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Être de droite au Québec et l’assumer

Christophe | 27 juillet 2007 | 19:41:51

Être de droite au Québec et l’assumer, est-ce possible?

Le Québec a-t-il vraiment viré à droite?C’est en tous cas la question que soulève un article d’Antoine Robitaille, paru en 2005 et repris très récemment par Jean-Philippe et auquel je réagis ici. C’est un peu long, mais je vous recommande de le lire, il est très intéressant. En résumé, il démontre qu’il est devenu possible de se réclamer de droite au Québec sans pour autant « s’avouer atteint d’une maladie honteuse », soit un peu le même phénomène que l’on retrouve en France. Personnellement, j’en doute.

Oui sur le papier, c’est très beau, mais concrètement, la droite a encore un sacré bout de chemin à faire au Québec malgré tout.

Il n’y a qu’à se souvenir des sondages qui ont précédé les élections provinciales et qui donnaient Mario Dumont gagnant, ou au moins laissaient penser à une forte percée de l’ADQ. La réaction des médias a été révélatrice: on aurait dit que l’extrême droite allait s’emparer des rênes du pouvoir au Québec! Il fallait craindre l’ADQ et ses idées rétrogrades à tout prix. Pierre Arcand, un candidat pourtant libéral, a sauté le pas et s’est risqué à comparer Mario Dumont à Jean-Marie Le Pen, figure de l’extrême droite en France. C’est dire! On se souviendra notamment du passage de Mario Dumont à Tout le monde en parle, ou Guy A. Lepage et Dany Turcotte s’en étaient donnés à cœur joie, pendant qu’André Boisclair la semaine précédente et Jean Charest la semaine suivante s’en étaient tous deux sortis sans une seule égratignure. Parmi mes collègues de travail, un seul avait osé dire qu’il voterait pour le mouvement de Mario Dumont. Gosh, il s’est fait niaiser pas à peu près… dans le respect de ses idées certes, mais quand-même.

Je me souviens aussi des élections présidentielles en France, largement relayées par les médias francophones québécois. Que ce soit à la télé ou à la radio, Nicolas Sarkozy était un fou dangereux, opprimant les libertés, censurant les médias, c’était l’homme à abattre. On se serait cru en France tiens! Christiane Charette, lors de son émission éponyme du matin sur la radio de Radio-Canada, s’est livrée au même rituel, chaque matin, pendant des mois : n’inviter que des détracteurs et détractrices de Sarkozy, adorateurs et adoratrices de Ségolène Royal. Chez France-Inter, une radio en France ancrée à gauche, on lui a même prêté un studio pendant une semaine, afin qu’elle puisse suivre la campagne en sol français, sans décalage horaire. Là encore, c’est dire! Le pauvre Jean-Pierre Raffarin, rare personnalité de droite qui a fait deux apparitions en moins d’un mois à son émission (en tant que commentateur de la campagne présidentielle et président du comité d’organisation français pour célébrer le 400e anniversaire de la ville de Québec), devait se sentir bien seul.

Enfin, malgré tout cela, tel que c’était prévu, l’ADQ a confirmé sa forte progression lors des résultats des élections du 26 mars au Québec, en devenant le parti de l’opposition, devant le PQ et sa claque monumentale. Devant un tel échec, Pauline Marois, lors de son investiture au PQ le 27 juin dernier, disait qu’elle s’apprêtait à « recentrer le parti ». Aurait-elle compris? L’année précédente, Stephen Harper, le diable en personne, remportait de justesse les élections fédérales au Canada et formait un gouvernement minoritaire. Même à Québec, on avait voté massivement pour le parti conservateur.

Alors quoi? Qu’est-ce que tout cela signifie? Qu’un vent de droite souffle au Québec, mais qu’il n’est peut-être pas encore de bon ton de se réclamer de droite au Québec, quoiqu’en dise cet article, et ce, plus de deux ans après? Qu’on préfère encore ne pas en parler trop fort en société, tout en le criant tout seul dans les urnes? De même, qu’il est encore impensable de se réclamer de droite et souverainiste en même temps, tant la souveraineté du Québec est, contre toute logique, liée presque par essence aux idées de gauche? Oui, je le pense.

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« L’Barouf n’est plus Une minute de col bleu qui se pogne le beigne »

12 réponses

Arrivé depuis peu ici, je prend des pincettes pour ce qui est de la chose politique. Pourtant, je pense que le lent revirement à droite que tu notes avec, me semble-t-îl une certaine justesse, prend sa source au même endroit que ce qui vient d’arriver en France : le discours de gauche ne “passe” tout simplement plus dans un monde qui doit faire face à de vrais changements. Comment entretenir un monde politique “à la papa” alors que nos vies individuelles sont des courses à l’adaptation rapide ?

La fin du “droite-gauche” est averée. Le politique, ne pouvant devenir simple gestionnaire, trouve son terrain de pouvoir dans un nouvel affrontement entre idéologie et pragmatisme. Celui qui joue médiatiquement sur les deux terrains gagne et gêre comme il peut le “cadeau” de son prédécesseur.

fred otcho | 28 juillet 2007 | 10:16:04

La droite québécoise n’a pas cessé d’exister depuis les trente dernières années. Depuis la mort de l’Union Nationale dans les années 1970, la droite québecoise s’est tout simplement capilariser dans les différents partis politique. Des gens comme Robert Bourassa, Daniel Johnson ou Jean Charest ont représenté la droite au sein du parti libéral, tandis que l’aile droite du parti québecois a été représenté par Guy Chevrette, Jacques Brassard, Jacques Parizeau et Lucien Bouchard. Aujourd’hui cette même aile droite est représenté par André Boisclair et Joseph Facal. Vous aurez probablement remarqué que les personnes nommées plus haut font parti d’une droite économique et non d’une droite morale (comme les évangéliques américains, à la Georges Bush.) Il est bien vrai que la droite morale est inexistante au Québec depuis la fin de l’Union Nationale. Mise à part quelques groupes de conservateurs, personne n’ose remettre en question le mariage gai ou l’avortement. Je me porte donc en faux à votre commentaire stipulant qu’être de droite au Québec est considéré comme une maladie honteuse. Peut-être dans votre milieu c’est le cas, mais pas dans le mien lorsqu’on élabore notre point de vue avec des bons arguments. Si le Québec est si à gauche que ça, pourquoi c’est la province qui a poussé le gouvernement fédéral à signer l’Accord de Libre-Échange. Pourquoi c’est la province la plus refractaire au discours multiculturel à la Trudeau? Pourquoi c’est la seule province qui ne voit de problème à inclure le privé dans le système de santé? Cordialement,

Seb | 30 juillet 2007 | 16:20:58

Hello Tof,

Je rebondis sur ton article pour te reposer une question (qui est sûrement passée à la trappe pour cause de vacances et autres actualités)…

Dans votre interview, à Isa et toi, vous êtes présentés par la télé comme French Nationalist… Cela signifie-t-il juste de droite comme je le pense ou alors français d’origine (mais c’est plutôt “native” qui serait utilisé je crois) ou encore (mais je ne pense pas) nationaliste français ?

Bizz à vous trois (ouais, je compte Muffin !!) ;-))

Nico (& Caro, Fanny & Gabriel)

PS : et je remets aussi ma fin d’intervention sur la soirée électorale législative 2e tour…

… “n’oubliez pas que la politique est avant tout un spectacle”… ;-p

Nico | 31 juillet 2007 | 01:36:13

Je veux pas te contredire, mais la percée de l’ADQ,personne l’a vue venir. Personne pensait que l’ADQ formerait l’opposition officielle, on pensait même au début de la campagne que l’ADQ allait mourrir. Comme quoi… faut garder espoir.

Malheureusement, au Québec, la vertu est le monopole de la gauche.

brem | 31 juillet 2007 | 22:17:51

@ Fred: je n’aurais pas dit mieux!

@ Seb: Non ce n’est pas une tare d’être de droite dans “mon milieu”, loin s’en faut. Les dernières élections provinciales ont justement prouvé que la droite avait le vent en poupe au Québec. Mon discours s’adressait plus aux médias québécois en général selon qui, contrairement aux citoyens, il est très souvent de bon ton d’être de gauche.

@ Nico: Un petit hors sujet ne fait pas de mal mais je te réponds dans le billet correspondant :)

@ Brem: Oh quand-même, la percée de l’ADQ, on l’avait un peu pressentie non? On sentait bien que la fameuse équipe controversée de Mario Dumont allait faire un bien meilleur score qu’aux précédentes élections… les sondages puis le soir du 26 mars l’ont ensuite confirmé. Personne n’aurait par contre pu prédire que l’ADQ allait former l’opposition officielle, ça, je te l’accorde bien volontiers.
Mais comme tu dis, et j’en reviens à ce que j’exprimais dans mon billet, “la vertu est le monopole de la gauche”! Il faut croire que les médias québécois sont particulièrement vertueux !

Christophe | 1 août 2007 | 01:45:50

Oui, c’est vrai que dans les médias il est souvent de bon ton d’être à gauche. Je vois tout de même la lumière au bout du tunnel, la droite commence à prendre son droit de parole au sein des médias.

Qu’on soit à gauche ou à droite, il s’agit d’une bonne nouvelle puisque cela va rehausser le débat politique.

Cordialement,

seb | 2 août 2007 | 10:16:41

@ Tof : Bah ouais, tu as répondu mais vu que ce n’était pas ma question, je n’avais pas vu… :-p

Sinon, tu sais entre droite et gauche il n’y a plus de grande différences aujourd’hui… Il faut faire des économies, la loi du marché est acceptée par tous et l’internationalisation (ou mondialisation) est un fait contre lequel personne ne peut lutter…

Après il y a juste des choix à faire…

Un exemple : notre Président a dit 1 fonctionnaire à la retraite sur 2 ne sera pas remplacé… pourtant la Ministre de l’Education Nationale vient de dire que ça ne serait pas le cas chez “elle”… heureusement, d’ailleurs…

Par contre, c’est possible de le faire dans d’autres ministères comme le MINEFI (dont je fais partie), un ou deux exemples… La redevance télé était l’impôt le plus fraudé, désormais il est rattaché à la taxe d’habitation (hop, un groupe de fonctionnaires en moins), quand tu télédéclares tes revenus, tu économises 20 euros mais ça fait moins de boulot à rentrer manuellement (hop, encore un peu en moins) et pour finir, avec la retenue à la source par l’employeur de l’impôt sur le revenu (hop un 3e groupe en moins)…

Sinon, je suis de “gauche” et je pense que seul Bayrou aurait pu faire quelque chose de bien… ;-))

Nico | 3 août 2007 | 01:26:16

Salut,

Personnellement, je ris doucement quand je lis que la performance adéquiste aux dernières élections est l’expression d’une réelle montée d’un courant de droite.

Comme cela me fait rire doucement quand je lis, du même souffle, que ces mêmes dernières élections ont signé la mort du mouvement souverainiste québécois.

Conclure cela, c’est nier la frustration collective qui s’était accumulée face au gouvernement libéral et trop vite oublier l’obstination stupide de Boisclair de vendre absolument son projet référendaire si le PQ était porté au pouvoir.

C’est aussi - et surtout - oublier que Mario Dumont n’a pas tant capitalisé sur ses propositions économiques (abolition des CS, etc) que sur ses - habiles - prises de position sur le débat identitaire (accommodements raisonnables).

Depuis le 26 mars dernier, l’ADQ a par ailleurs démontré que non seulement il n’incarnait pas le changement (Mario est des trois principaux chefs de parti celui qui est en place depuis le plus longtemps !) mais qu’en plus, il démontrait une troublante incohérence pour un parti se prétendant de droite : en faveur de la nationalisation de l’eau et de l’éolien sans parler de sa volonté de geler les tarifs de la SAAQ !

La droite que beaucoup de monde veut voir est surtout l’expression d’une gauche démobilisée car devenu encore plus incohérente que d’habitude. La nuance est importante.

Une gauche cohérente et lucide existe encore : vouloir la justice sociale tout en resserrant les finances publiques, être favorable aux PPP ou encore à la fin de l’idéologie de l’universalité des programmes publics. Elle est cependant minoritaire et son message est fortement brouillée car lorsqu’une personne s’éleve au Québec pour faire le ménage dans les finances publiques, elle est automatiquement associée “à la droite”. Bullshit.

Comme c’est d’ailleurs de la bullshit que d’associer automatiquement une personne “à la gauche” quand elle parle de justice sociale et de redistribution plus équitable de richesses. À ma connaissance, le PLQ et l’ADQ veulent ça aussi !

Même topo au niveau fédéral : la percée conservatrice au Québec est davantage l’expression de la frustration collective suite au scandale des commandites contre le PLC (que le Bloc a d’ailleurs largement alimenté) qu’une réelle expression de la montée de la droite ou d’un certain conservatisme.

La preuve : le PCC est actuellement en réunion à Charlottetown pour essayer de trouver un moyen d’obtenir un gouvernement majoritaire. Si la droite était si en vogue actuellement, pas sûr qu’ils se creuseraient autant la tête comme ils le font actuellement.

- O’Hana -

O'Hana | 3 août 2007 | 09:43:47

Personnellement, je ne trouve pas l’ADQ vraiment à droite… c’est une sorte d’auberge espagnole de la politique, chacun apportant ce qu’il veut. Certes, au sein de l’ADQ, il semblerait avoir une “tendance” de centre-droit… mais de là à dire que l’ADQ est le parti conservateur québécois… hum… me semble pas.

Par contre, là où je trouve que O’Hana est totalement dans le champ, c’est dans son analyse de la montée conservatrice dans la région de Québec. Là, cela serait occulter totalement des éléments essentiels :

1. Il y a TOUJOURS eu une forte minorité conservatrice dans la région de Québec. C’est juste qu’entre 1990 et 2003, cette minorité s’était retrouvée derrière le Bloc… influencée par un certain Lucien Bouchard justement (ancien Conservateur et fondateur du Bloc).

2. S’il s’agissait véritablement d’un rejet des Libéraux et d’une “frustration” suite au scandale des commandites, ils auraient voté comme en 2003 et le Bloc aurait largement bénéficié de cette vague… Pourquoi donc changer de cap pour aller vers les Conservateurs ? … il s’agit juste d’un retour aux sources vu que le Bloc et, particulièrement, son “cheffaillon-bouffon” ne sont plus à la hauteur.

3. Il existe une très grande cohérence dans le vote dans la région de Québec, et cette cohérence penche toujours vers la droite. Je ne vois donc pas où se trouve “la surprise” évoquée par Duceppe qui n’a fait que comparer les deux derniers scrutins fédéraux… c’est comme retirer les choses de leur contexte.

Pour le reste, la droite québécoise doit se construire vu que le PQ ne représente plus du tout cette catégorie, totalement prise au piège entre le SPQ “Libre” et la référendoïte aiguë !

Cela doit commencer par l’établissement d’une droite intellectuelle, économique et, enfin, politique. Joseph Facal, Normand Lester, Matthieu Bock-Côté, Lucien Bouchard (s’il se décide à refaire quelque chose) peuvent représenter un début de commencement…

Mais arrêtons, s’il vous plaît, la plaisanterie au sujet de Boisclair ! Il n’est absolument ni à droite, ni à gauche, il est juste là où SA personne veut être ! Je commence à être tanné de voir les “progressistes” le classer à droite juste pour une ou deux postures politiques qu’il a prise… c’est du pragmatisme, pas de l’idéologie ! Cette “référence” sert juste la gogauche qui a trouvé un épouvantail bien pratique.

Certaines initiatives sont en train de voir le jour, ça reste timide, mais on sent que cela commence à “prendre”… Il faut dire que grâce (entre-autres), à l’arrivée de Stephen Harper, la droite est un peu moins marginalisée. Il faut en profiter.

En attendant, il y a du boulot à faire car, effectivement, dans les médias, la droite a mauvaise “presse” (sans mauvais jeu de mots).

Jean-Philippe | 4 août 2007 | 14:14:10

Salut Jean-Philippe,

Mon opinion ne se limitait pas qu’au “mystère de Québec” mais s’étendait à tout le Québec de manière générale : je viens de relire mon message et je ne me rappelle pas y avoir fait une quelconque allusion spécifique à la Capitale-Nationale.

Je ne m’étendrais pas davantage sur le “cas” de la ville de Québec car je suis encore à l’étape de la réflexion à ce sujet. En clair, j’y pense - quand j’ai le temps - et je lis ce qu’on écrit à ce sujet (quand je tombe sur quelque chose qui a de l’allure).

D’autant plus qu’on peut comparer - que ce soit à Québec ou partout ailleurs au Québec - que jusqu’à une certaine mesure les motivations sous-jacentes lors d’élections quand il s’agit de provinciales ou de fédérales : au niveau québécois, un nationaliste québécois par exemple a un certain choix à sa disposition alors qu’au niveau fédéral, le choix est plus restreint mettons. Par exemple, je ne trouve pas incohérent de voter PLQ à des provinciales et BQ à des fédérales (je force le trait bien entendu). Partant de l’idée que le BQ est souverainiste MAIS a aussi pour mission de protéger les intérêts du Québec. Et là, même un fédéraliste nationaliste québécois peut y trouver, circonstanciellement, son compte.

À cet effet, j’aime bien les réflexions de Jonathan Valois au sujet de Québec sur son blog.

- O’Hana -

O'Hana | 4 août 2007 | 14:47:07

O’Hana, tu parlais de la percée conservatrice au Québec venant de la frustration contre le PLC… or, la percée conservatrice aux élections fédérales a surtout eue lieue dans la (grande) région de Québec.

Enfin… qu’importe de toute façon, le résultat est le même : pourquoi l’électorat s’est détourné en partie du Bloc, alors que les motivations étaient les mêmes et que sa position n’a jamais été aussi enviable compte tenu de la conjoncture ?

Le souverainisme n’est pas mort, Dieu merci, mais une chose est sûre, ce n’est pas grâce aux structures partisanes du Bloc et du PQ… juste bons à demander de l’argent aux membres et disparaissant après les scrutins !

Jean-Philippe | 4 août 2007 | 18:27:12

C’est vrai, tu as raison Jean-Philippe : la percée conservatrice québécois s’est essentiellement passée dans la région de la Capitale-Nationale.

Mais je n’adhère qu’en partie à ton raisonnement car au niveau fédéral, on vote généralement pour un parti qui va prendre le pouvoir. Or, nous savons que le BQ ne pourra jamais y parvenir. Et mon hypothèse est que le bousillage du PLC suite aux commandites a tellement été efficace qu’il ne restait guère le choix aux électeurs comme alternative - car on ne tient pas compte du NPD n’est-ce pas - que le PCC.

Mais je prends bien soin de ne parler que d’hypothèse car ma réflexion n’est vraiment pas aboutie à ce sujet car je suis tout à fait d’accord que Québec a une forte concentration conservatrice que le BQ avait pris effectivement pour acquise.

Je reste vraiment dans les nuances car je trouve que ton explication tient aussi bien la route mais pas plus que bien d’autres que j’ai pu lire sur le comportement électoral de Québec. Même la vague adéquiste en mars dernier à Québec (notamment) ne représente pas une confirmation pleine et entière à mes yeux d’une droite revenue au Québec.

Depuis janvier 2006, le climat politique est tellement changeant (tant au fédéral qu’au provincial) que je reste très prudent. Seules des élections générales permettent à mon sens d’y voir un peu plus clair dans tous ces gouvernements minoritaires.

- O’Hana -

O'Hana | 4 août 2007 | 22:15:27

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