La fusillade de Dawson aux infos
Christophe | 14 septembre 2006 | 00:43:16Voici un extrait du téléjournal de ce soir, le 13 septembre, une journée noire pour Montréal à la suite de la fusillade qui a eu lieu dans le cégep de Dawson. Jusqu’à maintenant, le bilan humain s’élève à 1 mort (une jeune fille de vingt ans) et vingt blessés, dont plusieurs sont dans un état critique à l’hôpital.
Bernard de Rome le présentateur, n’a évidemment pas manqué de rappeler la tragédie de l’école Polytechnique à Montréal, le 6 décembre 1989, ou un déséquilibré avait tué 14 femmes. Pour plus d’infos, je vous invite à visiter le dossier spécial de Radio Canada sur la fusillade d’aujourd’hui à Dawson, ou le flux RSS mis à jour automatiquement dans la rubrique des liens.
A l’heure où j’écris ces lignes (16h54 HE), l’opération est semble-t-il encore en cours ou sur le point de se terminer. Les informations que l’on peut lire et entendre dans les médias nationaux, aussi bien francophones qu’anglophones, ne cessent de changer d’heure en heure. On parle de 20 blessés et d’un suspect abattu par la police. On parlait plus tôt de 4 morts, mais depuis une heure il est presque impossible de savoir s’il y en a eu réellement; la police semble attendre que cette tragédie se termine complètement avant d’avancer des chiffres et un quelconque bilan. Toute la ville en parle, tout le Québec en parle et demain, les médias du monde entier vont forcément en parler. Les quelques montréalais à qui j’ai parlé, francophones et anglophones, sur place ou encore dans le bus, sont comme moi : ils n’en reviennent pas, ne comprennent pas qu’une tragédie comme celle-là puisse se dérouler dans une ville aussi paisible que Montréal. Le Québec est rarement au centre de l’actualité, mais en cette triste journée, il l’est, et le sera probablement aussi dans les médias européens et internationaux demain. J’étais au coeur de l’évènement, car depuis deux ans maintenant je travaille au 12è étage de la Tour 2 de la Place Alexis Nihon, qui abrite un centre commercial de plusieurs étages en son sous-sol. Voici comment j’ai vécu cette journée effroyable que je ne suis pas prêt d’oublier.





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