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Rebondir en deux semaines

Christophe | 20 février 2007 | 10:00:00

Deux semaines. Oui, deux semaines. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour me trouver un nouvel emploi qui corresponde exactement à ce que je cherchais.

Je vous disais dans ma dernière chronique sur le thème du décalage que j’avais démissionné de mon premier emploi. Pour en accepter un autre qui en fin de compte n’a pas répondu à mes attentes. J’avais donc été "mis à la porte" le 16 Janvier dernier. Mais… ce que vous ne savez pas encore, c’est tout ce qui s’est passé à partir de ce jour là, ni le jour-même, car ma journée n’était pas encore finie… J’avais gardé tout ça secret par prudence et parce que rien n’était joué.

Ce mardi 16 janvier, la première chose que j’avais dite à mon chef de projet était que je devais partir un peu plus tôt que d’habitude. Pas besoin de justification, il fallait juste que je parte à 17 heures. Mon petit rendez-vous, à 16h45, a été très bref. Bobby (oui, il s’appelait Bobby) m’a tendu un dossier très fin, dans lequel se trouvait une seule feuille de papier que je n’ai même pas pris la peine de lire tellement je savais à l’avance ce que j’allais lire. Notre discussion s’est déroulé très calmement, à vrai dire Bobby était même beaucoup plus nerveux que je ne l’étais ! 10 minutes plus tard, je quittais les bureaux, au chômage, mais heureux et soulagé. Ce que Bobby ignorait, c’était que je devais partir un peu plus tôt que d’habitude ce soir là parce que… j’avais une entrevue le soir même ! La semaine précédente, j’avais doucement mais sûrement commencé à prospecter pour me trouver rapidement une job. Et je suis alors tombé sur une offre d’une compagnie spécialisée en search marketing pour laquelle j’avais déjà effectué de petits contrats à la pige. Mon sang n’avait fait qu’un tour, j’avais alors appelé mon contact pour lui proposer de se rencontrer pour le poste. Il m’avait rappelé quelques jours plus tard pour me proposer une entrevue le 16 janvier à 18h00.

Donc, si on récapitule, le soir du 15 Janvier, j’avais quitté les bureaux de ce qui était devenu mon ancienne compagnie pour me retrouver 45 minutes plus tard dans les bureaux de ce qui allait devenir, deux semaines plus tard, ma nouvelle compagnie !

Entre temps, j’ai bien failli devenir consultant technique pour Xiti, qui viennent s’installer au Québec ce mois-ci. Ce poste là aurait également pu être un beau défi professionnel : aller chez le client, dans toute l’Amérique du Nord (Toronto, Ottawa, New-York… Hérouxville… euh rien non pardon je n’ai rien dit !), pour faire des démos techniques de l’outil. Je suis aussi passé proche de rester éternellement intégrateur HTML/CSS, ou encore développeur PHP… Heureusement, cette fois, la chance m’a fait un large sourire.

Il y a donc bien une part de chance dans tout ça, mais pas seulement en fin de compte. J’ai su développer, depuis un an mainenant, une bonne relation avec la personne qui allait devenir mon employeur. J’ai toujours fait du mieux que j’ai pu pour lui rendre un travail de qualité, à chaque fois qu’il m’a contacté pour un petit contrat. Quand nous devions nous rencontrer pour discuter un peu plus en profondeur de mon mandat, ou lors d’entrevues précédentes qui n’ont à l’époque pas eu de suite, le contact est toujours bien passé entre nous. Et voilà que, 363 jours exactement après notre toute première prise de contact par courriel, alors que je lui envoyais mon CV, j’ai fini par être embauché. Un an que je convoitais un poste dans leur équipe ! Et ça y est, j’y suis !

Passons à des considérations plus générales maintenant, comme la suivante pour commencer : le dynamisme du marché du travail ici m’épatera toujours. Ce n’est pas une spécialité du Québec, du moins pas à ce que je sache, mais plutôt une des caractéristiques de l’Amérique du Nord. Je n’ai pas stressé le moins du monde de me retrouver au chômage, je n’attendais même que ça finalement, Certes, les quelques heures par semaine que je fais à la pige pour ma première compagnie m’aident à rester à flôts, mais je pense que même sans ce soutien financier, je n’aurais pas stressé plus pour autant parce que je savais d’expérience que je retrouverais facilement. Évidemment, j’aurais trouvé dans mon domaine, mais pas exactement dans la spécialité vers laquelle je souhaitais m’orienter. Mais je veux dire que s’il avait vraiment fallu, j’aurais accepté le premier poste venu et je n’aurais pas laissé ma blonde payer toutes les factures. J’en arrive alors aux sites de recherche d’emploi, du type Jobboom, Workopolis et Monster. Jusqu’à il y a deux semaines, j’avais toujours trouvé du travail grâce à Monster. "Excellent !" me direz-vous peut-être. Pas si sûr.

Pendant mes deux semaines de chômage, je recevais régulièrement des coups de téléphone d’agences de recrutement qui avaient trouvé mon CV sur Monster.ca. Un appel tous les deux ou trois jours, sans bouger de chez soi. Cela tombait plutôt bien puisqu’à cette période, constatant que j’étais en ligne durant les heures normales de travail, mes anciens collègues m’ont donné de la job en masse, à tel point que je n’avais presque plus le temps de passer des entrevues pour retrouver un emploi à temps plein. En dehors de mon travail à la pige, je répondais aux agences de placement qui m’appelaient sans cesse pour me proposer des entrevues pour le jour suivant, et je faisais des suivis pour quelques postes intéressants que je convoitais de mon côté. C’est là que le bât blesse avec Monster : les agences de recrutement. Il n’y en a que pour elles.

En gros, celles-ci sont chargées par leurs clients (les vrais employeurs en somme) de faire un premier écrémage rapide parmi d’éventuels profils intéressants. Ensuite, deuxième écrémage à la suite des entrevues qu’elles organisent, pour ne laisser que les personnes réellement intéressées et compétentes aux mains de l’employeur qui a utilisé les services de l’agence. L’employeur gagne un temps précieux, et l’agent(e) se fait très probablement une comission pendant les premiers mois de votre propre salaire. Ce qui veut dire que sans passer par une agence, vous auriez pu prétendre à un salaire plus élevé, puisque la marge va à l’agence de placement ! De plus, quand elles vous mettent le grappin dessus, il est relativement difficile de vous en défaire.

En effet, lors de mon entrevue pour le poste de consultant technique dont je parlais plus haut, j’avais pourtant bien dit à l’agente que je ne me fermais pas les portes, et que j’attendais des réponses pour d’autres postes qui m’intéressaient tout spécialement, histoire qu’elle ne tombe pas des nues si je devais décliner son poste. Elle était donc prévenue. Cela ne l’a pas empêchée de me prévoir une entrevue avec son client, l’employeur Xiti donc, pour le 7 février. Elle faisait son travail, c’était bien normal après tout. Nous étions alors le 28 Janvier, ce n’était donc pas pour tout de suite, loin de là ! Le lendemain, j’apprenais que j’étais le meilleur des 25 candidats pour le poste de chargé de projets SEO, et que je pouvais commencer dès que possible ! Il a donc fallu que j’appelle l’agente avec qui j’étais en relation pour la prévenir… je me suis pris un véritable char de marde au téléphone. Murielle n’était pas contente du tout, elle était même plutôt fâchée parce que je venais de lui casser tous ses plans, de lui saper sa commission, et enfin de lui gâcher son lundi. Toutes ses phrases commençaient par un timide "Je comprends, …", mais les chars de marde s’en venaient juste après la virgule. J’ai eu beau lui répéter au moins trois fois que je l’avais pourtant prévenue lors de notre entrevue, ça n’a pas suffit à la calmer. Elle a fini par couper court à la conversation, et heureusement d’ailleurs. Quelques secondes de plus et j’en venais aux insultes en français dans le texte. Non mais ! Sacrilège, je venais de décliner le poste qu’elle me proposait ! On aurait dit qu’elle essuyait son premier refus, ou qu’elle était simplement outrée à l’idée qu’un de ses candidats daigne accepter un autre poste que le sien. Come on. Bref, cette petite anecdote m’a alors d’autant plus conforté dans mon choix. Dire que j’excluais totalement le poste en question serait un mensonge, mais suite à cette malencontreuse expérience téléphonique, mon choix était définitivement arrêté ! Inutile de dire que je ne regrette pas le moins du monde et que s’il fallait recommencer… je le referais !


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Nouvelle job

Christophe | 10 novembre 2006 | 01:27:00

Nous ne sommes pas le 27 avril 2011, et pourtant, ça y est : je viens de décrocher une nouvelle job ! J’ai l’air comme ça d’avoir de la suite dans les idées : ma chronique précédente portait justement sur "trouver du travail quand on en a déjà un". Ce n’est pas un coup monté ! Promis. Tout s’est évidemment passé très vite, et je me dois maintenant de raconter ça dans les moindres détails. Certains lecteurs outre atlantique l’attendaient, cette chronique ! Je ne vise personne… :)

J’ai sans doute beaucoup de chance. Du moins, c’est ce que penseront certains lecteurs… et ils n’auront pas complètement tort : je n’ai pas démarché beaucoup pour trouver cette nouvelle job, j’ai plutôt été contacté par la compagnie en question, que nous appellerons "Higgins Inc." par commodité et en hommage au premier joueur ayant marqué contre les Sénateurs d’Ottawa ce soir.

Commençons par le commencement. En Août dernier, (ou était-ce en Juillet ???), je reçois un appel de la compagnie Higgins Inc qui me propose un poste. Chouette ! Je n’ai alors pas eu la présence d’esprit de demander de quel type de poste il s’agissait, ni même de rappeler plus tard pour le demander, tant le coup de téléphone fut bref. J’avais alors rendez-vous dans les locaux de Higgins Inc le lendemain, si mes souvenirs sont bons. Arrive le jour J, je vous passe les détails du changement de vêtements dans la voiture, vous connaissez normalement le topo (gare à vous dans le cas contraire !). L’entrevue se passe plutôt bien, les deux personnes que j’avais rencontré avaient l’air emballées, quant à moi je n’étais pas encore très sûr, ni très mûr… vous comprendrez pourquoi quelques paragraphes plus bas. On me demande donc de rappeler le lendemain pour donner ma décision. J’en parle donc le soir venu à ma blonde, je pèse le pour et le contre toute la soirée et toute la nuit. Premier point négatif, et non des moindres : le salaire proposé était alors inférieur à mon salaire actuel. Même si un système de primes à la rentabilité allait de paire avec le poste de bloggueur / cyber-démarcheur (je vais de ce pas proposer ce mot à l’OLF) qu’on me proposait, ce point-ci a largement pesé dans mon choix final. Je me suis donc réveillé, après une nuit d’intense réflexion, avec les trois lettres du mot "NON" qui semblaient s’imposer comme une évidence. De temps en temps, même juste avant d’appeler pour décliner l’offre, le "OUI" passait furtivement d’une oreille à l’autre comme pour me rappeler à l’ordre. Mais j’ai su résister et annoncer mon choix au téléphone avant de commencer une autre journée de travail normale.

Entre temps, j’ai reçu d’autres appels, dont un d’une compagnie qui m’avait déjà contacté en Mai dernier, alors que j’étais en vacances en France, et qui m’a appelé pour un autre poste en Septembre dernier. Deux entrevues, deux échecs ! Un candidat du réseau de connaissances de la compagnie avait finalement été préféré, pendant que j’espérais en vain. C’est alors que, quelques CV et entrevues sans suite plus tard, les ressources humaines de chez Higgins Inc me rappellent lundi 23 octobre dernier et me proposent une entrevue dans la semaine.

Même configuration que lors de leur appel pendant l’été : j’étais assis à mon bureau et le téléphone sonne. Numéro inconnu au bataillon : c’est un appel professionnel ! Allez, juste au cas où, je me lève prendre un verre d’eau pour décrocher. Gagné : c’était Higgins Inc qui m’appelait pour me demander si j’étais toujours à la recherche d’une nouvelle job et pour me proposer une entrevue le lendemain midi. Plutôt que de dire oui tout de suite ok à demain, comme à mon habitude, j’ai choisi avec la personne le midi de la semaine qui m’arrangeait le mieux, à savoir jeudi dernier. De quoi me laisser le temps de me retourner à la job. Le processus de mûrissement était enclenché, mais pas encore terminé, loin de là : j’avais ENCORE oublié de demander en quoi consistait le poste à pourvoir ! J’ai donc rappelé immédiatement pour savoir, histoire de me faire une idée des questions que je risquais de me voir poser lors de l’entrevue… le minimum de base en somme.

Il allait donc encore falloir inventer une niaiserie pour pouvoir me rendre à l’entrevue sans éveiller les soupçons. Comme j’étais déjà sur un autre "coup" pour un autre poste dans une autre compagnie, j’ai rappelé mon contact pour lui demander de voir s’il ne pouvait pas précipiter notre rencontre avant le jeudi qui s’en venait, puisque je souhaitais autant que possible avoir le choix si mes deux entrevues de la semaine s’avéraient concluantes. Ce fût chose faite. Nous étions donc encore lundi, j’avais une entrevue le mardi et une autre le jeudi. Imaginons donc un lunch entre amis le mardi, et un repas avec ma chère et tendre le jeudi, ça fait beaucoup mais ça devrait passer.

Passons directement à l’entrevue de jeudi dernier. Dans l’ensemble, tout se passe très bien, de la présentation précise du poste au changement furtif à l’anglais de mon interlocuteur. Sans compter que j’étais déjà venu quelques mois auparavant dans les locaux de Higgins Inc et que j’avais donc déjà été présenté à certaines personnes. Je n’avais même pas pris la peine de passer par la case "changement de tenue express" dans ma voiture, j’y étais allé complètement relax et confiant que je pouvais maîtriser les diverses tâches du poste. Ça a du paraître et jouer en ma faveur : j’ai obtenu le poste de suite, en entente verbale uniquement, au bout d’une demi-heure ! A vrai dire, cette fois-ci, je n’ai pas eu à rappeler le lendemain pour annoncer ma décision, ni n’ai-je pu objecter quoique ce soit finalement ! Tout s’est passé encore une fois très vite. Je suis reparti manger une baguettine au Tim Hortons du quartier en me disant que cette fois-ci, j’étais en train de franchir le pas de changer de job, après deux ans et deux mois dans ma compagnie actuelle et deux ans et demi de vie au Québec. L’accord tacite que je venais de conclure n’était que verbal, rien n’avait encore été posé par écrit.

Je suis rentré travailler et j’en ai parlé à ma blonde au téléphone ainsi qu’à une de mes collègues. Je suis resté plus d’une heure à son bureau, pour en arriver à la conclusion que j’avais comme oublié de préciser certains points plutôt importants, en dehors du salaire qui lui reste le même que mon salaire actuel mais devra être normalement réévalué dans trois mois, à la fin de ma période d’essai. J’avais donc oublié de négocier certaines choses, comme par exemple le nombre de semaines de vacances dans l’année et d’autres détails qui ont leur importance (leur crisse d’importance oui !!!). Ma collègue et ma blonde achèvent de me convaincre de rappeler pour régler au plus vite ces points par téléphone ou de préférence de vive voix. Le rendez-vous fut fixé le soir même, avant le 5 à 7 (disons plutôt le 7 à 9) chez Sharks (coin Sainte-Catherine / Guy) auquel j’avais été convié. Trois semaines de vacances, mes deux semaines de vacances à Noël prises en compte et accordées, possibilité de stationnement intérieur dans trois mois. Toujours rien par écrit… mais c’était selon moi suffisant pour me rendre dans le bureau de Mme M (souvenez-vous, c’est ma boss) le lendemain matin avec ma "resignation letter".

Le lendemain vendredi était donc le jour auquel j’avais tant pensé et tant redouté, quand on connaît comme moi le caractère de Mme M et les crises de nerfs dont elle est capable. J’entre donc dans son bureau, je referme la porte derrière moi (signe qui en général en dit long en soi), toujours pas de réaction de sa part. J’ai du lui mettre la feuille sous le nez tout en expliquant de quoi il s’agissait. Finalement, je n’ai eu droit qu’à une dizaine de secondes de tension, jusqu’à ce que je lui explique oralement ce qu’elle lisait au troisième paragraphe de ma lettre. Je lui ai en effet proposé de continuer à travailler pour ma compagnie mais en qualité de pigiste, pour ne pas la mettre dans une situation indélicate. Je ne suis en effet pas "indispensable" dans la compagnie, mais mes connaissances des sites internet que je gère et les habitudes de travail que j’ai acquises avec mes collègues en deux ans d’expérience me donnent un certain poids quand même… je suis donc trop gentil, j’évite à Mme M d’avoir à trouver et surtout à former quelqu’un pour me remplacer. C’est bon pour moi car ça arrondira les "fins de quinzaine", et c’est bon pour elle car je lui coûterai moins cher ! Elle a donc accepté presque avec plaisir. Je venais d’établir un record : le record du seul employé ayant réussi à quitter la compagnie, de son plein gré, sans qu’un seul cri ne jaillisse ! Le soir de ce jour là, après deux jours pas mal intenses en rebondissements et en émotions, je me serais mis au lit à 19 heures si nous n’avions pas eu des maudites courses à faire. J’étais brûlé !

L’histoire de ma nouvelle job ne se termine pas encore. Quelques détails croustillants me restent à vous raconter.

Lundi 30 octobre, hier donc à l’heure où j’écris ces lignes, je reçois un autre appel de Higgins Inc, pour confirmer avec moi que le contrat sera bien de trois mois, et qu’il sera reconduit si j’ai fait mes preuves. Comment ? Pardon ? J’étais scié ! Mon objection a fait chou blanc auprès de mon interlocuteur qui n’a pas entendu ou fait semblant de ne pas entendre, je ne sais toujours pas. Si on résume : je venais de donner ma démission à ma boss le vendredi précédent pour m’apprêter à commencer dans deux semaines un contrat de trois mois qui était encore à durée indéterminée avant cette courte conversation pour me l’apprendre. Il n’en avait jamais été question lors de mes entrevues de jeudi dernier. Le stress de la semaine dernière s’est réinstallé d’un seul coup. Si je rappelais le jour même, j’allais à coups sûr passer pour le maudit chiant jamais content, genre français de service. Si je ne rappelais pas, je risquais de me faire fourrer sévère. Oh pi merde. J’ai finalement rappelé aujourd’hui vers 13 heures. Je demande à parler au directeur de la compagnie, mais je tombe directement sur la personne qui sera mon superviseur direct. Je commence avec la question qui me turlupinait, à savoir quand allais-je recevoir par courriel l’offre que j’attendais depuis vendredi. Puis je rentre dans le tas et lui repose mon problème : il n’a jamais été question d’un contrat de trois mois mais d’une période d’essai de trois mois suivie d’une reconduction si tout va bien, est-ce qu’un contrat de trois mois équivaut à la période d’essai dont nous avions parlé ? Réponse affirmative plus ou moins vague, "oui mais il y aura une date de fin sur le contrat"… Je me dis que je vais attendre de voir le contrat en question pour finir la négociation, si besoin est en me rendant sur place pour en discuter avec eux. C’était si bien parti, pourquoi un tel revirement de situation ?!

Deux heures plus tard, toujours dans la journée d’aujourd’hui, un autre appel de Higgins Inc, m’informant que je devrais avoir reçu mon offre par courriel et qu’il s’agit donc d’une période d’essai de trois mois, suivie d’un contrat indéterminé. Comment ? Pardon ? OK ! Je reçois le courriel en question et j’ouvre l’offre en fichier joint. Retour soudain à ce qui avait été dit lors des deux entrevues de jeudi : trois mois de période d’essai, suivi d’une période de contrat indéterminé. Je n’y comprends plus rien… mais je vais dès demain leur porter le document signé et garder une copie signée elle aussi pour moi. Moralité : toujours s’assurer de signer une offre par écrit avant de donner sa démission officielle à son employeur actuel ! Je vous tiendrai au courant.

Malgré tous ces malentendus, je reste très content de changer enfin de travail et d’avoir bientôt à faire face à de nouveaux défis, plus en rapport avec ce vers quoi je m’oriente professionnellement. Je serais donc rédacteur / spécialiste en référencement dans deux semaines ! Le marché du travail en Amérique du Nord est très souple, j’espère que vous l’avez compris en lisant cette chronique et d’autres témoignages sur le forum. Mais ce même marché nécessite une bonne adaptation, et il ne vous fera pas de cadeaux si vous n’êtes pas encore assez mûrs pour l’affronter. Quant à moi, j’ai beaucoup appris la semaine dernière. Et pas mal mûri aussi… c’est un début. A nous deux Chris Higgins !!


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Je change de job !

Christophe | 28 octobre 2006 | 16:22:30

Tout est dans le titre ! Je commence mon nouveau travail dans deux semaines ! Je vous raconterai tout ça plus en détail très prochainement… "stay tuned" !

Hands shaking
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