Un pataquès pour une plotte à terre
Christophe | 12 février 2009 | 16:58Je ne sais pas trop quel est son problème à lui, toujours est-il que le chroniqueur et blogueur à Cyberpresse Stéphane Laporte a pris en grippe les Français, depuis que le député et président de l’association France-Québec Pierre Lasbordes a commis l’”irréparable”. En accueillant le premier ministre québécois Jean Charest, Pierre Lasbordes l’a abordé (ah ah!) en lui disant “J’espère que vous n’avez pas la plotte à terre“.
L’expression “avoir la plotte à terre“, que je n’avais d’ailleurs jamais entendue en 5 ans, provient grosso modo du joual québécois et signifie être très fatigué. Le député Lasbordes a simplement été mal conseillé par son attachée parlementaire qui d’ailleurs ne sait plus où se mettre. L’expression n’était certes pas la plus appropriée, mais elle était bien intentionnée avant tout. Il en faut peu de nos jours pour frôler l’incident diplomatique.
Simple anecdote parmi d’autres, preuve de l’existence d’un choc culturel que certains refusent de voir entre le Québec et la France. Mais surtout, scandale au Québec que dis-je, véritable pataquès, alors que l’affaire est une fois de plus passée totalement inaperçue en France. Oh bah tiens ! Ça ne vous rappellerait pas par hasard un de mes récents billets, qui parlait du complexe d’infériorité injustifié des Québécois face aux Français, et disait que le Québec était pendu aux lèvres de la France ? En voici encore une belle démonstration… fin de la parenthèse.
Plutôt que d’analyser l’affaire sous l’angle du choc culturel, c’était tellement plus facile de sombrer dans le “français-bashing”.
Morceaux choisis.
Français, Françaises, lisez ceci. Sérieusement. Je sais que ce n’est pas facile pour vous de prendre un Québécois au sérieux. Les Québécois vous font rire. Vous nous trouvez marrants avec notre accent. Et nos expressions truculentes. On est des Ch’tis version extrême. Des Och’tis!
Quand Barack Obama ira visiter votre Sénat, un député le recevra-t-il en utilisant une expression typiquement américaine: «What the fuck, Mister President?» Sûrement pas. Alors pourquoi avoir demandé à Charest s’il avait la plotte à terre? Vous qui vous drapez dans le décorum et les formules de politesse, vous qui êtes si distingués habituellement, pourquoi en présence d’un Québécois, fût-il même le premier ministre, vous relâchez-vous comme si vous aviez déjà gardé des cochons ensemble?
Le député Lasbordes a expliqué sa familiarité en disant que c’est un ami québécois qui lui a suggéré d’aborder notre PM ainsi. Que ça mettrait l’indigène à l’aise. N’importe quoi. Si un ami français d’André Arthur lui propose de saluer le président français, à sa prochaine visite à la Chambre des communes, en lui lançant: «Comment va le connard à Carla?», Arthur risque d’avoir assez de discernement pour juger que ce n’est pas une bonne idée. Alors comment se fait-il que des êtres aussi cultivés et éloquents que vous se permettent de tels impairs?
Vous avez beau être éduqués et couverts de diplômes, ne parle pas québécois qui veut. Cessez d’être guidés par votre condescendance à notre égard. Vous n’êtes plus la mère patrie. Vous êtes la mère partie. L’enfant s’est débrouillé tout seul. Et cela a donné ce que cela a donné. Sarkozy n’a pas à savonner les souverainistes québécois, pas plus que de Gaulle n’avait à les encenser. Nous ne sommes plus la Nouvelle-France. Nous sommes le Québec ou le Canada ou l’Amérique. On ne le sait pas trop, mais c’est de nos affaires. Daniel Johnson père ne disait pas au Général quoi faire avec l’Algérie. Jean Charest ne dit pas à Sarkozy quoi faire avec les sans-papiers. Nos bébelles, ce sont nos bébelles. Votre truc, c’est votre truc. Respect, les mecs!
De toute façon, au rythme où vont les choses, un jour ou l’autre, c’est certain, on va le gagner, votre respect. Vous ne vous moquerez plus de notre accent. Vous ne détournerez plus nos expressions pour faire rire la galerie. Vous nous comprendrez enfin. Vous nous traiterez avec tous les égards. Et ce jour est pour bientôt. C’est le jour où tous les Québécois parleront anglais. A few days after, it will be your turn.
M. Laporte, à mes yeux, votre chronique est aussi déplacée et insultante que ne l’a été cette bourde linguistique du député Lasbordes à vos yeux. Blâmer les Français du monde entier pour un simple écart de langage d’un député sur les conseils (certes peu avisés) d’une attachée parlementaire, c’est un peu fort de café. Faire preuve d’autant d’agressivité pour une simple expression Rimouskoise mal placée, qui n’avait nullement l’intention de prendre de haut le premier ministre Jean Charest (et tous les Québécois par association), c’était ordinaire à souhait. Vous avez sans-doute dégainé trop vite, sous le coup de l’émotion. J’ose le croire en tous cas.
Votre spontanéité vous a toutefois fait oublier une chose : votre chronique, “veut, veut pas“, s’adresse aussi aux Français installés au Québec. Et en ce sens, elle est particulièrement insultante merci. Les Français qui ont choisi de vivre au Québec, à Montréal ou ailleurs, ne prennent pas les Québécois de haut. Ceux qui le font sont des “maudits Français“, et les Français du Québec savent très bien les reconnaître et les pourfendre.
Enfin, si vous connaissiez davantage la France et les Français, si vous aviez conscience du profond décalage culturel qui existe entre les nations québécoise et française, vous n’auriez jamais pu écrire une telle chronique. Le “chanteur tabernacle” de Libé était une marque d’affection. “Les paysans avec des cartes de crédit” de Gilles Martin-Chauffier au micro de Christiane Charette, que vous n’évoquez pas à mon grand étonnement, était simplement l’expression d’un cliché qui a la vie dure, et n’avait aucunement pour intention de vexer la sensibilité des Québecois.
Saviez-vous qu’il y a certainement des Québécois, des Mexicains et des Américains qui croient sincèrement que les Français ne se lavent pas ? Ceux-là sont irrécupérables. Mais par pitié, épargnez les autres.







Il faudrait aussi préciser, pour les lecteurs non habitués à la langue québécoise, que l’expression “avoir la plotte à terre” est TRÈS TRÈS vulgaire et fait directement référence à l’organe génital féminin.
Pierre Lasbordes, voulant faire son intéressant, a été voir sur un site internet pour trouver une expression “locale” destinée à détendre le premier ministre du Québec. L’initiative était peut-être “sympa”, mais démontre aussi un manque de professionnalisme.
En tant que président de l’AFQ, Pierre Lasbordes n’avait pas de contacts ici, au Québec, qui aurait pu le conseiller ? S’il n’en a pas, j’aurais pu lui en donner, connaissant personnellement quelques membres et anciens membres de l’association. Un simple coup de fil aurait suffit : “Je compte utiliser une expression dans mon discours demain… Que penses-tu de “avoir la plotte à terre” ?”
… Là, on lui aurait dit sans doute : “Que penserais-tu si Charest dirait à Sarkozy une phrase du genre “J’espère que vos couilles ne touchent pas trop au sol” ?” … Imagine le scandale en France ! Imagine !
Laporte n’est pas anti-français, il est juste, tout comme moi, ulcéré de voir avec quelle nonchalance on peut traiter un premier ministre…. et faire “pittoresque” en utilisant une formule piochée un peu au hasard sur un simple site internet !
Je me suis d’ailleurs fendu d’un courriel à Pierre Lasbordes la semaine passée, insistant sur l’amateurisme du parlementaire et que, grâce à lui, on allait encore passer pour des guignols.
Cela aurait été un simple lapsus, cela aurait été pardonnable, mais le fait qu’il est préparé sa bourde, je n’arrive pas à l’avaler !
Autre chose, si un parisien avait dit des habitants du Nord-Pas-de-Calais : “ce sont des paysans avec une carte de crédit”, est-ce que tu aurais trouvé ça aussi sympa ?
L’attachée parlementaire de Pierre Lasbordes ne cache pas son malaise. Mettez-vous à sa place : c’est elle qui a suggéré au député français d’utiliser l’expression «la plotte à terre» pour accueillir le premier ministre Jean Charest à Paris. Une suggestion qu’elle avait prise dans le site Internet de Couleurs Québec et qu’elle aurait préféré ne jamais remarquer…
[Plotte à terre, les dessous d'une gaffe]
La bourde n’était justement qu’une simple bourde, absolument pas préparée, au sens ou elle partait d’une bonne intention. Tu te rends compte que si l’attachée parlementaire avait choisi le terme “brûlé” (qui signifie également “fatigué” mais n’est absolument pas vulgaire), personne n’aurait même effleuré le sujet ? C’est ça qui est ahurissant. Alors pondre un texte aussi agressif envers les Français, à cause de la méconnaissance d’une expression québécoise d’UN député et de son attachée parlementaire, ’scuse, je le prends pas. C’est une tempête dans un verre d’eau. Les proportions que prend cette “affaire” dépassent l’entendement.
C’est tout de même bizarre. Le jour de la bourde, Pierre Lasbordes dit aux médias que c’est “un ami Québécois” qui lui a donné cette expression.
Le lendemain, en entrevue avec Paul Arcand au 98.5, il change déjà la version, c’est lui qui a trouvé cette expression sur le net.
Ensuite, il s’agit de son attachée parlementaire…
Pour le président de l’Association France- QUÉBEC, tu avoueras tout de même que c’est pas fort ! Imagine un peu, t’es président de l’Association France-Ukraine, mettons… t’as bien au moins UN contact à Kiev non ? T’as bien une ressource quelque part qui pourra te donner des conseils bien avisés… n’est-ce pas ?
Pierre Lasbordes, président de l’AFQ, n’a pas un seul contact ici pour lui donner son avis. Je te rappelle, juste en passant, qu’il s’agit tout de même d’une visite officielle du premier ministre d’un état étranger ! Comme le dit très bien Laporte, et j’abonde dans son sens, je ne pense pas que l’on fasse preuve d’autant de légèreté avec la chancelière allemande ou le président des États-Unis.
Si c’est bien son attachée qui a fait la bourde (mais t’avoueras qu’on a des doutes), c’est une incompétente. J’ai juste peur qu’elle soit en “mission commandée” pour prendre le blâme pour son boss…
Elle dit aussi :
«Ce n’est pas très adroit de ne pas avoir vérifié plus amplement. On est vraiment désolés de cette polémique. La prochaine fois, je vais appeler des Québécois pour leur demander leur aide! Vous, ça vous fait rire cette expression. Mais quand je la prononce, c’est très neutre pour moi…», lance-t-elle, visiblement embarrassée.
Ça nous fait rire ???? Scuse, mais lorsqu’on dit “Plotte de char” ou “Plotte à puck”… c’est surtout vulgaire.
Je comprends Laporte… On passe pour un peuple “marrant”, avec un accent “marrant”, des expressions qui font rire les Français… un peu comme un cirque à blagues dans un pays où il est censé neiger tout le temps.
Une belle farce pour nos cousins du Québec, c’est sûr qu’ils vont rire ! Un peu comme donner une boîte de farces et attrapes dans le fond. Le tit frisé, c’est un comique… il va trouver très drôle qu’on lui dise qu’il a le vagin au sol ! C’est sûr !
Encore une fois, Laporte a laissé sortir ses émotions, c’est vrai… mais je trouve qu’il a eu une réaction saine. Au moins aussi saine que si un étranger avait sorti une expression hyper-vulgaire au président Sarkozy.
C’est un petit canard tout triste au bord d’un lac en train de pleurer.
Arrive un crocodile qui lui demande:
-Hé canard pourquoi pleures-tu?
-Snif,snif, je ne sais pas qui je suis,snif,je ne sais pas qui je suis..??
Hé bien tu es un canard bien sur,lui dit le crocodile
-Regarde,un bec jaune,des plumes,des pattes palmées.Bref,ça montre que tu es un canard quoi.
-Chic alors je suis un canard! Rétorque alors le petit canard tout content de savoir qui il est et demande à son tour:
-Dis et toi,tu es quoi?
-Devine dit le crocodile…?
-Hum dit le canard,il passe la tête sous l’eau et dit: pas de couilles,queue qui s’agite,petit bras,grande gueule…
-Tu es Français!
Personnellement, j’adore le dernier paragraphe de la chronique du genre : “Le Québec, dernier rempart avant que la France devienne un pays anglophone”. C’est tellement hors-sujet et à côté de la plaque que ça en devient franchement comique.
La vérité sur cette “polémique”, de toute façon on ne la connaitra jamais. Le mieux qu’on puisse faire, c’est se fier à une presse qui est supposée bien faire son travail, c’est faire bêtement confiance au dernier article à date sur le sujet. Une simple recherche sur le nom de l’attachée parlementaire [supprimé à sa demande] sur Google laisse penser qu’il s’agit très probablement de la version officielle.
Cette expression, à en croire les médias, n’est quasiment plus utilisée au Québec. Inutile de dire qu’elle est encore moins connue à Montréal. C’est le lexique de Couleurs Québec qui l’aurait confondu, présentant des expressions inusitées voire inconnues comme des expressions au contraire utilisées couramment. Le fameux lexique a d’ailleurs disparu et a été remplacé par cette page, devant l’ampleur disproportionnée de l’affaire : “Expressions Québécoise en vérification“.
Pierre Lasbordes a forcément des contacts ici, contrairement à ce que tu avances, dans le cadre de l’AFQ justement. Le contraire serait complètement absurde ! L’intéressé parle de l’incident et de l’AFQ dans cette vidéo sur LCN. Maintenant, il aurait pu prendre la peine de vérifier le sens de cette expression, c’est indéniable.
Fort de ces renseignements, vient le temps de se faire une idée. C’est là que nos opinions divergent.
Pour ma part, je n’ai pas pu m’en empêcher, c’est le Français en moi qui a reçu cette chronique en travers de la gorge. De ton côté, c’est le Québécois en toi qui a lu et reçu cette chronique. J’utilise le “on” pour parler de moi dans la société québécoise, mais c’est définitivement le “on” français qui a pris le dessus quand j’ai lu ce texte il y a quelques jours. J’ai volontairement pris le temps de mûrir ce billet avant de le publier, mais je n’ai pas été capable de le voir sous un autre angle.
Les comparaisons de Laporte, de même que les tiennes d’ailleurs (bah oui, ’scuse !), sont ridicules. Aller dire “What the fuck, mister President” à Obama, Yeah right. C’est du racolage, pour rallier les lecteurs à sa cause. Quant à “J’espère que vos couilles ne touchent pas trop au sol”, je m’abstiendrai de tout commentaire.
Oui, “plotte à puck” est une expression hyper vulgaire. Oui, “tabarnak” n’est pas une expression du folklore québécois mais bien une insulte que les québécois ne prononcent (ou ne devraient prononcer) que quand ils sont particulièrement énervés. Mais les Français ne le savent pas !!! Tu le savais toi, il y a 10 ans, alors que l’idée de t’installer au Québec ne t’avait pas même encore traversé l’esprit ? Non. Eh bien moi non plus. Les Français non plus, sauf ceux qui vivent, habitent et travaillent au Québec. Quand à “plotte à terre”, personne à Montréal ne connaissait l’expression, jusqu’à cette polémique qui l’a ressuscitée… c’est dire !
Ce que Laporte et beaucoup d’autres voient comme un affront aux Québécois, moi je le vois comme une marque profonde d’amitié, signe de la relation spéciale qui existe entre la France et le Québec.
Ce que m’ont montré les articles que j’ai lu sur le sujet, c’est qu’il s’agit tout bêtement de l’expression du fossé culturel et linguistique entre le Québec et la France. Qu’il étonne encore aujourd’hui un chroniqueur au point d’écrire un article insolent pour remettre à leur place tous les Français du monde qui n’y peuvent absolument rien, je trouve cela vraiment déplacé. Je le soupçonne de ne pas s’être remis des déclarations de Sarkozy sur les souverainistes fin janvier, et d’avoir profité de cette chronique pour exprimer sa frustration. Je ne connais pas sa couleur politique, mais si c’est ça, c’est pathétique.
Je sais bien que personne ici ne convaincra personne, mais j’essaie quand-même. Essaie de voir les choses sous cet angle et tu comprendras peut-être pourquoi ce texte me met hors de moi. Ça fait 5 ans que je vis ici, d’ici quelques semaines je devrais même être officiellement Canadien, alors oui, je le prends pas ce texte. Encore moins. Merde. Si j’étais resté en France, si j’avais un minimum d’intérêt pour le Québec et si j’étais tombé sur ce texte, je me serais sans doute dit : “Non mais qu’est-ce qu’il nous veut ce con ??”
@ Ian
Non, ce que Laporte dit, c’est que le jour où l’on sera assimilé, les Français de France nous traiterons comme tous les autres pays, comme ils le feraient avec le président Obama par exemple, comme il le dit plus haut.
Il sous-entend par là que le fait que Québécois et Français parlent la même langue, mais avec un style plus coloré parfois, n’est pas toujours un avantage… et cette bourde en est d’ailleurs l’illustration. Il ne dit certainement pas que le Québec est le dernier rempart avant l’anglicisation de l’amère patrie,
@Ian: je seconde. Je n’ai pas jugé utile de commenter ce passage parce que je ne voyais pas le rapport qu’il avait avec le sujet. Mais c’est sans doute celui qui est le plus agressif envers les Français et sans aucune raison. Il avait donc sa place parmi mes morceaux choisis.
@Jean-Philippe : Selon moi la phrase “Et ce jour est pour bientôt. C’est le jour où tous les Québécois parleront anglais. A few days after, it will be your turn.” signifie clairement que si les Québécois se font assimiler au niveau linguistique, les Français seront les prochains. Mais bon, je ne m’appelle pas Ian Tremblay. Je peux me tromper.
Mais reprenons mon exemple… Tu es le président de l’Association France-Ukraine. Tu veux faire cool est dire au président ukrainien quelque chose pour détendre l’atmosphère dans sa langue…
La question que je te pose alors, en admettant même que tu parles le russe, prendrais-tu une expression de son coin, sur internet, comme ça sans faire un minimum de vérification ?
Plus que du simple bon-sens, c’est aussi une question de respect. De respect pour l’individu ET sa culture. Un peu comme il y a certaines convenances à observer quand on voyage à l’étranger : on ne sert pas la main à un japonais, on se couvre la tête quand on est une femme dans un pays musulman…
Des bourdes compréhensibles lorsqu’on est un touriste et on en a tous fait ici par méconnaissance, mais que ne doit pas faire lorsque l’on représente un pays et que l’on accueille un dignitaire étranger.
Par le passé, de telles bourdes entre deux pays en “froid”, s’appelaient des “incidents diplomatiques”… dans ce cas-ci, sans aller jusque-là, cela suffit à énerver.
De plus, pourquoi mon exemple de réciprocité ne serait-il pas bon ? Et si un dignitaire étranger, par maladresse, insultait Sarkozy ? À te lire, cela ne pourrait jamais arriver ?
@ Ian
Cela n’irait pas avec le reste de son texte et Laporte a bien trop de talent pour finir avec un cheveu sur la soupe.
Tout son texte repose sur le fait que les Français voient le peuple Québécois comme un bon chum… que la langue, la relative proximité culturelle et une sorte de “bucolisme” que représente les expressions d’ici, la façon de vivre… fait qu’ils peuvent tout se permettre avec nous.
Du coup, si nous nous mettons à parler anglais, Laporte sous-entend que l’on pourra être enfin traité comme “du monde” par les Français. Pour moi c’est on ne peut plus clair.
@Jean-Philippe : Je suis désolé mais ça n’explique pas le “A few days after, it will be your turn.” L’argument reposant sur le talent de Laporte est par ailleurs trop subjectif pour être recevable.
@ Ian
Ce n’est pas un argument, monsieur le juge, c’est un fait ! Stéphane Laporte est un éditorialiste, auteur, scénariste, dialoguiste talentueux…
@Jean-Philippe : …et en plus, il te donne un prétexte pour éviter de répondre à la première partie de mon commentaire. Quel talent, ce Stéphane !
@ Ian
Nous ne sommes pas d’accord sur l’interprétation… alors à moins que t’éprouves un plaisir particulier à faire tourner en rond la discussion, je ne vois pas l’intérêt.
Mais en admettant deux secondes que tu aies raison, ça serait une façon de remettre sur le nez des Français cette façon condescendante de traiter le Québec et les Québécois, ces sympathiques paysans qui ont une carte de crédit et qui utilisent un vocabulaire si coloré !
Franchement !
@Jean-Philippe : Nous sommes d’accord sur l’interprétation de la majorité du paragraphe. C’est juste la dernière phrase que j’aimerais que tu m’expliques. Comme j’aimerais que tu m’expliques, en admettant deux secondes que j’aie raison, en quoi annoncer aux Français qu’il parleront tous anglais bientôt peut leur remettre quoi que ce soit sur le nez. Parce que pour moi, c’est juste ridicule.
Au fait, as-tu remarqué que le talentueux Stéphane Laporte s’en prenait à TOUS les Français, et que cela t’inclue implicitement ? Te reconnais-tu dans ce portrait du Français condescendant qu’il dénonce ? Ou penses-tu qu’il aurait pu nuancer un brin son propos, par exemple en dénonçant l’amateurisme du député sans sombrer dans la généralisation abusive ?
@ Ian
Attends une minute… Ce n’est pas toi qui parlait du Québec comme dernier rempart avant l’anglicisation de la France ? C’est bien de toi ça ? … Si c’est ça l’idée que tu as retenu de la dernière phrase, cela signifie donc qu’il s’agit de propos assez prétentieux. C’est pour cela que je parlais d’un retour des choses en ce qui concerne la condescendance.
Maintenant, pour ton deuxième paragraphe, il y a une superbe expression québécoise qui résume parfaitement ce que je veux dire : “Si le chapeau te fait, mets-le !”…
(suite…)
… peut-être suis-je très prétentieux à mon tour, mais ce chapeau ne me fait pas, faque… je ne me sens pas concerné.
@Jean-Phi : j’aurais aimé et j’aimerais toujours que tu répondes aux questions que je posais dans mon commentaire au lieu de me poser les tiennes.
La question que tu me reposes, à savoir qu’aurais-je fait si j’avais été le président de l’AFU (Association France Ukraine), n’a même pas à se poser. On ne compare pas la relation France-Ukraine avec les liens qui unissent historiquement et culturellement le Québec et la France. Admettons malgré tout : oui, j’aurais sans doute vérifié si l’expression faisait partie ou non du langage courant, ou peut-être pas. J’aurais aussi bien pu faire confiance à mon excellente attachée parlementaire à qui je n’ai jamais rien eu à reprocher ever.
Mais là n’est pas mon point, vais-réussir à te le faire comprendre : oui, Pierre Lasbordes a merdé, car c’est à LUI qu’incombait le devoir de vérifier le sens de cette expression “avoir la plotte à terre”. Allez, ok. Mais NON, en aucun cas jamais LES FRANÇAIS en tant que peuple ou nation ou ce que tu veux ne méritaient un tel traitement de la part d’un chroniqueur talentueux peut-être, mais néanmoins insultant.
Enfin, comme le souligne Ian, j’ai du mal à comprendre comment un texte aussi méprisant envers les Français ne parvient pas à raviver ce qui reste de Français en toi Jean-Philippe. Je ne comprends pas non plus pourquoi tu ne veux pas voir la différence énorme qu’il y a entre s’offusquer des écarts de langage d’UN député français et en vouloir à tous les Français pour une expression québécoise qui ne signifie absolument rien pour eux, qu’ils n’ont pas prononcée et dont ils se foutent éperdument. J’aimerais vraiment que tu répondes au moins à cette question.
… J’y ai répondu Christophe : je ne me sens pas visé.
Quand tu lis le texte de Laporte, tu vois bien qu’il s’adresse à ceux qui prennent en général les gens de haut et en particulier les Québécois. Pourquoi donc je le prendrais personnel ?
J’ai lu l’article, et franchement, je n’y vois qu’un québécois qui profite d’une bourde d’un compatriote -certes assez énorme- pour déverser un peu de sa colère et de sa frustration envers la France et ses habitants.
Si il avait été si talentueux et intelligent que ça, il aurait nuancé ses propos en évitant d’englober les français en général. Faire d’un cas particulier une règle générale est d’une absurdité incommensurable.
Sinon (et voilà qui va rapidement permettre de vérifier la loi Godwin) comment la France et l’Allemagne seraient deux états amis aujourd’hui ?
Voilà, le français prétentieux a parlé.
Vous venez prendre un café à trois sur Montréal à Moi et vous ne m’invitez même pas. Ce n’est pas sympa ;(
JP, je pense que tu es un peu trot assimilé pour être objectif. Ne renie pas ta francitude, elle est en toi et tu n’y peux rien ;)
@ Zelaurent
Désolé, mais j’ai lu son article à deux reprises et cela ne m’a pas excité le poil des jambes. Oui, Laporte a fait de meilleurs articles, mais bien honnêtement, je trouve que l’on voit un peu trop vite et souvent du “french bashing”.
Quand je vois toutes les insultes que se prennent sur la gueule les Belges, les Italiens… de la part des Français, sans oublier les Québécois qui sont, soit des paysans, soit des bûcherons… trouvez-vous pas que vous soyez un tantinet susceptibles ?
Quand on dit que les Français sont des râleurs, on parle de TOUS les Français (grammaticalement parlant)… Mais est-ce pour cela que vous vous sentez forcément visé ?
Tout comme les Français aiment à dire que les Belges sont cons, que les Italiens sont des voleurs, les Allemands des travailleurs acharnés, les Russes des ivrognes, les Japonais des esclaves du travail, les Roumains des manouches… Ce sont des clichés… des clichés qui partent parfois d’une part de vérité, comme l’hygiène des Français par exemple, mais qui, comme tous clichés, sont par définition des généralisations abusives.
On dit, par exemple, que les Bretons et les gens du Nord sont des saoulons. C’est le cliché… D’où ça vient ? Du fait que, effectivement et statistiquement parlant, ce sont deux des principales régions où l’absorption d’alcool par individu est la plus élevée en France. Mais est-ce que cela veut dire nécessairement que TOUS les Bretons et TOUS les Ch’tis sont à mettre dans le même panier ? … Y’a t-il, si vous le permettez, quelqu’un d’assez con pour croire ça ???
Ben là, c’est un peu pareil ! La prétention des Français, comme le décrit Laporte dans son article, est de réputation mondiale ! Pas seulement au Québec, mais je dis bien dans le monde entier… Si ça ça vous gêne, vous n’êtes pas sortis du bois parce que vous allez l’entendre un peu partout…
@Jean-Phi : Les clichés, on s’en fout dans le fond, tout le monde vit très bien avec… et à te lire, on pourrait croire que les Français sont les seuls au monde à affubler les autres nationalités des pires défauts… À te lire aussi, quelqu’un qui ne connait pas, ne sait pas que tu es Français, pourrait te prendre pour un pure-laine. Permets-moi d’être étonné de constater avec quelle promptitude tu sembles renier ton pays d’origine. Pour ma part, je n’ai pas immigré au Québec pour oublier que je suis Français, j’ai immigré au Québec pour en faire profiter autant que possible ma société d’accueil, en apportant avec moi le meilleur de ce que la France m’a légué.
Pour en revenir au torchon de Laporte (plus je le lis, plus je trouve que “torchon” est un terme qui lui sied à merveille), ce qui me choque personnellement, c’est la réaction de Laporte totalement disproportionnée. On dirait tout simplement que Laporte n’attendait que ça, ce non-évènement, pour exprimer une frustration enfouie depuis des années à l’endroit des Français. Faire la morale à tous les Français pour une simple bourde linguistique prononcée qui plus est en privé et plus risible qu’autre chose quand on sait voir la chose sous l’angle du fossé culturel, ce n’est pas faire de l’humour, ce n’est pas non plus jouer sur les clichés, c’est plutôt être carrément méprisant envers la France et tout ses habitants. “La mère partie”, tu sais bien que nombre de Québécois nous la servent régulièrement. À la joke peut-être, mais derrière chaque blague il y a un fond de vérité.
Tout ceci me ramène au constat que je faisais dans mon récent billet dans lequel je dis qu’il serait temps que le Québec passe à autre chose.
GET OVER IT.
@ Christophe
Je n’ai jamais dit que les Français étaient les seuls à s’en prendre aux étrangers. La meilleure preuve, c’est que je parle bien de la réputation qu’ont les Français à l’étranger, des clichés dont on les affublent parfois…
Maintenant, est-ce que le fait de ne pas être en désaccord avec le texte de Laporte et de reconnaître que les Français ne sont pas sans défaut, signifie automatiquement que je renie de facto mes origines ? … Les propos que j’ai ici avec vous, en ce qui concerne les Français, je les avais il y a dix ans, quinze ans, alors que je ne songeais même pas à quitter la France ! Faudrait-il que je change mon discours, mes opinions, sous prétexte que, vivant au Québec, je ne peux plus tenir ces propos puisque cela signifierait que je renie mes origines ?
C’est un faux procès. J’ai choisi de vivre ici, de travailler ici, de payer mes impôts ici… c’est vrai que je me sens beaucoup plus en phase avec le peuple québécois, mais est-ce que cela veut dire que je renie mes origines ? Ça serait con, surtout que mes origines explosent à ma face à chaque fois que j’ouvre la bouche… MAIS, c’est ICI que j’ai choisi de vivre, pas en France…
Pour le reste, on ne sera pas d’accord de toute façon. Pour moi c’est un billet d’humeur, tout comme un billet d’humeur de Martineau qui, parfois, me fait grimper aux rideaux… c’est aussi le but, de faire réagir. J’aime ce style, puisque c’est aussi ce que j’ai tendance à faire : forcer le trait, exagérer, aller plus loin que ma pensée, parce que j’aime faire réagir et j’aime provoquer le débat. Tu vois donc que je ne cherche pas à renier mes origines, même si des polémistes, il y en a aussi pas mal au Québec…
@Christophe : Un brin d’humour aurait sans doute rendu le texte de Stéphane Laporte plus intéressant, mais il en semble totalement dénué.
@Jean-Philippe : Si je comprends bien ta logique.
- Stéphane Laporte a raison quand il dénonce les clichés des Français sur les Québécois, mais les Français on tort quand ils affirment qu’il répond avec des clichés tout aussi stupides.
- Il est normal que le monde ait des clichés sur la grande gueule et l’hygiène des Français, mais c’est absolument scandaleux que les Français puissent avoir des clichés sur les Québécois.
- Il faut vraiment être susceptible pour se sentir visé quand Stéphane Laporte écrit une lettre ouverte haineuse à tous les Français, mais Stéphane Laporte a totalement raison de se sentir visé en tant que Québécois quand Pierre Lasbordes utilise en privé une expression erronée en s’adressant à Jean Charest.
- Il faut être stupide pour croire que tous les Français sont arrogants, mais Stéphane Laporte n’est pas stupide de le dire.
J’en ai manqué un bout ?
@ Ian
Oui, t’en a raté un bout !
1. Je n’ai jamais dit que Laporte avait raison de sombrer dans les clichés. J’ai juste mentionné qu’il usait du même genre de condescendance pour répondre aux préjugés “made in France”. De plus, je n’ai jamais dit non plus qu’il fallait prendre forcément pour soi les clichés véhiculés par les Français sur les Québécois… J’ai juste mentionné que les Français n’étaient vraiment pas les derniers pour se moquer des autres nationalités…
2. Je le répète, je n’ai jamais dit qu’il était scandaleux qu’il puisse exister des clichés sur les Québécois. Ce n’est pas parce que je me sers de tels exemples pour illustrer mes propos que, nécessairement, je trouve ça scandaleux. Je démontrais juste qu’il faut parfois s’attendre à un retour de bâton !
3. D’abord, l’expression “la plotte à terre” n’a pas été dite en privée, mais lors d’une présentation officielle devant des journalistes ! Si cela avait justement été en privé, cela aurait été, un peu, différent… Comme je le disais plus haut (coudonc, as-tu au moins lu ce que j’ai écrit ????), on peut facilement pardonner ce genre d’écart venant d’un touriste et je précisais que nous-même, nous avons tous fait des bourdes… mais que cela été différent dans le cas de dignitaires étrangers.
4. À des clichés, il répond par des clichés… et comme tout cliché, on sait bien que c’est une généralisation abusive.
1. Je n’ai jamais dit que Laporte avait raison de sombrer dans les clichés. J’ai juste mentionné qu’il usait du même genre de condescendance pour répondre aux préjugés “made in France”.
Ah bah on est d’accord, finalement. Stéphane Laporte n’a pas raison de sombrer dans les clichés sous prétexte d’en dénoncer d’autres. Pourtant, ça concerne environ 95 % de son billet. Il reste quoi à sauver selon toi ?
De plus, je n’ai jamais dit non plus qu’il fallait prendre forcément pour soi les clichés véhiculés par les Français sur les Québécois… J’ai juste mentionné que les Français n’étaient vraiment pas les derniers pour se moquer des autres nationalités…
Quel joli cliché. Et qui sont les derniers ? Les Québécois ?
2. Je le répète, je n’ai jamais dit qu’il était scandaleux qu’il puisse exister des clichés sur les Québécois. Ce n’est pas parce que je me sers de tels exemples pour illustrer mes propos que, nécessairement, je trouve ça scandaleux. Je démontrais juste qu’il faut parfois s’attendre à un retour de bâton !
En gros, ce sont les Français qui ont commencé, c’est ça ? Quand j’usais de ce genre d’arguments pour justifier une bagarre étant gamin, ma mère me répondait que le plus intelligent, c’est celui qui arrête.
3. D’abord, l’expression “la plotte à terre” n’a pas été dite en privée, mais lors d’une présentation officielle devant des journalistes ! Si cela avait justement été en privé, cela aurait été, un peu, différent…
Selon ce que j’ai lu, Pierre Labordes s’est adressé à Jean Charest au cours d’un évènement où il y avait une centaine de personnes, mais on ne sait pas si cette phrase était destinée à être entendue par tous les participants. Il suffisait que ça tombe dans l’oreille d’un journaliste pour que ça s’ébruite. Charest lui-même dit ne pas l’avoir entendue (dans un but peut-être purement diplomatique). Je suis prêt à accepter une preuve du contraire, mais ça ne remettra nullement en cause le fait que ni Stéphane Laporte ni les Québécois n’avaient à se sentir blessés de ce qui n’est qu’une monumentale gaffe.
Comme je le disais plus haut (coudonc, as-tu au moins lu ce que j’ai écrit ????), on peut facilement pardonner ce genre d’écart venant d’un touriste et je précisais que nous-même, nous avons tous fait des bourdes… mais que cela été différent dans le cas de dignitaires étrangers.
Si ta phrase signifie que ça a plus d’impact quand c’est un homme d’état qui fait la gaffe que quand c’est un touriste, je suis d’accord, mais c’est un peu enfoncer une porte ouverte. Ça ne justifie pas le papier de Laborde.
4. À des clichés, il répond par des clichés… et comme tout cliché, on sait bien que c’est une généralisation abusive.
A une connerie il répond par des conneries… C’est sans doute ce que tu appelles le talent.
@ Ian
Tu as toujours le tour pour faire dire aux autres ce qu’ils n’ont pourtant jamais dit et de noyer ça dans une sorte de fausse naïveté.
Si tu crois que mon explication tendait à démontrer que ce sont les Français qui ont commencés en premier, comme, tu le dis, des gamins dans une cours de récréation, c’est que tu n’as absolument rien compris. Ou plutôt, c’est ta façon de ridiculiser mon argumentation.
Pour ce qui est de la présentation, Pierre Lasbordes, comme il l’a dit d’ailleurs dans une entrevue à la radio, s’exprimait au nom de l’AFQ au micro, devant le public. Jean Charest a entendu la réplique, ça ne fait aucun doute, mais est resté stoïque en faisant mine, effectivement, de n’avoir rien entendu, comme je l’aurais certainement fait à sa place. T’es pas là pour dire que Pierre Lasbordes est un gros con en lui faisant remarquer sa bourde. Ce n’est pas à Jean Charest de le faire.
Maintenant, je te laisse encore une fois interpréter mes propos à ta propre sauce. J’avoue que j’ai d’autres choses à faire que d’entretenir ce dialogue avec un sourd.
Il y a beaucoup de préjugés de part et d’autre de l’océan.
Sans se percevoir comme supérieurs, plusieurs Français croient que les Québécois parlent le français du 17e siècle.
Cependant, plusieurs croient aussi que les Québécois sont plus ouverts, automatiquement bilingues, moins portés sur la bureaucratie et libéraux de valeur comme ailleurs en Amérique du nord…
Ici, on nous surestime vraiment bcp… En fait, nous sommes des socialistes et surtout des nationalistes, pour la plupart, parlant un anglais disons fonctionnel.
La France pré-Mitterrand (interventionniste, État-providence) est encore le modèle que la majorité des élites politiques québécoises tient à imiter.
Au Québec, je crois que l’éducation publique et les médias tous nationalistes (canadiens ou québécois) et étatiques orientent les pensées pour faire en sorte de diminuer tous les peuples voisins, même la France. Beaucoup de Québécois aiment les appeler les “Maudits Françâis” comme ils en veulent toujours aux “Maudits z’Anglais” d’avoir pris la Nouvelle-France.
L’histoire nous apprend ici surtout à détester et à jouer les victimes (pour justifier que l’on veuille écraser et imposer nos valeurs à certaines minorités).
Vous voulez pas arrêter vos querelles, j’arrive pour m’installer au Québec et je n’ai pas envie de trouver d’aussi gros problèmes. Surtout payer les pots cassés.
Last> Oh, excusez-nous, votre éminence. Nous ne savions point que vous envisagiez de poser vos augustes semelles en ses lieux. Nous nous chargeons immédiatement de passer l’aspirateur afin de faire disparaître la moindre trace de bassesse qui pourrait nuire à votre installation.
Veuillez agréer nos sincères prosternations ainsi que nos excuses pour avoir ainsi causé du tort aux générations futures dont vous êtes un si admirable représentant.
blockquote cite=”«Au Québec, je crois que l’éducation publique et les médias tous nationalistes (canadiens ou québécois) et étatiques orientent les pensées pour faire en sorte de diminuer tous les peuples voisins, même la France”.»
Pourquoi juste au Québec? C’est une affirmation qui est valable pour le Canada entier!
Quant au Québec qui précèderait la France dans l’anglicisation, c’est une affirmation qui n’est pas fausse à plus ou moins long terme. Surtout quand on pense aux pratiques linguistiques à Bercy, dans la brigade franco-allemande ou l’anglais est langue de communication d’état-major et ailleurs dans notre chère élite devenue aussi provincialement complexée que les québécois là-dessus. Et puis il y a le gallo-ricain pratiqué icic en France par les diplômés du marketing, de la pub, des écoles de commerce, des journalistes branchés, et ce même à Marseille où je vis actuellement.
De la part d’un français qui a vécu très longtemps à Montréal. Et à une époque où cette ville était visuellement unilingue anglaise… Et qui semble le redevenir lentement et sûrement. Et en attendant, je constate qu’il y a maintenant sûrement plus d’anglais écrit en France qu’il n’y a jamais eu d’allemand sous l’Occupation….
@Ian merci pour votre réponse et votre chaleureux accueil. A bientôt peut-être….
Mince. Soit il ne comprend pas le second degré, soit il le maîtrise mieux que moi.
Habitant en France, je n’ai pas eu d’écho de cette bourde, cependant, la lecture de la lettre d’insultes de M. Laporte m’afflige… Si seulement ce M. connaissait un peu plus les Français, il aurait compris depuis longtemps que lorsque ceux-ci utilisent des expressions typiquement québécoises c’est tout simplement parce qu’ils aiment le Québec & la langue québécoise & rêveraient de s’y sentir vraiment intégrés…
Bien sûr certains se moquent… Je ne pense pas que les responsables de l’association France-Québec fassent partie de ces gens là…
Enfin, là où vous voyez une insulte, je vois seulement un français qui s’est ridiculisé en employant un vocabulaire qu’il ne maitrisait pas…
De là à se mettre en état de crise…. Ce serait dommage, non ?
@ Corinne
Tu dis “employant un vocabulaire qu’il ne maitrisait pas”… c’est justement là le problème, lorsqu’on ne maîtrise pas, on s’abstient… SURTOUT lorsqu’il s’agit d’un discours public, SURTOUT lorsqu’il s’agit de dignitaires d’un état étranger…
Là, ça montre juste que Pierre Lasbordes fait son possible pour illustrer un stéréotype bien français : parler de tout, même des choses que l’on ne connaît pas.
En passant, il n’y a pas eu d’état de crise… Juste une petite montée de lait de chroniqueurs du Devoir et de la Presse… Enlève Laporte et quelques snobinards radio-canadiens, la nouvelle est passée aussi vite que la fin de semaine qui a suivit l’événement.
@Jean-Philippe
Alors, “tout est bien qui finit bien” !
Et puis ici on n’a plus peur du ridicule, avec Nico on a déja dépassé les limites ! ;-)))
Moi j’aime bien le texte de Laporte. Il exprime une réalité ; nous sommes maintenant, au Canada Français, des adultes ! Du moins, j’ose le croire. Le narcissisme français est bien connu, et pourquoi pas ? Moi j’aime bien. Quand j’en rencontre un, je m’amuse comme un petit fou en lui parlant québécois et en lui disant qu’il a un accent é-pou-ven-table. Moi j’ai confiance en moi, je sais que je suis supérieur à la moyenne des gens. Connaissez-vous Martin Matte ? J-P Chabot.
Il fut un temps où René Lévêque s’offusquait bien moins de voir sa cendre de cigarette tomber directement sur le bureau de François Mitterand alors qu’il se penchait, la clope au bec, pour lui parler. Et accessoirement lui polluer les narines et les poumons. La grossièreté n’a jamais été l’apanage des français… je l’ai rencontrée partout où j’ai voyagé. Y compris au Québec.
T. Millère
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