine ne gâchent pas le spectacle. Nous traversons alors le lac à pleine vitesse, dans le vacarme assourdissant des moteurs à plein régime, mais la sensation est fantastique !

Au bout d’une heure, je prends la place du conducteur pour constater à l’aide du pouce de la main droite jusqu’à quel point une simple pression d’un demi centimètre sur le petit levier qui sert d’accélérateur peut engendrer une énorme libération d’énergie. Je mets quelques minutes moi aussi pour maîtriser la bête. Puis je me sens tellement à l’aise que je talonne notre guide, pendant que ma blonde et le fils d’une amie nous suivent derrière. Fantastique, trop facile… jusqu’à un virage un peu serré que je pensais pas si serré justement ! Ce fut la notre première frayeur sur un total de deux. Ma motoneige déviait un peu trop dans les énormes butes de neige sur les côtés, et impossible de rattraper le tir. Nous nous sommes finalement retrouvés à moins d’un mètre d’un arbre, à cheval sur une bute de neige sur le côté du chemin. La motoneige s’est penchée dangereusement d’un côté, puis de l’autre pendant que je tournais le guidon le plus possible sur la gauche. Au lieu de nous retourner complètement, nous avons alors glissé lentement vers la route… je n’ai toujours pas compris comment notre motoneige ne s’était pas complètement retournée. Si ce n’est pas par l’opération du Saint-Esprit, alors certaines lois de la physique me dépassent !

Au bout d’un moment, nous avons retrouvé cette immense étendue gelée que nous avions traversé à l’aller. Et hop, plein gaz pendant une bonne minute, le temps qu’il nous fallait pour traverser tout ça. Quelle sensation ! Nous devons filer à une vitesse avoisinant les 60, voire 70 km/h. Le moindre coup de guidon un peu trop brusque entraînerait une scène que je ne préfère pas décrire… mais c’est grisant. Puis, retour aux chemins escarpés, et à notre point de départ. Ces deux heures sont passées bien trop vite. Heureusement, le lendemain allait être lui aussi chargé de sensations fortes !

Dimanche. Direction Wentworth-Nord pour notre escapade en chiens de traîneaux. On commence par se changer et mettre des vêtements plus chauds, puis vient une première partie théorique avec nos guides qui nous apprennent les rudiments de la “conduite” en chiens de traîneaux. Ils insistent sur le frein, une plaque sur laquelle on peut poser un pied ou les deux, qui frotte sur la neige et fait freiner le traîneau. Il faut que la corde entre les chiens et le traîneau soit toujours tendue, il faut donc freiner dans les descentes pour éviter que le traîneau glisse plus vite que les chiens et les heurte. Nous passons à la pratique, sur une petite descente pour nous entraîner. Rien de bien sorcier… on verra comment ça se passe sur le terrain. Arrive enfin l’attribution des chiens à chaque personne, en fonction de son poids mais aussi de sa personnalité. Pendant la préparation des attelages, chacun doit donc faire connaissance avec ses chiens. Une idée reçue autour de cette activité est alors bien forcée de s’écrouler : non, les chiens ne sont pas des loups agressifs et menaçants. Certains sont certes un peu excités, mais ils ne sont pas dangereux pour autant. D’autres sont même carrément timides et baissent la tête quand on s’approche pour les caresser. En ce qui me concerne, j’ai eu trois chiens: Kimo, Koué et Tilleul. Kimo s’est avéré être un fou furieux toujours prêt à bondir dès qu’il sent que la pression de la corde se relâche d’un iota. Les explications de mon guide étaient donc bien vraies : ce chien à lui tout seul valait pour deux ! Tous les autres avaient 4 chiens dans leur attelage, j’étais le seul à en avoir trois.

Une dizaine de minutes avant le départ, tous les chiens se sont mis à hurler d’impatience… c’était un moment assez désagréable d’ailleurs. Impossible de faire taire ses chiens et encore moins d’essayer de caresser Kimo pour le calmer. Puis vient enfin le moment du départ. On pose ses pieds sur les skis, les chiens sentent qu’il n’y a plus de résistance et foncent vers l’entrée du sentier, le long des chemins enneigés en pleine nature. La même période d’adaptation est nécessaire pour maîtriser les mouvements du traîneau et des chiens. Mais ensuite, on peut commencer à admirer les paysages qui défilent. Nous traversons alors une grande étendue de neige, sans aucun doute un petit lac gelé là encore. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est toujours ce qui m’émerveille le plus, cette neige d’une clarté de nacre à perte de vue… c’est magnifique. Et puis là, on a vraiment la sensation de prendre un grand bol d’air frais et pur, loin des vapeurs des grosses cylindrées montréalaises et des restes de neige souillés par la pollution urbaine. On respire. Rien à voir avec l’odeur d’essence du samedi à bord de notre motoneige. On ne pense pas le moins du monde au 28 courriels du dossier “To do - ASAP” de notre ordinateur au travail. On pense juste qu’on est bien là où on est présentement. Le temps passe alors trop vite, avec des démarrages ratés quand les chiens partent sans vous et que votre traîneau est sur le côté, des petites pauses de 5 minutes pour se reposer et faire souffler les chiens, un petit thé chaud avec les guides… et c’est déjà le temps de repartir. Petit pincement au cœur à l’idée que je n’ai même pas eu le temps de dire au revoir à mes trois chiens. Puis on pense au sort de ces chiens condamnés à tirer des touristes à longueur d’année… pour se dire que finalement, ils ne sont pas si malheureux que ça puisqu’ils vivent en meute, qu’ils peuvent se dépenser à loisir à longueur d’année, et que leurs guides leur apportent énormément d’affection. Allez.

Une fin de semaine sportive donc ! J’ai encore un peu mal partout à l’heure où j’écris ces lignes. Il ne faut pas croire qu’en motoneige ou en chiens de traîneaux, on se laisse glisser… au contraire, cela demande un certain effort physique qui passe inaperçu sur le moment mais qui se ressent dès le lendemain au réveil pour le non sportif que je suis. Un peu comme le portefeuille qui souffre pas mal lui aussi : tout ceci est assez cher finalement, mais ces activités sont quand même incontournables pour qui vit au Québec… alors ça vaut le coup de le faire au moins une fois dans sa vie, vous ne le regretterez pas !



Retrouvez cette chronique sur le site www.immigrer.com

Je vous invite aussi à visionner la vidéo de notre ballade en chiens de traineaux, à voir les photos de notre escapade en motoneige et celles des chiens de traineaux.

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Le 31 Mai 2006, le Québec respire mieux

Christophe | 3 mars 2006 | 00:17:03

Ici, on ne fume pasBon, eh bien ça y est, nous voilà tous les deux non-fumeurs depuis 2 jours ! Tout avait repris deux semaines avant notre départ… comme par hasard, une bonne dose de stress aidant, nous avions repris nos bonnes vieilles habitudes jusqu’alors abandonnées depuis 6 mois pour les emporter avec nous dans l’avion et les garder plus d’un an et demi. Troisième tentative donc, qui parait-il est la bonne généralement ! Se dire aussi qu’on restera plus ou moins toujours des ex-fumeurs, que la lutte quotidienne contre le tabac n’en est qu’à ses débuts quand on sait qu’un ex-fumeur qui a arrêté depuis plus de 10 ans peut reprendre quasiment du jour au lendemain… Et se prendre des baffes d’Isa qui va me dire que je suis pessimiste et qu’avec cet état d’esprit, évidemment je n’y arriverai jamais ! Mais si ma chérie, mais si… j’étale juste mes angoisses mais je suis déterminé à arrêter comme toi. Juré !

De toute façon, la tâche devrait nous être rendue plus facile le 31 mai 2006. Car… “le 31 Mai 2006, le Québec respire mieux”. Eh oui après l’Ontario, le Québec emboite le pas des provinces canadiennes qui vont imposer l’interdiction de fumer dans les bars et les restaurants. Pas plus mal après tout, pourquoi un non fumeur devrait supporter les odeurs de cendriers froids quand il rentre chez lui après une soirée au bar ? Mais d’un autre côté, pourquoi un fumeur devrait supporter un -30°C juste pour le plaisir de fumer une cigarette sans pouvoir boire une gorgée de son verre de vin pendant ce temps ! Vaste débat. De mon côté, mon coeur a plus ou moins toujours penché en faveur des non-fumeurs… sauf pendant les 5 minutes par-ci et autres 5 minutes par-là où je fumais une cigarette dans la section fumeur d’un bar ! Bon allez, priorisons la santé publique, c’est mieux vu… puis ça part d’un bon sentiment, allez. Toute façon j’fume plus moi non plus ! Donc eh. Fais pache.

Le seul truc un peu croche dans cette nouvelle loi concerne les dispositions en vigueur dans les salons de cigares qui eux restent pour le moins épargnés… voir pour info les faits saillants des principales mesures. En somme, “une permission pour les nantis, une interdiction pour les anéantis” comme se plait à le dire Arminda Mota !

Bref, c’est pas tout ça, mais maintenant il faut que vous nous encouragiez. Et pas à peu près hein, allez-y franchement ! Allez 20 commentaires, c’est pas grand chose… :) Merci !

Enfin pour vous remercier, voici une publicité du gouvernement du Québec pour l’arrêt du tabac.

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