La campagne anti-Sarkozy bat son plein
Christophe | 30 avril 2007 | 19:00:00Trouvée via Loic le Meur et relayée initialement par French Morning, la photo ci-dessous montre la traduction quelque peu folklorique d’un traducteur de France 2 aux États-Unis, qui semble-t-il s’est amusé pas à peu près:

"To rally my inflated ego" pour traduire s’"unir à moi", il y a une sacrée marge. Inutile de dire que le traducteur en question s’est fait congédié.
"On manque d’humour et on ne relativise pas dans le service public. Une telle tempête dans un si petit verre pour ça ? Euh… y a pas des choses plus graves ? A moins que l’on ne supporte pas que l’on touche à Nicolas Sarkozy ? Quel zèle !" nous dit Graeme Villeret. Désolé, pas d’accord, mais alors pas du tout. Tu n’aurais pas écrit du tout le même article si Ségolène Royal avait été la victime de ce dérapage.
Eh oui. Pendant que les médias et les blogues francophones concernés par les élections présidentielles ironisent, imaginez un peu si le même traducteur s’était amusé de la même façon avec des propos de Ségolène Royal… personne n’oserait en rire. Personne!! L’affaire se retrouverait même en une dès le lendemain, et on crierait au scandale. Puisque qu’il s’agit de Sarkozy, l’info est simplement "relayée", parce qu’il faut bien en parler d’une manière ou d’une autre… A une semaine du deuxième tour des présidentielles, on ne peut laisser passer une telle bévue pour aucun des deux candidats en lice. Ce n’est donc pas une tempête dans un verre d’eau mais plutôt une faute professionnelle grave qui méritait bien un licenciement immédiat.
Après les paroles, les gestes tout aussi scandaleux. Le local de campagne de Nicolas Sarkozy à Montréal a ainsi été vandalisé dans la nuit de dimanche à lundi.
"Les vitres du local situé sur l’avenue Van Horne ont été recouvertes de graffitis : “Sarko facho”, “Votez Sarko le démago”, “Sarko sacre ton camp d’ici”, “Ni en France ni au Canada, pas de patrie pour les fachos”."
Je n’en dirais pas plus… j’essaie de contrôler mes propos voire de me censurer moi-même. Je suis ecoeuré.







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