La rue a tranché (des têtes…)
Christophe | 11 avril 2006 | 01:29:33


© www.lemonde.fr - “Vos Images des mouvements pour et contre le CPE”
Une fois de plus, le gouvernement a du céder à la pression de la rue, ce pouvoir à part entière qui décide en France. Une fois de plus, les syndicalistes ont “gagné” comme ils se plaisent à le dire, et le gouvernement a du courber l’échine. Je suis sans voix. Il y a des jours comme aujourd’hui où les français expatriés savent particulièrement pourquoi ils sont partis de ce pays qu’ils aiment mais que certains ont rendu impossible à réformer.

















Sauf que là, ce n’était pas une réforme mais une énorme "bêtise"… en vertu de quoi on peut discriminer les jeunes de moins de 25 ans ? pourquoi devraient-ils craindre le licenciement sans motif pendant deux ans ???
Je pense que cette lutte était juste et que le dénouement en est logique…
Par contre, pour moi, le CNE est à virer aussi, il faut être logique (d’ailleurs, il me semble qu’une des personnes qui s’est exprimée sur ce sujet ici même s’était vue refuser un logement ou un prêt pour cette raison…)
Voilà, quoi… Si la France avait été le seul pays au monde à tolérer ce genre d’injustice et de dsicrimination, ça me serait resté en travers de la gorge…
Pas du tout. C’était juste une tentative de réformer ce pays qui, comme toutes les précédentes, a échoué. Les futures réformes échoueront aussi de toute façon… c’est une chose certaine maintenant : la France est irréformable (Jacques Marseille interviewé par Le Monde - le même Jacques Marseille interviewé par Jean Dussault dans l’emission de Radio Canada "Sans Frontières" en Mars dernier, retrouvez cet extrait ici).
Je voudrais juste clarifier certaines choses, même si c’est maintenant bien inutile.
Que proposez-vous ? Toi Nico, quelle autre alternative proposes-tu, au lieu de t’insurger ??
Nico tu dis : “Si la France avait été le seul pays au monde à tolérer ce genre d’injustice et de dsicrimination, ça me serait resté en travers de la gorge…” Ce qui est totalement faux ! Ici, au Québec, pourtant pays le plus progressiste d’Amérique, tu peux te faire virer en cinq minutes sans avoir la moindre justification à recevoir ! Le Canada, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne… dans le fond, la France est donc le SEUL pays qui protège autant le monde du licenciement ! Il le protège tellement que personne ne veut embaucher ! BRAVO !
@ Tof : tout d’abord, sur la méthode, si on veut bouleverser le Droit du Travail, on ne pond pas un truc seul dans son coin et ensuite on essaie de l’imposer…
Et pour le reste, des idées pour relancer la France, désolé c’est pas trop mon rayon, mais je pense que l’idée (qui est dans la nouvelle loi, il me semble) de favoriser les embauches en diminuant les charges est bien meilleure…
@ Jean Philippe : un des gros problèmes pour moi était la discrimination en fonction de l’âge : pourquoi jusqu’à 27 ans tu devrais accepter d’être considéré comme une denrée jetable ??? C’est pour tout le monde pareil…
Et si dans tous les pays que tu cites, tout va bien : tant mieux pour eux !!! (il me semble qu’au Royaume Uni, au bout d’un an la règle du jeu change et une justification est un préalable au licenciement)
Mais moi je suis content que dans le pays où va grandir ma fille, le CPE n’existe plus…
Le Code du Travail c’est CDD, CDI, Interim… pour tout le monde. Point barre. Je ne vois pas pourquoi il faudrait revenir sur des acquis sociaux aussi importants…
De plus (mais ce sont les chiffres du gouvernement) malgré ce que tu dis : le chômage baisse en France, même si ce n’est pas la panacée…
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Mais je pense que nous resterons tous "braqués" sur notre idée de ce qui est bien ou pas… Bonne journée à tous…
> Et pour le reste, des idées pour relancer la France, désolé c’est pas trop mon rayon, mais je pense que l’idée (qui est dans la nouvelle loi, il me semble) de favoriser les embauches en diminuant les charges est bien meilleure…
Triste démonstration, dire "NON!!!" sans rien proposer en retour est justement ce que je reproche aux opposants au CPE. On pourrait les appeler les opposants tout court d’ailleurs. Cela dit, on est d’accord sur la réduction des charges. Les charges patronales et salariales ne facilitent pas l’embauche en France jusqu’à maintenant, c’est certain.
Ah non ! Je ne suis pas d’accord ! Pas la peine d’avoir une contre proposition pour être contre et dire non !
Le refus doit être justifié, ça je suis d’accord. Ensuite, on peut discuter sur les arguments (pourquoi non ? pourquoi oui ?). Mais en aucun cas tu ne peux obliger une contre proposition à cause d’un refus. C’est idiot.
Du "pourquoi non", on en a entendu… ça, c’est certain. En revanche, le "pourquoi oui" est complètement passé à la trappe… et ça c’est normal?
Donc selon toi, ce deuxième refus après aménagements était justifié???
De mon côté, je pense qu’un refus par principe, puisqu’il s’agit bien de cela, est tout aussi idiot. Et puis tant qu’on y est, continuons à bloquer certaines universités… on a "gagné", on a eu ce qu’on voulait, mais on continue. Bah oui eh ben quoi ? Bon alors qu’est-ce qu’on leur balance… Ah bah le CNE tiens, pendant qu’on y est. On essaye les 32 heures après ? Nan parce que 30 ça passera pas, faut y aller en douceur.
J’exagère à peine. Je vais me faire taper dessus je sais mais j’assume. F**k.
Ce que je veux dire, c’est que lorsque tu dis non, tu dois pouvoir dire pourquoi tu dis non. Et oui, même après l’aménagement, les bloqueur et autres manifestants ont justifiés leurs actions par des arguments. Ces arguments peuvent être bon ou mauvais, acceptable ou non, pueril, stupides, irréalistes, tout ce que tu veux, ils n’en restent pas moins des arguments.
C’est le non pour le non que je refuse. Ce n’était pas le cas. Il ne faut pas réduire le débat à ça. Et c’est valable des deux côtés.
Tout comme il ne faut pas réduire le retrait du CPE à un gagnant et un perdant. La réaction de la personne anti-CPE sur le billet précédent montre à quel point certains jeunes manifestants sont stupides. Ce triomphalisme obscène dont il a fait preuve, ainsi qu’un grand nombre de ce "clan" (politiciens et syndicalistes les premiers) montre à quel point le dialogue est mort en France. Ils ne mesurent pas l’impact d’une telle crise en France. Pour eux, ça se résume à "j’ai gagné, tu as perdu, c’est moi le plus fort". Mais nous ne sommes pas dans une cours de récré. Le regret ne doit pas se porter sur "qui a gagné" et "qui a perdu", mais plutôt sur "pourquoi/comment en est-on arrivé là ?"
Il est pas terrible ce blog.
On ne peut pas plaire à tout le monde, "dud"… ;)