Option Canada, chaud débat !
Christophe | 9 janvier 2006 | 00:17Option Canada est un organisme fédéral créé en 1995, quelques temps avant le référendum de 1995 au Québec, par le Conseil pour l’unité canadienne, afin de défendre le fédéralisme au Québec. (En quelques mots, le fédéralisme combat le souverainisme qui lui est un courant québécois en faveur de la séparation du Québec et du Canada.) Mon billet sur le référendum de 1995, suite à la diffusion sur la première chaine de Radio Canada du documentaire en deux parties intitulé “Point de Rupture“, avait déchaîné les passions à l’époque. Un des lecteurs, Jean-Philippe pour ne pas le nommer, évoquait dans ses commentaires cet aspect de la question autour du référendum, qui avait été littéralement et bien entendu volontairement éludée par les journalistes qui ont mis sur pied le documentaire.
Demain lundi, le livre de Normand Lester “Les secrets d’Option Canada” va sortir en librairie, à la veille du deuxième débat télévisé en français (celui en anglais ayant lieu le jour même, lundi soir) au cours duquel vont s’affronter les candidats aux élections fédérales le 23 Janvier 2006.
En Octobre 1995, peu de temps avant le référendum pour la souveraineté du Québec où le Non l’a finalement emporté de justesse, Option Canada est suspecté d’avoir financé illégalement, à hauteur de 4,8 millions de dollars, la campagne du non au Québec, en participant notamment au financement du fameux “love in à Montréal” où les Canadiens de toutes les provinces du Canada sont venues clamer leur amour pour le Québec à coup de “We love Québec” et de drapeaux canadiens. Le soir même au téléjournal, les médias québécois ainsi que les partisans du Oui se demandaient déjà d’ou avaient bien pu provenir ses fonds. La loi québécoise sur les consultations populaires prévoyait alors un maximum de dépenses de deux millions de dollars pour chacun des camps. La réponse sur la provenance de ces fonds et leur utilisation précise, maintenant que les informations ont enfin pu être obtenues par Normand Lester et son collègue Robin Philpot, auteur du livre Le référendum volé qui avait suscité en septembre 2005 un autre débat sur le financement de la campagne du Non, risque de tomber demain ou en tous cas cette semaine. On devrait donc enfin savoir si Option Canada peut être blâmé pour ses agissements, ce qui va ajouter encore plus de piment dans l’assiette déjà très épicée de Paul Martin l’actuel premier ministre libéral, en cette veille d’élections fédérales au Canada.
Gilles Duceppe, le candidat du Bloc Québécois, a déjà assuré dans une article de La Presse d’aujourd’hui qu’”Option Canada monopoliserait le débat”… ça promet d’être chaud, vivement mardi pour le deuxième débat des chefs en français !

















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