Un an après, premier retour touristique
Christophe | 26 mai 2005 | 15:32:33Bonjour à tous !
Ca y est, voila déjà plus d’un an que nous sommes partis. Une année qui s’est déroulée si vite : nous n’avons pas vu le temps passer tant nous allions de découvertes en surprises ! Ce n’est pour autant pas encore le temps du bilan, mais peut-être est-ce le temps du changement : en ce qui me concerne, je commence timidement à envisager un autre emploi dans une compagnie ou l’ambiance serait plus agréable et mes tâches moins répétitives. Ce n’est sans doute pas encore pour tout de suite, mais au moins j’y pense, c’est déjà un premier pas !
Pour notre premier anniversaire au Québec, nous avons pu prendre chacun une semaine de vacances; nous en avons naturellement profité pour effectuer notre premier retour touristique au pays, un an exactement après notre arrivée ! Mais comme chacun sait, une semaine c’est vraiment court pour revoir tout le monde… Nous avons du nous limiter à la famille et aux amis de longue date, j’espère que ceux que nous n’avons même pas pu prévenir de notre court retour ne nous en tiendrons pas rigueur et comprendront ! C’est malheureusement le lot de tous les immigrants quand ils retournent en vacances dans leur pays d’origine : la frustration due à l’incapacité de revoir tous les gens que l’on aimerait revoir ! Enfin, ça fait partie du jeu, nous le savions avant de partir et le vivons maintenant !
Qu’est-ce qu’on ressent quand on retourne dans son pays d’origine… en tant que touriste ? C’est déjà un concept difficile à imaginer en réalité !
C’est une sensation tout d’abord évidemment excitante. On sait que l’on va revoir notre famille et la plupart de nos amis, que quelqu’un sera là à l’aéroport pour nous accueillir (même si le terminal d’arrivée ne cesse de changer :p), donc c’est tout d’abord exaltant ! Puis, tout de suite, on est frappé par tous les repères que l’on avait presque oublié, et qui refont surface très vite : cela peut aller de l’odeur familière du RER parisien aux panneaux de signalisation en passant par les vitrines des magasins que nous avions l’habitude de visiter ! Tout cela revient très vite et tout passe alors encore plus vite que nous l’avions prévu. Avec notre agenda de ministre, presque chaque heure était comptée; nous n’avons pas arrêté une seule minute. De fil en aiguille, on se rend compte aussi que notre élocution a retrouvé sa vélocité d’antan, on commence à reprendre des habitudes que nous avions laissé en partant. Notre premier jour, nos hôtes avaient cru reconnaître un léger accent importé du Québec, mais nous l’avons perdu semble-t-il très vite. Toute cette aventure depuis un an semblait parfois, au rythme d’une ballade dans des rues familières ou d’un repas en famille, n’avoir été qu’un rêve, déjà très éloigné ! C’est aussi dans ces moments là que l’on réalisait pleinement ce que peut représenter l’immigration : l’éloignement avec la famille et les amis pour ne citer que cela. Quelques secondes passent, et nous voila dans d’autres pensées françaises, en France. Puis un “au revoir”, passage obligé, nous replonge momentanément dans ce rêve lointain qu’est le Québec.
Bref, vous l’aurez compris, un retour touristique est un moment inoubliable, un peu comme si nous reprenions en une semaine une bonne dose d’émotions et de moments forts pour les emmener dans nos valises !
Au moment de repartir, on se dit “Déjà !?” tout en se réjouissant de revenir. Et une fois de retour chez nous, le lendemain au réveil, c’est ce séjour d’une semaine au pays qui nous paraît maintenant être un rêve à son tour ! Sommes-nous vraiment revenus ? Oui, manifestement oui, nos souvenirs plein la tête peuvent l’attester ! Tout est passé si vite mais chaque moment était intense ! Ensuite tout ce qui s’est passé en France se passe à nouveau ici, dans l’autre sens : on reprend nos repères, on retourne au travail, on retrouve avec plaisir ce qui nous plaît et ce qui nous déplaît… la vie suit son cours !
A bientôt!
















Mais comment peut on dire ça !!!
C’est inadmissible !!! Tu ne prends pas compte de tous les milieux déforisés par le crise qui peuvent pas partir en vacances !!!!……. Wowowowoo !
Quelle entrée ! Waou, je plaisantais bien entendu :D
Huhu.
Bon c chouette tout ça ! C’est marrant d’ailleurs d’un point de vue personnel, car, bien entendu à echelle plus minime, c’est à peu pres ce qu’on vit avec Emilie, depuis qu’on est parti dans le Sud Ouest.
Ok les reperes ne sont pas specialement different, on pourrait croire… mais en fait, ben un peu quand même.
Bien entendu ce texte est à relativiser de vous mêmes, car je n’ai pas traversé l’Atlantique ! C’est Angouleme quoi.
Mais tout y est different en venant de Lille. Les Hus et Traditions, le nombre d’habitants, la façon de vivre, l’architecture, le climat, ce sont pleins de choses qui nous ont, on le sens de plus en plus, obligées une ouverture d’esprit plus grande que ce qu’on s’imaginait.
La plus grosse difficulté, sans doute comme vous mes amis, a été de traverser l’hiver. Le sentiment de sollitude a été assez immenses. Bcp de remises en question, un presque retour à Lille envisagé. Mais heureusement, nous avions quelques collégues / amis d’ici qui nous remettaient au garde à vous quand ça n’allait vraiment plus.
Maintenant ici, c’est l’été, et quel été. C’est vert partout, nous culminons la Charrente du haut de notre plateau d’origine Romain, à grosse piere, ect… et on est content.
Ce que je peux le plus comprendre (et encore, on peut se permettre d’aller à Lille une fois par trimestre), c’est le parcours du combattant.
Le dernier en date etait pour nous le week end de l’ascension… (petit acquis français, héhé), dans lequel on s’est bouffé la queue pour choisir qui nous allions voir. Et surtout comment, et à quelle heure / quelle minute… Mamamiiiiiaaaa. COmme c’est chaint, et drôle à la fois.
craloo | 31 mai 2005 | 03:36:04salut,
je decouvre votre site, juste en faisant des recherches sur le cousin préféré des quebecois (CRISTO pour ne pas le nommer) pour faire une blague a un ami qui ne lui trouve que des defauts (le pire c’est qu il soit francais bien entendu)
A un moment ou je trouve de plus en plus que les francais (immigrants et autres) sont tellement mal jugés dans ce pays (oui oui une pointe de parano mais aussi de tristesse), je suis contente de vivre a travers les emotions de quelqu’un d’autre, des sentiments tellement familiers.
nous en sommes a notre deuxieme retour en France…et nous sommes forcés..nous avons 3 enfants donc c’est couteux..et quelqufois tres décevant ce manque de temps, et de disponibilité pour tout ceux qu’on souhaitait…Et il ne faut absolument pas parler de tourisme quand on passe d’une maison a l’autre et que ces maisons sont celles que l’on a toujours fréquenté.
quand a cela s’ajoute la culpabilité qu on nous fait ressentir d’avoir "abandonné", les réactions étrangeres a ce qu’on avait gardé en mémoire (ou aurait on nous meme tant changé quon ne sait plus interagir avec nos propres amis?), les longs blancs lorsqu on nous demande ce qu’on fait ‘la bas’ (ou pire quand on sent que c’est juste histoire de meubler)……….
Comment ca rien de mieux??? vous verrez ce quon verra!!! On est heureux!
Bref tout ca pour dire, je vais continuer de lire vos articles si ca ne vous fait rien…rien que pour confirmer qu’il y a du bon dans toutes les situations et qu’on peut bien prendre son bonheur n’importe ou sur la planete sans tirer un trait sur son passé - non mais!!
Merci encore de prendre le temps de partager son temps et ses découvertes
karen et romeo | 30 novembre 2006 | 11:57:02