La langue française, elle est bien québécoise
Christophe | 11 septembre 2007 | 22:09:43Voilà une campagne publicitaire du gouvernement du Québec bien susceptible de faire grincer quelques dents trop blanches…
Voilà une campagne publicitaire du gouvernement du Québec bien susceptible de faire grincer quelques dents trop blanches…
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Je trouve la publicité est peu trop conventionnelle mais j’aime beaucoup le slogan.
Ian | 12 septembre 2007 | 00:09:29Mouais, pfff, n’importe quoi ! Une langue qui se lève de bonne heure et de retrousse les manches… c’est n’importe quoi ! Ca ne veux rien dire !
Quant au slogan, “la langue française, elle est bien quebecoise”, c’est bien trouvé. Effectivement, elle est bien Quebecoise, mais elle est également bien Française, bien sur, ou bien Belge, bien Suisse, bien ivoirienne, congolaise, guinéenne, burkinabai… Bref, elle est bien partout !
Et c’est bien normal, puisque elle vient de France et que tout ce qui vient France est à l’aise partout…
:) (ha ha ha…)
Sylvain | 12 septembre 2007 | 04:09:01J’avais dit que cette annonce ne plairait pas à tout le monde et qu’elle en ferait hurler certains… j’avais vu juste! ;)
Christophe | 12 septembre 2007 | 09:09:25Oui, en fait, non, ça ne m’a pas fait hurler du tout.
J’étais fatigué hier et ce commentaire n’était qu’une tentative (pitoyable sans doute) d’humour.
A mon avis, le slogan (puisque c’est surtout de lui qu’il est question) peut se comprendre de 2 manières :
1- La langue Française est en fait québécoise plus qu’autre chose, et donc plus que française par exemple. Le Québec la défend davantage, y est bien plus attaché, etc.
Dans ce sens oui, ça pourrait faire hurler les âmes sensibles françaises. (Origine française bla bla bla, racines bla bla bla, historiquement bla bla bla, pas le droit de s’approprier une langue bla bla bla, etc.)
OU
2- La langue française se sent bien au Québec.
Dans ce ‘spot’ ( :-P ) publicitaire, la langue française est représentée comme une entité vivante, presque une personne. Une personne serviable, qui est utile, agréable et j’en passe. Je trouve que ça colle bien avec la deuxième proposition.
Et c’est de là que vient ma tentative désespérée. Je m’explique rapidement :
a) La langue française se sent bien au Québec.
b) La langue française est pratiquée ailleurs également (à part la France). Dans ces autres pays aussi, elle se sent bien.
c) La langue française est française (par définition)
Conclusion : en considérant la langue française comme une entité/personne, cette dernière se sent bien un peu partout où elle est. Et c’est normal, puisqu’elle est française, et que nous autres, les français, on est bien partout ! ! Bah oui, on est parfait, donc accepté partout ! On est les meilleurs !
Bref, tentative d’apparaître imbu de ma personne, de faire une sorte de ‘maudit français’, comme on dit de l’autre côté de la flaque.
Mais bon, je me rends compte de mon bide, et puis, je parle sans connaître, ou en tout cas, sans avoir été sur place. Donc, désormais, je laisserai ce rôle à qui de droit : Ian.
Pardon, je le referais plus, promis ! (enfin, j’essaierai :-P )
Sylvain | 13 septembre 2007 | 08:09:39Tu n’as pas fait de bide rassures-toi, tout le monde avait compris qu’il fallait prendre ton commentaire au second degré!
Voici comment j’ai interprété cette annonce.
Le slogan dans cette annonce, sorti de son (ses) contexte(s), peut en effet faire grincer des dents. Mais une fois replacé dans son contexte (l’annonce en elle-même, la place du Québec dans le Canada, la défense de la langue française au Québec…), il prend alors tout son sens.
Cette campagne du gouvernement provincial vise en réalité à souligner le 30è anniversaire de la Charte de la langue française, mais aussi indirectement à rappeler qu’au Québec, la langue officielle est le français.
L’allégorie de la langue française dans l’annonce n’est pas le plus important, on aime ou on aime pas, ce qui compte réellement c’est le slogan final, qui rappelle aux Québécois qu’ils sont… Québécois.
Christophe | 13 septembre 2007 | 10:09:42Ses simple la langue francaise est bien quebecoise! je suis d’accord la langue francaise parler ici au quebec elle l’ancien francais des bourgois de france qu’il utilisait avant que els anglais nous coupe les pont avec nos allier francais! et ses simple aussi la france se noit sous les anglisisme asteur on ne peut plus rien faire apore desormais pleurer la mort du francais dans sa region antal!!! (chanson funebre) …
Ryk | 25 septembre 2007 | 16:09:29Bon pour ma première intervention, ma petite vision de français. J’en ai un peu marre d’être vu comme le représentant d’un pays donneur de leçon universel.
Didier Deslandes | 12 décembre 2007 | 07:12:27Non ici on ne pense pas tous être le centre du monde francophone et que tout doit partir d’ici.
En conclusion le slogan choisi, si il n’avait été mis en valeur sur ce sujet, je ne me serais même pas posé de question particulière.
Je suis un passionné de chanson et je me reconnais autant dans Pierre Lapointe, Richard Desjardins…. que dans Juliette, Yves Simon, Les Ogres de Barback, Adamo, Anne Sylvestre…..ou Frederik Mey (chanteur incontournable en allemagne qui a fait 7 albums en français).
Le français appartient à celui qui se reconnait dans cette langue.
Je vais sans doute m’installer au Brésil. Notre langue a un prestige presque incompréhensible là bas. Et pour moi ils font vivre ma langue maternelle autant que moi quand ils l’apprennent.
Didier, ne le prends pas personnel, mais moi non plus je ne me rendais pas compte avant d’arriver au Québec à quel point la France apparait justement comme un pays donneur de leçon, et pas seulement en matière de langue française.
Christophe | 13 décembre 2007 | 10:12:05Par des décisions questionables ou des commentaires stigmatisant le français tel qu’il est parlé au Québec ou dans d’autres pays francophones de part le monde, la France s’approprie à elle seule la langue française. Il n’y a qu’à voir la part des programmes français de France sur TV5 Monde par exemple.
Si tu vis ici, j’imagine que tu t’en es aperçu. Dans le cas contraire, il faut le vivre pour s’en rendre compte.
mes tres chers lointains cousins quebecois et mes tres chers compatriotes francais je crois qu’il est bon que je vous rappel (en toute modestie)un fait que bizarrement beaucoup semble avoir oublié ou n’ont tout bonnement jamais su(si faute otografe il y a pardonnez moi): on estime que la langue anglaise est d’origine francaise a un niveau compris plus au moins entre 50 et 60%.Lisez un texte anglais et vous le constaterai.Donc lorsque des quebecois critique “l’anglisisme” des francais cela me fait sourire.On leur a donné des milliers de mots(origine guillaume le conquerant)donc on peut bien leur en prendre quelques uns sans etre taxé par nos cousins de traitre a notre langue commune
julien | 11 février 2008 | 22:02:35Une langue qui se lève de bonne heure et qui retrousse ses manches… ça ne veut rien dire? Il faut savoir qu’au Québec la langue française a été celle du “Cheap Labor”. Parler français voulait dire être pauvre et devoir se relever les manches simplement pour manger de la soupe au pois, (les Pisous, Pea soup). Parler de la langue française sous cet aspect, c’est tenir compte du combat qu’il s’est tenu autant en politique pour la langue des travailleurs que chaque jour pour ses générations d’hommes écrasé par la la langue de l’argent.
Bien sûr on emprunte des mots aux anglophones, on adapte leur langage. Au Québec on a le mot draveur qui vient de To drive qui nous sert à nommer les gens qui font glisser des pitounes de bois le long des rivières. Ce mot est riche en histoire ici. Toutefois, l’impérialisme culturel qu’opère en ce moment les États-Unis sur le monde n’est pas une raison pour accepter toutes les notions qu’il s’y créer. La francisation du vocabulaire information est une bonne chose. Tout le travail de refus de la facilité que nous offre la langue d’à-côté est devenu le moteur de néologismes qui donne à un langue une vie hors des institutions. Nommer c’est nommer différement. Il est donc assez bizarre d’accepter l’impérialisme linguistique sous prétexte qu’il y a 600 ans on aurait fait la même chose…
Tout ce que je reproche à cette publicité c’est qu’on y parle encore de langue française et non ce langue québécoise. Le jour où l’on acceptera les mots qui sortent de nos bouche comme étant les mots qui sont d’ici, on ne verra plus la France comme le lieu d’une leçon de plus à prendre, mais bien comme un simple pays à ressemblance linguistique. Comme quelqu’un le disait plus haut cette pub nous rappelle qu’on est québécois
Pier-Luc | 7 mai 2008 | 00:05:19