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La langue française, elle est bien québécoise

Christophe | 11 septembre 2007 | 22:34:43

Voilà une campagne publicitaire du gouvernement du Québec bien susceptible de faire grincer quelques dents trop blanches…

http://www.montrealamoi.com/files/070911-langue-francaise.flv
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11 réponses

Ian | 12 septembre 2007 | 00:15:29

Je trouve la publicité est peu trop conventionnelle mais j’aime beaucoup le slogan.

Sylvain | 12 septembre 2007 | 04:11:01

Mouais, pfff, n’importe quoi ! Une langue qui se lève de bonne heure et de retrousse les manches… c’est n’importe quoi ! Ca ne veux rien dire !

Quant au slogan, “la langue française, elle est bien quebecoise”, c’est bien trouvé. Effectivement, elle est bien Quebecoise, mais elle est également bien Française, bien sur, ou bien Belge, bien Suisse, bien ivoirienne, congolaise, guinéenne, burkinabai… Bref, elle est bien partout !
Et c’est bien normal, puisque elle vient de France et que tout ce qui vient France est à l’aise partout…

:) (ha ha ha…)

Christophe | 12 septembre 2007 | 09:36:25

J’avais dit que cette annonce ne plairait pas à tout le monde et qu’elle en ferait hurler certains… j’avais vu juste! ;)

Sylvain | 13 septembre 2007 | 08:56:39

Oui, en fait, non, ça ne m’a pas fait hurler du tout.
J’étais fatigué hier et ce commentaire n’était qu’une tentative (pitoyable sans doute) d’humour.
A mon avis, le slogan (puisque c’est surtout de lui qu’il est question) peut se comprendre de 2 manières :
1- La langue Française est en fait québécoise plus qu’autre chose, et donc plus que française par exemple. Le Québec la défend davantage, y est bien plus attaché, etc.

Dans ce sens oui, ça pourrait faire hurler les âmes sensibles françaises. (Origine française bla bla bla, racines bla bla bla, historiquement bla bla bla, pas le droit de s’approprier une langue bla bla bla, etc.)

OU

2- La langue française se sent bien au Québec.

Dans ce ‘spot’ ( :-P ) publicitaire, la langue française est représentée comme une entité vivante, presque une personne. Une personne serviable, qui est utile, agréable et j’en passe. Je trouve que ça colle bien avec la deuxième proposition.

Et c’est de là que vient ma tentative désespérée. Je m’explique rapidement :

a) La langue française se sent bien au Québec.
b) La langue française est pratiquée ailleurs également (à part la France). Dans ces autres pays aussi, elle se sent bien.
c) La langue française est française (par définition)

Conclusion : en considérant la langue française comme une entité/personne, cette dernière se sent bien un peu partout où elle est. Et c’est normal, puisqu’elle est française, et que nous autres, les français, on est bien partout ! ! Bah oui, on est parfait, donc accepté partout ! On est les meilleurs !

Bref, tentative d’apparaître imbu de ma personne, de faire une sorte de ‘maudit français’, comme on dit de l’autre côté de la flaque.

Mais bon, je me rends compte de mon bide, et puis, je parle sans connaître, ou en tout cas, sans avoir été sur place. Donc, désormais, je laisserai ce rôle à qui de droit : Ian.

Pardon, je le referais plus, promis ! (enfin, j’essaierai :-P )

Christophe | 13 septembre 2007 | 10:14:42

Tu n’as pas fait de bide rassures-toi, tout le monde avait compris qu’il fallait prendre ton commentaire au second degré!

Voici comment j’ai interprété cette annonce.

Le slogan dans cette annonce, sorti de son (ses) contexte(s), peut en effet faire grincer des dents. Mais une fois replacé dans son contexte (l’annonce en elle-même, la place du Québec dans le Canada, la défense de la langue française au Québec…), il prend alors tout son sens.

Cette campagne du gouvernement provincial vise en réalité à souligner le 30è anniversaire de la Charte de la langue française, mais aussi indirectement à rappeler qu’au Québec, la langue officielle est le français.

L’allégorie de la langue française dans l’annonce n’est pas le plus important, on aime ou on aime pas, ce qui compte réellement c’est le slogan final, qui rappelle aux Québécois qu’ils sont… Québécois.

Ryk | 25 septembre 2007 | 16:29:29

Ses simple la langue francaise est bien quebecoise! je suis d’accord la langue francaise parler ici au quebec elle l’ancien francais des bourgois de france qu’il utilisait avant que els anglais nous coupe les pont avec nos allier francais! et ses simple aussi la france se noit sous les anglisisme asteur on ne peut plus rien faire apore desormais pleurer la mort du francais dans sa region antal!!! (chanson funebre) …

Didier Deslandes | 12 décembre 2007 | 07:22:27

Bon pour ma première intervention, ma petite vision de français. J’en ai un peu marre d’être vu comme le représentant d’un pays donneur de leçon universel.
Non ici on ne pense pas tous être le centre du monde francophone et que tout doit partir d’ici.
En conclusion le slogan choisi, si il n’avait été mis en valeur sur ce sujet, je ne me serais même pas posé de question particulière.
Je suis un passionné de chanson et je me reconnais autant dans Pierre Lapointe, Richard Desjardins…. que dans Juliette, Yves Simon, Les Ogres de Barback, Adamo, Anne Sylvestre…..ou Frederik Mey (chanteur incontournable en allemagne qui a fait 7 albums en français).
Le français appartient à celui qui se reconnait dans cette langue.
Je vais sans doute m’installer au Brésil. Notre langue a un prestige presque incompréhensible là bas. Et pour moi ils font vivre ma langue maternelle autant que moi quand ils l’apprennent.

Christophe | 13 décembre 2007 | 10:29:05

Didier, ne le prends pas personnel, mais moi non plus je ne me rendais pas compte avant d’arriver au Québec à quel point la France apparait justement comme un pays donneur de leçon, et pas seulement en matière de langue française.
Par des décisions questionables ou des commentaires stigmatisant le français tel qu’il est parlé au Québec ou dans d’autres pays francophones de part le monde, la France s’approprie à elle seule la langue française. Il n’y a qu’à voir la part des programmes français de France sur TV5 Monde par exemple.
Si tu vis ici, j’imagine que tu t’en es aperçu. Dans le cas contraire, il faut le vivre pour s’en rendre compte.

julien | 11 février 2008 | 22:07:35

mes tres chers lointains cousins quebecois et mes tres chers compatriotes francais je crois qu’il est bon que je vous rappel (en toute modestie)un fait que bizarrement beaucoup semble avoir oublié ou n’ont tout bonnement jamais su(si faute otografe il y a pardonnez moi): on estime que la langue anglaise est d’origine francaise a un niveau compris plus au moins entre 50 et 60%.Lisez un texte anglais et vous le constaterai.Donc lorsque des quebecois critique “l’anglisisme” des francais cela me fait sourire.On leur a donné des milliers de mots(origine guillaume le conquerant)donc on peut bien leur en prendre quelques uns sans etre taxé par nos cousins de traitre a notre langue commune

Pier-Luc | 7 mai 2008 | 00:00:19

Une langue qui se lève de bonne heure et qui retrousse ses manches… ça ne veut rien dire? Il faut savoir qu’au Québec la langue française a été celle du “Cheap Labor”. Parler français voulait dire être pauvre et devoir se relever les manches simplement pour manger de la soupe au pois, (les Pisous, Pea soup). Parler de la langue française sous cet aspect, c’est tenir compte du combat qu’il s’est tenu autant en politique pour la langue des travailleurs que chaque jour pour ses générations d’hommes écrasé par la la langue de l’argent.

Bien sûr on emprunte des mots aux anglophones, on adapte leur langage. Au Québec on a le mot draveur qui vient de To drive qui nous sert à nommer les gens qui font glisser des pitounes de bois le long des rivières. Ce mot est riche en histoire ici. Toutefois, l’impérialisme culturel qu’opère en ce moment les États-Unis sur le monde n’est pas une raison pour accepter toutes les notions qu’il s’y créer. La francisation du vocabulaire information est une bonne chose. Tout le travail de refus de la facilité que nous offre la langue d’à-côté est devenu le moteur de néologismes qui donne à un langue une vie hors des institutions. Nommer c’est nommer différement. Il est donc assez bizarre d’accepter l’impérialisme linguistique sous prétexte qu’il y a 600 ans on aurait fait la même chose…

Tout ce que je reproche à cette publicité c’est qu’on y parle encore de langue française et non ce langue québécoise. Le jour où l’on acceptera les mots qui sortent de nos bouche comme étant les mots qui sont d’ici, on ne verra plus la France comme le lieu d’une leçon de plus à prendre, mais bien comme un simple pays à ressemblance linguistique. Comme quelqu’un le disait plus haut cette pub nous rappelle qu’on est québécois

Jean BEAUDOIN | 13 octobre 2008 | 18:12:51

Nous parlons une langue qui diffuse sur deux fréquences. Un Québécois invente un engin pour aller chercher les femmes enceintes au-delà des champs de neige, et les amener à l’hôpital. Feu mon ex-beau-père a ainsi acheté une Snow-Mobile® fabriquée à Valcourt QC, par Armand BOMBARDIER. Trente ans plus tard le même Armand fabrique une petite Snow-Mobile pour s’amuser et amuser les autres dont son petit-fils, peut-être. Le Ski-Dog était né mais breveté sous le nom erroné de SkiDoo®. L’Office québécois de la langue française a suggéré de parler de cette chose comme étant une motoneige. Acceptation générale bien accueillie dans toute la francophonie nord-américaine. C’est ainsi que les motoneiges fabriquées par Bombardier Matériel récréatif à Valcourt, sous le nom de Ski-Doo (jaune municipal), par Moto-Ski (rouge-orangé) de la Pocatière, Jet-Ski (bleu royal) de Thetford-[les]-Mines, Coleman (vert) des États-Unis, Yamaha du Japon, étaient toutes des motoneiges. C’est-y assez français, ça ? Il a fallu que mes pseudo cousins qui n’y connaissaient absolument rien, sauf en en louant une de temps à autres lors de voyages au Canada, aux États y compris la Californie, et dans les pays scandinaves, décident, eux, d’appeler la chose un « scooter des neiges ». Nous parlons tous la même langue française différente.

Même chose pour les M.T.S. et les M.S.T., les V.T.T. (vélo tout terrain en Europe, véhicule tout terrain au Québec). Un quatre-roues motorisées devient un « quad » en France. À cause qu’ils font ça, me dirait un cousin du Lac Saint-Jean, à cause ? Nous lisons les mêmes magazines d’automobiles, les mêmes publications médicales, et partageons plusieurs organismes de coopérations dans la Francophonie et nous sommes incapables de nous ajuster sur le vocabulaire. C’est inexplicable et inexcusable quand on sait que les Français sont reconnus dans le monde entier pour l’excellence de leurs recherches médicales (MONTAGNIER). Ce n’est donc pas la faute des anglophones. C’est bien niaiseux, hein ! Encore plus débile, la différence entre un e-mail, un mail (prononcé i-maïl, mêïl) et un courriel. Un informatique, il y a le matériel, les logiciels, les courriels, les pourriels, les partagiciels, etc. C’est gentil et ça sonne français. Sauf quand un ami de La Jarry près de La Rochelle m’a parlé de sa « mâ-ahss » (mouse, pour souris), là j’ai été frappé de plein fouet ; je n’ai rien compris.

L’amour des Français pour l’Amérique va les désillusionner parce que l’Amérique n’est plus l’Amérique, comme ils le croient. Quand les Hexagonaux vont au McDo à Saint-Denis (Nord-Est de Paris), ils vont manger en Amérique, et ils s’attendent à y trouver ce qu’ils croient être des mets états-uniens et tout en english si possible. Ils vont commander un Best-of BigMac qui inclura un Fanta® et des frites (French Fries). En saison, on leur dira que « Les Potatoes sont de retour » (pommes de terre à la grecque). La moitié de la clientèle est voilée et y va parce que le logo d’approbation de la Conférence internationale de l’Islam S.A.R.L. jure que le bœuf a été égorgé selon les rites (orienté vers La Mecque, boucher accrédité par la mosquée du coin ou du milieu, verset du saint Coran récité sur une vieille cassette 4 pistes approuvée par l’ayatollah KOHMEINI, etc.) et qu’il n’y a pas de porc à 10 km à la ronde. C’est très sécuritaire.

Au Québec, la population sait déjà qu’elle est en Amérique et que cette dernière n’est pas les États-Unis d’Amérique de monsieur le prédicateur George W. BUCH. Quand un McDonald’s est érigé quelque part en terre du Québec (au Nord du 45° N et des États de NY, NH, VT, ME, voir une carte pour le reste), il est convenu que tous les menus, les publicités, les affiches seront rédigés en français correct. Aller au McDo pour les Québécois, c’est pour manger, pour faire la fête des enfants, et ce n’est pas un faux voyage dans une contrée lointaine de rêves ; nous y sommes déjà rendus. Les McCroquettes® (McNuggets®), l’Œuf-McMuffin®, le Chausson aux pommes, la Poutine (d’origine québécoise), ordinaire à la sauce anglaise, Caruzzo à la sauce bolognaise. C’est à cause de choses semblables que ma conjointe s’est prise de rage contre la serveuse du McDo du Shuttle® dans le Pas-de-Calais, qui ne voulait rien comprendre de notre commande d’un Trio Quart de livre, une limonade, deux chaussons aux pommes, plus 20 McCroquettes. « Mais alors, madame, qu’est-ce que vous me racontez là ? Il faut vous décider, je n’ai pas que ça à faire, il faut dire un Fanta® » Imaginez-vous, un instant, les quiproquos interlinguistiques du genre mandarin-lithuanien.

Le seul endroit au monde où le KFC, Kentucky Fried Chicken® est annoncé différemment, c’est au Québec sous PFK, Poulet frit à la Kentucky. Si le juge l’avait exigé, McDonald’s serait devenu Chez McDonald. Ça ne change rien pour la bouffe, mais ca donne une image différente. En Australie, Burger King® est annoncé sous Hungry Jack® à l’extérieur, et Burger King® à l’intérieur.

À l’école, nous étudions la langue avec les mêmes dictionnaires Larousse et Petit Robert, et la même grammaire Grevisse, mais nous ne parlons pas la même langue française. Ça achève. Notre langue commune s’est maintenue dans le cadre de la noblesse (ça faisait chic) et de la diplomatie internationale. Élizabeth II, son frère Jean-Paul II, et Benoît-VI et autres têtes couronnées, parlent français parce qu’ils ont de la classe. Les républicains qui ont coupé les têtes couronnées ont délaissé la langue et la culture. BUSCH n’est jamais sorti de son pays avant d’en devenir le président. Il ne faut pas trop lui en demander.

L’anglais de Grande-Bretagne (tyre, pour pneu), celui des États-Unis (tire,), celui du Canada (tire,), celui de la Nouvelle-Zélande (tyre,), celui de la Chine de 1 500 000 000 habitants (taïllé) diffèrent tellement qu’ils vont regretter que les Chinois s’y mettent.

Le prochain épisode sera sur « Pourquoi l’espagnol est-il en croissance dans le monde et aux États-Unis ? »

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