Vidéotron, le pouvoir limité du cable
Christophe | 18 août 2007 | 03:25:06
Depuis la lettre que Videotron a envoyé cette semaine à tous ses abonnés Haute Vitesse Extrême, je pense qu’il serait temps qu’ils changent leur baseline pour “le pouvoir limité du câble”, ou encore “le pouvoir du câble bridé”. En tous cas c’est urgent: leur slogan est désormais mensonger, de même que les tableaux de comparaison de leur site qui continuent de stipuler que le service Extrême est illimité.
Il y a moins d’un mois, j’ai réussi à convaincre ma douce d’opter pour le forfait Haute Vitesse Extrême de Vidéotron, pour la bonne et simple raison que j’en avais assez d’avoir à régulièrement surveiller mon quota de données mensuel, aussi bien en upload qu’en téléchargement. Belle erreur. Il y a deux jours, je recevais un courriel que j’ai du lire deux fois, juste pour être certain de ce que Vidéotron m’imposait, sans autre forme de procès. En résumé, à partir du 1er Octobre, le forfait illimité auquel j’ai souscrit, et qui soit dit en passant, coûte un ostie de bras, ne sera plus illimité, alors même que c’est parce qu’il offrait l’illimité en bande passante que j’ai choisi d’y consacrer une part plus importante du budget mensuel!!! C’est pas ce qui s’appelle “se faire fourrer” ça par hasard?? Ça ne servira à rien, puisque c’est une décision corporative, mais chez Vidéotron, croyez-moi qu’ils vont m’entendre. Ou peut-être qu’au contraire, ils ne m’entendront plus du tout.
Eh oui. Chers Français, chers européens francophones qui lisez ces lignes, sachez qu’ici au Québec, en Amérique du Nord, les fournisseurs internet accumulent un retard considérable par rapport à leurs confrères européens. A la fin des années 90, alors que la France traînait les pieds en connexion téléphonique, ici on était déjà à l’ADSL 512K illimité. J’en ai largement abusé chez mon parrain, qui à l’époque habitait au Nouveau Brunswick. Depuis, l’inverse se produit, grâce à des acteurs sur le marché tels que Vidéotron, qui n’hésitent pas à faire marche arrière et à brimer leurs consommateurs sans leur demander leur avis. Ça me sidère. Voilà un côté de l’Amérique du Nord qui me débecte au plus haut point: le côté “ferme ta gueule et paye”. Vivement qu’une concurrence digne de ce nom s’installe un jour au Québec et cloue le bec de nos fournisseurs d’accès locaux.







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