Montréal à moi (.com)

Un couple de Français à Montréal, Québec, Canada
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Fiers d’être Français !

Christophe | 27 juin 2006 | 21:05:08
© AFP/PATRIK STOLLARZ - Lemonde.fr - Zidane, Ribéry et Henry, après la victoire 3-1 des Bleus face à l'Espagne, mardi 27 juin

Et voici l’équipe de France en quart de finale pour cette coupe du monde de football 2006… comme quoi tout est possible !

On n’y croyait pas vraiment, on se disait que le match France - Espagne se terminerait sans doute par un 2-1 en faveur de l’Espagne, mais le sort en a voulu autrement ! Dans ces moments là, je suis particulièrement fier d’être français, même si cela ne reste que du football après tout. Mais je connais l’importante influence du football sur le moral des français en cas de victoire comme on a pu le voir en 1998, et je crois qu’une victoire française ferait un bien fou à la France et aux Français en ces temps chaotiques après la crise des banlieues, le CPE et l’affaire Clearstream. Je soutiens donc évidemment mon pays d’origine et mes anciens compatriotes pour cette cuvée 2006 de la Coupe du Monde de football !

Je ne suis pourtant pas un grand fan de l’équipe de France ni de football en général. Mais vivre la coupe du monde de "soccer" comme on l’appelle ici depuis l’extérieur de la France, soutenir son pays tout en cotoyant une kyrielle de nationalités représentées tant à Montréal qu’à ma job, c’est une expérience à vivre ! En France, on ne se pose pas la question : un français est généralement (sauf cas rare) pour l’équipe de France. Mais ici au Québec comme au Canada, où tant de nationalités sont présentes (ce qui fait d’ailleurs la spécificité du Canada), ce n’est vraiment pas la même chose. Aujourd’hui, quand je suis revenu du bureau après avoir passé deux heures dans le café d’en bas avec certains de mes collègues (je ne pouvais pas rater ça !), les coups de klaxon et les supporters armés de drapeaux français ont bien fait sentir leur présence. Dimanche dernier, c’était le tour de la communauté portugaise de Montréal. Et quelques jours plus tôt, les italiens et les brésiliens se sont fait entendre. Bref, c’est lors d’un évènement sportif comme celui-ci que l’on peut réellement prendre la mesure du melting-pot communautaire canadien, à la différence du système américain d’assimilation où un portugais qui immigre aux Etats-Unis peut se sentir aussi américain qu’un américain de souche en peu de temps. Ici, chaque communauté d’immigrés apporte sa brique dans l’immense édifice canadien qui se construit de jour en jour. Montréal participe grandement à ce concept d’immigration. Et tout ceci fait que la Coupe du Monde de Soccer se fête tous les jours, puisqu’il y a forcément une nationalité présente à Montréal qui a de quoi fêter la victoire du jour !

Prochain match : Brésil - France. Celui-ci risque d’être fort en rebondissements, je vais le suivre avec attention ! Quant à la mine déconfite de mon collègue d’origine espagnole JF, je lui dirais qu’il lui reste quatre ans à attendre pour prendre sa revanche :)

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Les peintres de la Saint Jean-Baptiste

Christophe | 26 juin 2006 | 23:52:53

On commence par la salle de bainEn cette fin de semaine de la Saint Jean-Baptiste qui vient de s’achever en même temps que le Grand Prix de F1 de Montréal, nous venons à peine de terminer les peintures des pièces de l’appartement que nous voulions refaire. A savoir la salle de bain, la chambre et enfin le bureau. Nous avons arrangé le salon et la salle à manger avec le pot de peinture jaune que les anciens propriétaires nous avaient laissé. Heureusement d’ailleurs car le salon à lui tout seul nous aurait pris trois jours de plus !

Puis la chambre...Ce ne fut pas seulement une partie de plaisir, pour les "débutants" que nous étions… car maintenant en effet, nous sommes des professionnels de la peinture ! La salle de bain était la pièce "test", de toute façon il fallait bien commencer quelque part. La chambre nous aura donné plus de fil à retordre puisque nous avons élevé le niveau de difficulté avec un mur d’une couleur différente des autres, sans parler des deux couches d’"apprêt" nécessaires pour couvrir les couleurs précédentes. Deux heures entre chaque couche, le temps que ça sèche !

Et enfin le maudit bureau !Le bureau quant à lui a été la pièce la plus terrible. Nous nous sommes dis que le vert du bureau ne demandait pas de couche d’apprêt… grave erreur ! Nous venons juste ce soir de passer la troisième couche de ce maudit orange qui ne couvrait pas le vert précédent !!
Un grand MERCI à tous ceux qui sont venus passer quelques heures pour nous donner un coup de main… ou devrais-je dire "un coup de rouleau". C’était super sympa !

Nous avons maintenant hâte de finir pour de bon notre installation. Il ne reste plus grand chose finalement, seulement de gros achats comme un canapé pour le salon par exemple, et autres petites bébèles qui, les unes à côté des autres, vont nous coûter un bras mine de rien. Et il faut encore que je m’occupe de mon ordinateur de bureau, qui nous a lâché depuis notre retour de France. Bref encore beaucoup de dépenses à venir pour notre bien-être dans ce nouvel appartement où il fait vraiment; mais vraiment, bon vivre !

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Chronique Immigrer.com - Ode au Plateau

Christophe | 23 juin 2006 | 00:54:14

Alors que Madonna se produit en ce moment même au Centre Bell de Montréal, que le Grand Prix de F1 de Montréal a lieu de dimanche sur l’ile Sainte Hélène, que le Festival de Jazz commence dans une petite dizaine de jours autour de la Place des Arts, que la Coupe du Monde de football fait rage et que la France célèbre sa énième fête de la musique, je vais vous parler du Plateau. De "mon" Plateau. Le Plateau Mont-Royal et moi : une véritable histoire d’amour !

Tout a commencé le 1er Juillet 2004. C’est le jour où ma blonde et moi avons emménagé dans notre premier appartement, au pied du Parc Lafontaine. C’est la grande tour à appartement que l’on voit de loin, dès que l’on croise la rue Rachel quand on remonte Saint-Denis ou Saint-Laurent. Pour ceux qui connaissent, c’est même l’immeuble qui a servi à tourner beaucoup de scènes du film "l’Audition" de et avec Luc Picard, film dans lequel les protagonistes sont censés habiter dans un des logements de ladite tour. Celle-ci était d’ailleurs maudite par un certain RedFlag et par sa blonde Natauquebec sur le forum d’immigrer.com car elle cachait une bonne partie de leur vue quand ils habitaient à proximité à l’époque !… Scusez encore !

C’est donc dans ce quartier que j’ai appréhendé pour la première fois Montréal, après avoir vécu chez mon parrain pendant un mois et demi, à Saint-Lambert sur la rive sud (le quatre cinq zéro pour les puristes :) ). C’est dans les rues avoisinantes que j’allais magasiner, je commençais à bien connaître entre autres le gérant du dépanneur ” Chez Pierre ” au coin de la rue Marie-Anne. Puis j’ai rapidement découvert la rue Mont-Royal et les nombreux commerces et restaurants qu’elle garde jalousement pour elle. J’étais alors déjà tombé en amour avec ce quartier.
Puis nous avons déménagé en Juillet 2005 pour nous rapprocher de la rue Parc tout en s’éloignant inexorablement du Plateau, même si la rue Mont-Royal n’était qu’à un coin de rue finalement… mais ce n’était pas la même chose. Nous quittions le Plateau, nous perdions par la même occasion cette vue splendide sur le Parc Lafontaine et le centre-ville pour nous retrouver enterrés dans un demi sous-sol non loin du Dairy Queen de la rue Parc. Le choc a été brutal ! Nous devions déménager parce que les loyers de notre tour à logements allaient augmenter brusquement suite au rachat des logements par un propriétaire. L’affaire a même été citée dans le Journal de Montréal, pour vous dire !!
Enfin, nous venons très récemment de déménager une fois de plus, mais cette fois c’est la dernière avant longtemps. Je l’espère car je commençais franchement à en avoir assez de bouger tous les ans. Cette fois, nous avons déménagé dans notre condo à nous. C’est déjà un immense bonheur de ne plus voir les pieds des passants par la fenêtre, imaginez le contraste maintenant que je le peux les voir du haut de mon petit balcon. Mais… c’est encore plus plaisant d’être revenu sur le Plateau ! Nous avons donc fini par y revenir, comme un retour aux sources qui s’imposait de lui-même.

Certains diront "mais pourquoi diable se sont-ils installés sur le Plateau", pour plusieurs raisons. Trop de français, quartier trop branchouille et donc trop cher, d’autres quartiers sont plus calmes… les points de vue divergent.
Trop de français ? Non. La question a fait débat sur les ondes de Fréquence Caribou et à entrainé un débat sur le forum d’Immigrer.com. Des français, oui il y en a, et alors ? En ce qui me concerne, je n’ai pas déposé mes valises au Québec pour fuir mes ex-compatriotes. Même si certains traits de caractères typiquement français m’agacent au plus haut point alors même que je dois sûrement les appliquer à la lettre sans m’en rendre compte, je ne vois pas l’ombre d’un problème dans le fait de croiser des français sur le Plateau. Est-ce que les chinois de Montréal se plaignent de croiser trop de chinois dans leur quartier sur Saint-Laurent ? Est-ce que les italiens se plaignent de croiser trop d’italiens dans le quartier de la Petite-Italie ? Je ne pense pas que le même débat fasse rage dans leurs communautés respectives. Il doit s’agir d’une sorte de complexe franco-français que je ne saurais expliquer, ou encore, ceux qui pensent ainsi ont fui la France et ont bien fait pour la plupart de ne justement pas s’installer sur le plateau.
Trop cher ? Trop branché ? Non plus ! J’invite mes lecteurs à se balader dans les rues néanmoins très agréables du quartier Outremont et d’y prendre un verre ou un brunch pour constater la différence de ” standing ” en bon français. Les rues Laurier, Bernard, Outremont ou encore Saint-Viateur sont autrement plus branchées que la rue Mont-Royal. Je préfère le style réellement branché de la rue Crescent, à l’Ouest de Montréal, à celui plus ou moins guindé de Bernard ou Laurier ! Certes les prix de l’immobilier (location et propriété) sont exorbitants sur le Plateau. Mais Outremont (encore lui ! Non non je n’ai rien contre ce quartier je vous rassure !) ainsi que d’autres quartiers de Montréal sont en train de lui faire dangereusement concurrence. A part ça, question de goût.
D’autres quartiers sont plus calmes ? Certainement ! Mais justement, j’aime le côté vivant du Plateau. Rien à voir avec Crescent dont l’effervescence perpétuelle ressemble étrangement à l’incroyable agitation nocturne de Paris, même à trois heures du matin. J’ai au contraire trouvé sur le Plateau le juste milieu que je recherchais côté ambiance : un quartier vivant et animé en permanence, mais sans aller dans l’exagération ni les cris d’orfraie d’un type qui a manifestement trop bu. J’ai besoin d’animation, j’ai besoin qu’il se passe des choses dans mon quartier et j’ai besoin de voir, d’entendre et de sentir tous ces micro-évènements au quotidien.
J’aime donc le Plateau pour ces trois raisons : ses chocolatines, ses restos branchés et son agitation. Peut-être suis-je trop… citadin ? Allez, j’assume !

Mais je l’aime aussi pour une autre raison qui peut paraître stupide mais qui m’est très chère. Avant que je commence à travailler à Montréal, il y a plus d’un an et demi, j’étais encore naïf. J’avais entendu parler de la fameuse loi 101, et je devais penser que les anglophones se faisaient rares à Montréal même si je savais qu’il y en avait, bien entendu. J’ai compris plus tard qu’ils n’étaient pas si rares que les statistiques provinciales le laissaient entendre. J’ai donc réalisé, en quelque sorte, que le quartier du Plateau comptait parmi les rares endroits de Montréal où il était possible de converser avec tout le monde en français dans le texte, sans courir le risque de se faire dévisager le moins du monde. Ce ressentiment que j’ai parfois envers d’innocents anglophones et dont je parlais récemment sur le forum me vient peut-être aussi de là, à partir du moment où j’ai réalisé que j’obtiendrais plus facilement et rapidement ce que je voulais dans certains dépanneurs par exemple en parlant directement anglais. Aussi, pour moi qui travaille dans un environnement anglophone, je pense avoir besoin de retrouver des repères qui me sont plus proches quand je rentre dans mon quartier après une dure journée de labeur. En fait, je me sens beaucoup plus proche de la culture et des valeurs québécoises que j’affectionne quand j’arpente les rues de mon Plateau Mont-Royal. Je n’ai pas la même sensation sur la rue Atwater, c’est certain.

Vous l’aurez compris : pas touche à mon Plateau !!!


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Installés… chez nous

Christophe | 13 juin 2006 | 23:21:55

Ca y est; enfin, après une fin de semaine laborieuse de déménagement, nous voilà enfin installés dans notre condo à nous ! Je vous écris d’ailleurs de mon balcon, sous une légère pluie intermittente et avec 20 petits degrés : profitons-en, les températures devraient grimper à partir de la semaine prochaine et ne plus passer en dessous des 25 !

Nous avons donc encore déménagé, mais cette fois pour de bon, je l’espère. Déménager tous les ans commençait franchement à me peser, et je pèse mes mots d’ailleurs ! Nous avons fait quatre ou cinq aller-retours dans la journée de samedi pour amener les cartons et autres objets transportables facilement en voiture, sous une pluie battante qui n’a cessé de tomber du matin jusqu’au soir ! Autant dire que c’était pénible ! Mais nous étions fin prêts pour le lendemain : il ne restait "que" les meubles que nous avons "facilement" pu charger et décharger dans le camion que nous avions loué.

JP, Mél, Nelson, Gen : un grand merci à vous pour votre aide ! Merci Cris pour la chaise longue (entre autres) sur laquelle je sied comme un roi en ce moment même ! Nous rendrons d’ailleurs la pareille le weekend prochain à Mél et Nelson qui déménagent aussi.
Je me souviendrai longtemps du frigo, du canapé et du four qui nous ont donné du fil à retordre ainsi que de belles crampes, n’est-ce pas Jean-Phi :)

C’était en fait notre première soirée tous les deux ce soir Isa et moi, et je lui disais que je me sentais incroyablement en vacances… alors que je nous venons de rentrer de nos vacances justement ! Je sors en effet d’une ènième "charette" en bon français, c’est à dire une courte période très chargée au travail qui m’a fait rentrer à minuit vendredi soir et minuit hier soir lundi. J’ai donc pris mon après-midi d’aujourd’hui sans aucun complexe, ce qui m’a permis de regarder le match France - Suisse en entier dans le bar en bas de ma tour (0 - 0… bof bof), puis de rentrer à la maison pour accueillir le technicien qui nous a installé la télévision, le téléphone et Internet, que j’attendais impatiemment pour pouvoir écrire ce billet. Tout ça pour dire qu’il n’y a aucun doute : nous nous sentons tous les deux beaucoup mieux que dans notre demi sous-sol du précédent appart. Je ne vois plus des pieds passer devant ma fenêtre, je peux profiter de mon balcon à l’arrière et à l’avant, et… et… j’ai un lave-vaisselle, qui va révolutionner mon quotidien. Sans compter le couple laveuse - sécheuse qui lui aussi nous évitera bien des crises de nerfs : plus besoin d’aller quémander de la monnaie au dépanneur du coin parce qu’il nous manque vingt-cinq sous, et plus besoin non plus de mettre une minuterie après chaque laveuse pour être certain de ne pas se faire doubler pour la sécheuse… plus de dimanches après-midi perdus à faire des machines !

Les photos de ce nid douillet, ainsi que celle de notre retour en France, arriveront mais avec pas mal de retard : l’ordi de bureau a cessé de fonctionner, je n’ai plus aucun affichage écran depuis que j’ai essayé de le rallumer le lundi de notre retour il y a une semaine. J’ai tout essayé, un collègue au travail m’a même prêté une barette de RAM et une carte vidéo, mais rien à faire, tout à l’air de fonctionner sauf le principal. Et ça en général, ça veut dire que ma carte-mère est morte, ou que mon pentium IV est grillé… j’emmènerai l’ordi en réparation dès que possible pour mettre en ligne tout ce que j’ai en retard !

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Chronique Immigrer.com - Deuxième retour en France

Christophe | 12 juin 2006 | 21:50:34

Ça y est, nous voilà déjà revenus de notre deuxième séjour touristique en France. Le premier, celui de l’année dernière, dura une semaine et fut un véritable marathon. Celui-ci s’est étalé sur deux semaines, déjà plus confortable pour visiter tout le monde et laisser un tout petit peu plus de place à l’improvisation.

D’abord, durant les semaines qui précèdent le retour, c’est l’excitation. La famille et les amis se préparent à nous recevoir suivant l’emploi du temps sommaire que nous leur avons envoyé. Eh oui, il faut bien organiser au minimum les jours dans la famille de l’un et de l’autre, ceux chez les amis. C’est un passage obligé aussi agréable que déplaisant : il s’agit de planifier de façon plus ou moins précise le programme de notre période de "vacances". Alors que les vacances sont sensées être un moment de détente, pendant lequel on ne devrait justement rien avoir à prévoir, pour nous c’est exactement le contraire ! C’est agréable dans le sens où on sait que l’on va revoir telle personne tel jour et ainsi de suite. Mais c’est déplaisant aussi puisqu’il s’agit d’imposer son emploi du temps à tout le monde : nous étions par exemple à Paris au début de notre séjour, et pour ma part j’ai du faire déplacer un ami qui habite dans le sud de la France. Il aurait pu tout simplement ne pas être en mesure de se déplacer à ce moment là ! Heureusement tout s’est relativement bien passé sur ce plan, mis à part les fameux rendez-vous manqués qui n’ont pas pu se faire par manque de temps, on se rattrapera l’année prochaine.

Au travail, il faut assurer ses arrières, c’est-à-dire permettre à sa compagnie de pouvoir continuer à travailler pendant son absence. La dernière semaine est donc logiquement très chargée puisqu’il faut continuer de faire ses propres tâches habituelles tout en automatisant le plus de processus possible par exemple, ou encore prendre le temps d’enseigner à ses collègues comment faire son travail. Le tout se terminant par un courriel immense récapitulant qui devra faire quoi, comment et à quelle date, quand faire venir le ” pigiste qui coûte trop cher ” pour effectuer le travail trop spécialisé que les collègues ne peuvent pas faire, etc. Puis vient le jour du départ, le jour où on vient au travail avec sa grosse valise rouge qui rappelle à tout le monde qu’ils vont devoir faire sans nous pendant un temps. Ils sont contents pour nous, mais attendent impatiemment notre retour quand-même !

A l’aéroport, je me répète qu’il faut absolument réussir à dormir dans l’avion si nous voulons réussir la petite soirée parisienne du lendemain. Et comme d’habitude, je ne dors que deux heures à peine si tant est que j’aie réussi à dormir, je ne sais d’ailleurs jamais vraiment si je me suis endormi ne serait-ce qu’une seule minute, et j’ai plutôt l’impression de n’avoir effectivement pas dormi une seule minute’ qu’à cela ne tienne, on résistera le plus possible ! Nous voilà à Charles de Gaulle, on retrouve les amis qui nous y attendent avec plaisir, et direction Paris. Paris sous un temps aussi désastreux que le ciel montréalais que nous avions quitté quelques heures plus tôt, mais Paris quand-même. Ahhhhh, Paris, je m’y sens tout de suite bien, naturellement, malgré cette satanée pluie torrentielle comme jamais je n’en avais vu dans la capitale et ce vent à décorner les boeufs. Revoir Nation, Bastille, République, les Halles, bref ce Paris que j’ai connu et aimé et qui n’a finalement pas changé en dehors des voitures qui y circulent que je ne connais pas encore. Je reprends mes marques très vite, dans les quartiers que je connaissais et les lignes de métro que j’empruntais. Ça fait du bien de se sentir chez soi !!
Ensuite, tout s’enchaine très vite : Paris n’est déjà plus qu’un souvenir et nous voilà danch’Nord visiter nos familles. Boulogne sur Mer, puis Lille, ma ville natale, qui nous aura offert quelques rayons de soleil très appréciables après presque deux semaines entières sans apercevoir le soleil.

Immigrer, partir loin et ne revenir que deux semaines par an, c’est aussi prendre en pleine face certaines réalités crues. Ma grand-mère ne va en effet pas très bien, c’est le moins qu’on puisse dire, et moi je suis loin d’elle dans un moment où je préfèrerais grandement être à un quart d’heure de voiture. C’est déjà très bien que j’aie pu la voir pendant ces deux semaines.

Immigrer, partir loin et ne revenir que deux semaines par an, c’est aussi et heureusement passer des moments inoubliables et intenses avec ses proches. C’est normal, on condense un an en quelques jours, donc on a forcément beaucoup de choses à raconter et à partager !

Le retour, sous un soleil radieux, est teinté de tristesse parce que les courtes vacances sont terminées et qu’on sait qu’on rempile pour une autre année, mais c’est aussi un bon moment de se retrouver chez soi. Eh oui, l’immigrant que je suis a deux "chez lui", c’est une sacrée chance quand-même !


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