Gilles-Martin Chauffier sur Bertrand Cantat chez Christiane Charette
Christophe | 17 octobre 2007 | 01:00:46C’était ce matin, dans la voiture en direction du bureau, j’écoutais mes 10 minutes quotidiennes de Christiane Charette, à la radio de Radio-Canada. Une première heure qui m’a paru assez “franco-française” par ailleurs, et je gage que certains auditeurs ont pu en être assez agacés, exactement comme les fois où Guy A. Lepage invite “trop” de Français à Tout le monde en parle… mais passons. En tant que Français, je ne vais pas m’en plaindre, ce serait le comble…
Ce matin, Christiane Charette recevait Gilles-Martin Chauffier, rédacteur en chef de Paris-Match, pour commenter la libération conditionnelle de Bertrand Cantat, ainsi que la rumeur de rupture entre Cécilia et Nicolas Sarkozy. C’est ce que je disais, “franco-français”… mais ce n’est pas rare sur les ondes FM et câblées de Radio-Canada.
Il y a longtemps que j’attends la libération de Bertrand Cantat, en tant que grand fan de Noir Désir. Pour vous situer (et pour les connaisseurs), je suis capable d’écouter “L’Europe” en entier sans frémir. 23′42” de pur bonheur!
Je pense que tous les fans de Noir Désir reconnaissent que Bertrand Cantat a merdé en juillet 2003. Difficile d’affirmer le contraire. Le fervent admirateur de Noir Désir que je suis n’a pas compris ce qui a pu se passer. Mais je n’en ai pas voulu pour autant à l’auteur de cet acte infâme. Cela ne m’a pas empêché de continuer à écouter les albums du groupe, de temps à autre, les uns après les autres.
Je me souviens assez bien de cette période, en Juillet 2003, pendant laquelle Bertrand Cantat était de toutes les conversations, et monopolisait les médias. J’habitais en région parisienne, en ce temps là, et j’en ai entendu, des brèves de comptoir. De bonnes. Ou plutôt, des brèves de RER, des brèves de métro. Et des brèves de comptoir (des vraies).
Ce qui était assez frappant à l’époque, c’était cette opposition flagrante entre le rockeur, par définition drogué et ultra-violent, et la bourgeoise innocente et pure incarnée par Marie Trintignant. C’était en tous les cas l’effet que ça faisait dans les médias, avec en tête de cortège, encore et toujours, Libération bien entendu. Le “combat” était perdu d’avance pour Cantat, quand bien même il avait tous les torts en partant, je le concède volontiers.
En tous cas, fin du contexte. Pour revenir à l’émission, je m’attendais à entendre un discours disons… bien-pensant, pendant les quelques minutes de mon trajet, loin s’en faut. Il faut dire qu’il s’agit de Gilles-Martin Chauffier, rédacteur en chef du magazine Paris-Match, titre appartenu par le groupe Hachette, lui même filiale de Lagardère. Mais après tout, Libération est financé par la famille Rothschild, ce n’est pas pour autant qu’on y trouve des articles un tant soit peu à droite. Ne connaissant donc pas le personnage, je ne savais pas trop à quoi m’attendre.
J’ai été agréablement surpris, notamment par la fin de l’entrevue pendant laquelle Gilles-Martin Chauffier rappelle très poliment mais néanmoins clairement à Christiane Charette, parlant de Nicolas Sarkozy, que celui-ci n’est pas un dangereux facho comme certains opposants politiques et certains médias en France voudraient le faire croire. Je jubilais dans l’auto!!
L’entrevue dans son ensemble est tout à fait intéressante pour qui a suivi l’affaire à l’époque. L’extrait dont je parle, ainsi que la totalité de l’entrevue de Gilles-Martin Chauffier, sont disponibles pour écoute ci-dessous.
Extrait à propos de Sarkozy:
Totalité de l’entrevue de Gilles-Martin Chauffier:

Comme le titre ce matin Cyberpresse : 





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