Montréal à moi (.com)

Un couple de Français à Montréal, Québec, Canada
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Idéaux et débats

Christophe | 19 août 2008 | 10:15:34

Ce billet est une réaction directe au billet consigné sur le blogue Semio6 publié le 18 Août dernier.

Cher Monsieur R. (remarquez que je me suis volontairement abstenu de citer votre nom, je vous demande la réciproque), c’est un véritable procès pour délit d’opinion que vous me faites là, alors que je n’ai fait qu’exprimer une opinion sur un sujet qui chauffe depuis plus d’une semaine. Peut-être n’avez-vous pas apprécié les mots choisis pour faire un lien vers votre billet, soit. De là à me consacrer un billet entier tendant à prouver à la face du monde que j’ai tort et que vous avez forcément raison, il y a un pas… que je franchirai avec entrain. Je ne pense pas avoir mérité un tel acharnement pour un opinion qui vous déplaît, mais puisque vous le prenez sur ce ton, voici ce que j’ai à vous répondre.

Tout d’abord, votre billet illustre très précisément ce que je dénonçais dans le mien: votre parti pris anti-police transpire, que dis-je, suppure. C’est forcément la police qui a commis une bavure, il ne saurait en être autrement… C’est triste. Je pourrais m’arrêter là (j’ai déjà tout dis à vrai dire) mais je vais continuer.

Vous dites que mon discours “comporte plusieurs failles rhétoriques et une portée fort dangereuse, notamment en ce qui a trait à sa prétendue objectivité et la subjectivité que vous reprochez aux autres”. Me permettez-vous de vous retourner le compliment ? Si mon billet se targuait d’essayer de faire la part des choses, il ne transformait pas les discours ni les faits supposés à mon avantage. On ne peut pas en dire autant du votre cher monsieur, vous excellez dans l’art qui consiste à faire dire à quelqu’un des choses qu’il n’a absolument pas dites… ce qui en termes de rhétorique est particulièrement condamnable. Preuves à l’appui.

Vous dites ne pas vouloir vous prononcer à savoir s’il a eu bavure ou non et suggérez qu’à ce stade-ci nous poser cette question est impertinent alors que cette question est l’enjeu central de tout le débat entourant le décès du jeune montrélais.

Excusez-moi, mais jusqu’à preuve du contraire, je n’ai jamais dit que se poser cette question était impertinent. Mon billet dénonçait l’attitude qui consiste à émettre des hypothèses très probablement fausses sur le déroulement précis des évènements du 9 août pour étayer ses dires et sa façon de penser, accompagnés de préjugés négatifs envers la police et le SPVM en son ensemble. On peut évidemment en parler, tout en se gardant de dépasser les limites de la connaissance des évènements. J’ai aussi dit que j’attendais impatiemment la version des policiers avant de me prononcer pendant que vous faites fièrement et passablement l’impasse sur ce point. Trop tôt ? Certainement. Impertinent ? Pas le moins du monde cher monsieur.

Pire encore vous semblez suggérer que quelle que soit la réponse à cette question la victime (ou tout de moins son frère, Danny) à mérité ce qui lui est arrivé… Et après vous osez traiter les médias de tenir un discours dangereux… votre projection l’est tout autant!.

Celle-là, c’en est toute une. De quel droit vous permettez-vous de faire croire à vos lecteurs que je me réjouis de ce qui est arrivé à Fredy Villanueva? Ajoutez un “Parce qu’après tout, il l’avait bien mérité.” pendant que vous y êtes !! Quant au “vous semblez suggérer”, il est sidérant : si ma projection est dangereuse, votre manque de compréhension d’un billet dont la portée et le message véhiculé étaient pourtant simples l’est tout autant !

Vouloir détourner le débat de la question centrale - a-t-il eu bavure ou non? - est une posture rhétorique subjective à souhait. Et vous, mieux que quiconque, devriez prêcher par l’exemple!

En quoi est-ce mon billet détourne le débat de cette question cruciale ?? Est-ce parce mon billet n’a pas de parti pris anti-police qu’il détourne le débat ? Non sérieusement, vous êtes passé complètement à côté de ce que je voulais exprimer. Je vous pose alors la question suivante : est-il interdit d’aborder le sujet sous un autre angle sous peine de “détourner le débat” ? Mon angle, c’était le traitement tendancieux des médias, que j’ai clairement perçu et que je perçois encore quand le sujet est abordé, tous médias confondus. Ne vous en déplaise. Votre angle, c’est ce même préjugé anti-police claironné par les médias que je dénonçais. Je vous ai tendu une perche, certes, mais je ne pensais pas que vous la saisiriez avec un tel brio !

Je vous accorde que le frère, un délinquant notaire, était fautif, mais des doutes raisonnables me poussent à croire que la manière dont cette l’interpellation s’est déroulée l’était tout autant, sinon comment expliquer un bilan aussi désastreux…

Nous y voilà !!
“Des doutes raisonnables” dites-vous?
Des doutes raisonnables “qui vous poussent à croire” ajoutez-vous ?
Et vous condamnez mon soi-disant manque d’objectivité alors que des doutes raisonnables vous poussent à croire qu’il y a bavure ???
Une fois de plus, c’est très exactement ce que je dénonce : un à priori contre la police, fondé sur des hypothèses personnelles et on ne peut plus subjectives, qu’il faudrait donc selon vous considérer comme fait établi et à partir duquel on peut engager une discussion sensée ? Vous me facilitez grandement la tâche avec de tels propos…

Vous semblez également suggérer que seule la version des policiers saura nous éclairer sur les véritables circonstances entourant cette mort et plus encore insinuer que la parole des habitants de Montréal-Nord ainsi que celle des témoins directs de la scène n’a aucune valeur!

Tiens, un autre “vous semblez suggérer” tourné à votre avantage, et qui me fait dire ce que je n’ai jamais dit, une fois de plus. Votre interprétation de mes propos dépasse l’entendement. Soit je m’exprime mal, soit le problème est à chercher ailleurs. À en croire pourtant les commentaires sur mon premier billet sur le sujet, le message que je voulais exprimer a été compris par tous…

En ne peut à ce stade conclure hors de tout doute que les policiers sous enquête mentirons, mais certes qu’ils puissent le faire reste une éventualité que vous n’évoquez tous simplement pas (et ça ça m’agace beaucoup…). Le but de ce billet, ainsi que celui de mon billet précédant n’est pas d’élever des suppositions en faits, mais seulement de soulever des doutes raisonnables.

Cela vous agace que je tourne à mon avantage un discours en omettant de parler de certaines “éventualités” et autres “possibilités” que vos préjugés sur le corps policier vous amènent à penser. Soit. Mais vous, pourquoi aviez-vous omis d’évoquer le passé criminel du frère de Fredy Villanueva ? Ça aussi, ça m’agace figurez-vous…

Ce qui me titille aussi, c’est que les doutes raisonnables qui vous animent n’ont de “raisonnable” que le sens que vous voulez bien donner à ce terme. Raisonnables selon vous peut-être, mais “enferrés dans leurs parti-pris anti-police” selon moi. Engager un débat à partir de doutes et d’hypothèses sur un sujet aussi grave ne mènera à rien. On pourra en discuter quand les deux parties auront été écoutées et quand le rapport d’enquête aura été publiée.

Donner sans confession le bénéfice du doute aux policiers et condamner les criminels sans appel; ça c’est dangereux, très dangereux!

Je cite un passage que j’ai moi-même écris dans le billet que vous commentez mais qui vous a manifestement échappé :

S’il s’avère qu’il y a effectivement eu bavure, s’il est prouvé que le policier n’était pas dans une situation d’urgence qui exigeait l’utilisation d’une arme à feu pour sa propre défense, et si l’évidence est faite qu’il s’agit d’une énième affaire de profilage racial comme il en arrive quelques fois, dans ce cas seulement, je n’aurai aucun problème à entendre ce que j’entends et à lire ce que je lis sur le sujet.

Je pense qu’il n’y avait pourtant pas de confusion possible.

L’Autorité peut faillir en luttant contre les maux qui gangrènent la Cité, faillir au point d’en devenir à son tour le cancer. Nous faisons des policiers les dépositaires d’une violence légitime. Il est de notre devoir de citoyen de nous assurer que ce pouvoir est utilisé à bon escient ou en payer les frais…

On dirait la conclusion d’un blockbuster américain des années 90, mal traduit avec ça… Ce discours à saveur anar me fait froid dans le dos. J’ose espérer qu’il ne s’agissait là que d’une envolée lyrique, et rien de plus. Ce que vous faites, c’est remettre en cause la plus haute autorité de la société après les tribunaux… Vous me forcez à me répéter : c’est très dangereux, puissiez-vous le comprendre.

Fin de la transmission. Je pense que tout à été dit, je ne vais pas enfoncer les clous une deuxième fois.

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anti-police, émeutes montréal-nord
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Chargé de projet SEO/SEM recherché

Christophe | 13 septembre 2007 | 10:26:10

Vous êtes un(e) jeune(e) chargé(e) de projet basé à Montréal? Les expressions “Search Engine Optimization“, “Search Engine Marketing” ou encore “Google Analytics” vous sont définitivement familières? Vous êtes bilingue français/anglais et avez déjà travaillé en agence? Vous êtes probablement fait pour nous.

Je passe le mot par l’intermédiaire de mon blogue. Comme vous le savez si vous êtes fidèles, je travaille depuis maintenant 6 mois pour Ressac Media, une compagnie spécialisée en solutions et stratégies SEO / SEM. Les affaires vont bien, et on recherche un ou une chargé(e) de projet pour nous aider. Faites passez!!

Ressac Media a besoin de vous!

Description du poste:
Ressac Media est à la recherche d’un(e) chargé(e) de projets pour assurer la gestion de plusieurs de ses clients, de petite à grande envergure et renommée. Le (la) candidat(e) choisi(e) devra maîtriser parfaitement le français et l’anglais, tant à l’écrit qu’à l’oral. Poste à pouvoir : temps plein ou pigiste.

Principales responsabilités:
- Gestion de projets
- Suivi, maintenance et optimisation au quotidien des campagnes SEM en cours
- Avancement des projets SEO
- Relation avec les clients et les départements IT internes des agences
- Gestion et respect des budgets et des échéanciers
- Participation dans l’élaboration des stratégies de mise en marché

Compétences recherchées:
- Connaissance des techniques et stratégies de SEO
- Avoir déjà géré des campagnes SEM sur AdWords, AdCenter et Yahoo Search Marketing
- 2 ans d’expérience en agence
- Souci du détail
- Bilingue (habileté particulière en anglais) écrit et oral
- Autonomie, rigueur

Atouts:
- Connaissances approfondies d’Excel

Intéressé? Faites parvenir votre CV à jobs (arobase) ressacmedia . com ou via Isarta.

Ressac Media recherche un chargé de projet.

 

 

 

 

 

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chargé de projet, infopresse, isarta, montréal, ressac media, sem, seo
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Chargé de projets SEO

Christophe | 8 février 2007 | 01:57:04

Allez ! Voilà enfin les explications que vous attendiez concernant le nouveau poste que j’occupe depuis une semaine maintenant. Je n’ai (toujours) pas le temps d’écrire ce billet (regardez l’heure de publication), mais je vais le prendre parce que là… ça va faire.

Tout a commencé le 16 janvier dernier. Ou plutôt.. le 8 janvier, à 10 heures du matin.

Le lundi 8 janvier 2007 était la date fatidique du retour au travail, après nos vacances en France pour Noël et le nouvel an. J’arrive donc au travail ce jour là, prêt à reprendre un rythme normal. Première surprise au moment de pousser la porte d’entrée des bureaux, un inconnu se présente à moi en me donnant son nom. Bon très bien, j’embarque dans la conversation.
"Enchanté, moi c’est Christophe.
- Oui, je sais."
Ah ! Il sait !?! Bon, soit. J’entre donc, je m’assied à mon bureau et j’allume mon ordinateur. Deuxième surprise : mon chef de projet n’est pas à sa place, mon collègue développeur PHP n’y est pas non plus, pas plus que notre graphiste. C’est étrange, ils sont d’habitude toujours là à l’heure, contrairement à moi. Cristina, ma collègue développeuse PHP elle aussi, est là, elle. Elle discute avec d’autres inconnus que je n’avais pas encore remarqué. A cet instant, je commence sérieusement à me poser des questions. Un des inconnus vient alors m’aborder et se présenter lui aussi; j’apprends qu’il y a donc maintenant un nouveau directeur pour un autre des projets web de notre compagnie mère, qui a embauché un graphiste qui n’était autre que le premier inconnu de la porte d’entrée. J’entends ensuite une voix qui m’est inconnue ; je me retourne pour voir alors la nouvelle secrétaire de la compagnie. Wow. Il était 9h05, j’apprenais qu’il y avait eu trois nouvelles embauches. Tout un changement en deux semaines ! Mais ce n’était pas fini…

9h10 : toujours pas de chef de projet, ni de développeur PHP ni de graphiste. 9h15 : personne. 9h20, 9h25, personne. Notre équipe de cinq était alors réduite à deux personnes. De quoi s’inquiéter vraiment sérieusement cette fois. D’un pas résolument décidé à ce que quelqu’un prenne le temps de m’expliquer ce qui s’était passé pendant mon absence, je vais voir Cristina pour lui demander.
"Sorry Cristina, could you please tell me what’s wrong in here??
- Oh my God you don’t know? Oh gosh! Sure you don’t know, you were on vacation!"
En quelques secondes, j’apprends alors que mon chef de projet de l’époque s’était fait mettre à la porte par courriel le dimanche précédent son retour à Montréal, et que notre graphiste était parti de lui-même quelques jours plus tard. Notre développeur PHP "devait normalement arriver d’une minute à l’autre" me dit-elle.

Il me fallait un café et une bonne cigarette pour digérer ce que je venais d’apprendre. En l’espace de deux semaines, à cheval sur les fêtes de fin d’année, il y avait donc eu trois départs volontaires ou forcés, ainsi que trois embauches, qui ne remplaçaient pas pour autant mes collègues dans mon équipe.

En fumant ma cigarette en bas, je rencontre le développeur PHP de mon équipe qui m’explique en détail et en français ce qui s’est passé pendant mes vacances. Il était absolument démotivé et n’avait envie que d’une chose : crisser son camp au plus vite. A 10 heures ce jour-là, quand je suis remonté après mon café et mes deux cigarettes, je savais qu’il me fallait de façon pressante trouver un poste dans une autre compagnie.

Une semaine plus tard, le 16 janvier, vous savez ce qui s’est passé, on me mettait à la porte, à mon grand soulagement. Mon collègue est parti le jour suivant, et nous en étions réduits à faire une compétition entre nous, à parier sur celui d’entre-nous qui partirait avant l’autre. J’ai gagné !

Ce que vous ne savez pas encore, c’est tout ce qui s’est passé à partir de ce jour là, ni ce jour là, car ma journée n’était pas encore finie… J’avais gardé tout ça secret par prudence et parce que rien n’était joué. Lisez la suite, vous saurez tout !

Ce mardi 16 janvier, je devais partir un peu plus tôt que d’habitude parce que… j’avais une entrevue le soir même ! La semaine précédente, j’avais donc doucement mais sûrement commencé à prospecter pour me trouver rapidement une job. Et je suis alors tombé sur une offre d’une compagnie spécialisée en search marketing pour laquelle j’avais déjà effectué de petits contrats à la pige. Mon sang n’avait fait qu’un tour, j’avais alors appelé mon contact pour lui proposer de se rencontrer pour le poste. Il m’avait rappelé quelques jours plus tard pour me proposer une entrevue le 16 janvier à 18h00.
Donc, si on récapitule, ce soir là, j’ai quitté les bureaux de ce qui était devenu mon ancienne compagnie pour me retrouver 45 minutes plus tard dans les bureaux de ce qui allait devenir, deux semaines plus tard, ma nouvelle compagnie !

Entre temps, j’ai bien failli devenir consultant technique pour Xiti, qui viennent s’installer au Québec ce mois-ci. Ce poste là aurait également pu être un beau défi professionnel : aller chez le client, dans toute l’Amérique du Nord (Toronto, Ottawa, New-York… Hérouville… euh rien non pardon je n’ai rien dit !), pour faire des démos techniques de l’outil. Je suis aussi passé proche de rester éternellement intégrateur HTML/CSS, ou encore PHP… Heureusement, cette fois, la chance m’a fait un large sourire.

Je suis donc, depuis une semaine ("Ah bah enfin, on y arrive !!!"), chargé de projet SEO pour Ressac Media. Il y a deux semaines, j’écrivais ici-même que je voulais devenir spécialiste en référencement, c’est ce que je suis en train de faire ! En deux semaines… oui, deux semaines, j’ai parfois du mal à le croire moi aussi ! J’étais le meilleur candidat parmi tous les autres. On m’a donc donné ma chance, à moi de prouver ce que je sais faire, à moi de me tailler ma part dans le milieu si dynamique des agences montréalaises, à moi d’en apprendre toujours plus, quotidiennement, en référencement organique et marketing, à moi de prouver que la gestion de projet ne m’effraie pas (tant que ça), enfin bref, à moi de tout faire pour ne pas gaspiller cette chance bêtement !

C’est aussi ça l’Amérique du Nord. On te donne ta chance. T’as jamais été gestionnaire de projet en agence ? Regarde, moi je pense que t’es capable. En gros… c’est ça ! "C’est pas beautiful ça?"

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Emploi en référencement de sites (SEO-SEM) trouvé !

Christophe | 2 février 2007 | 01:06:19

Voilà, maintenant au moins vous le savez ! Et quand j’aurais un peu plus de temps, j’en parlerais ici-même… Revenez souvent… ou optez pour la syndication de contenu (recommandé) : le flux RSS de Montrealamoi.com !

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Cherche emploi en référencement de sites (SEO-SEM)

Christophe | 19 janvier 2007 | 01:15:23

Si vous êtes un éventuel employeur et que vous recherchez un spécialiste en référencement (organique, dynamique ou marketing) basé à Montréal, je suis votre homme ! Contactez-moi et je vous ferais parvenir mon Curriculum Vitae dans les plus brefs délais. Je suis plus motivé que jamais !! Je referme la parenthèse que je n’ai d’ailleurs pas eu le temps d’ouvrir et je commence.

Il faut croire que la mi-janvier est une période propice au changement. Le 15 janvier, l’hiver montréalais se décidait enfin à enneiger la ville. Ce même 15 janvier, mon ami Jean-Philippe entamait tout un changement dans sa vie professionnelle en décidant de démissionner après 4 années de bons et loyaux services dans sa compagnie pour se lancer chez Bombardier. Le lendemain, le 16 janvier, je perdais sans amertume l’emploi que j’occupais depuis deux mois, après deux ans dans ma précédente compagnie.

Explications.

Depuis un peu plus d’un an, je me suis découvert une véritable passion doublée d’une soif continuelle d’apprendre en ce qui a trait au référencement de sites Internet. Ce même blog a d’ailleurs été un outil de travail essentiel à la mise en pratique des connaissances que j’engrengeais petit à petit. Oh, c’est certain, si j’avais autant de temps à consacrer à sa structure qu’à son contenu, mon pagerank serait bien meilleur encore. Mais sachez que j’y travaille dès que possible. Les fidèles lecteurs de Montrealamoi n’auront pas manqué de remarquer l’ajout de bannières AdSense il y a quelques mois. Là aussi, c’est encore et toujours pour tester et approfondir mes connaissances en la matière que je les ai mises en place. Et finalement, je me rends compte qu’elles sont bien parties pour nous rembourser l’hébergement et le nom de domaine de Montrealamoi.com. Je ne vais sûrement pas m’en plaindre, évidemment.

C’est donc avec énormément d’espoir que j’avais rejoint les rangs de cette toute nouvelle entreprise prometteuse, qui me proposait un poste de spécialiste en référencement de sites. J’allais enfin croyais-je, pouvoir donner un coup d’accélérateur à ma carrière et à la nouvelle direction que je voulais faire prendre à celle-ci. Malheureusement, au bout de quelques semaines de travail, ma mission a progressivement commencé à changer. Au lieu de pouvoir m’occuper à plein temps du référencement du site sur lequel nous travaillions en équipe, comme j’avais pourtant commencé à le faire, j’ai été amené à appliquer une stratégie marketing décidée par mes supérieurs et qui consistait à prendre contact avec des blogueurs bien établis dans la blogosphère afin qu’ils parlent de notre produit sur leurs blogs respectifs et ainsi, soient eux-mêmes les initiateurs du buzz autour de notre site et des services de partage de photos et de vidéos qu’il proposait. Premier échec. Malgré mes réticences à mettre en pratique cette stratégie, je me suis efforcé de le faire, mais en vain. Les blogueurs en question ne répondaient pas, ou s’ils répondaient, c’était pour me demander une raison valable d’écrire un billet sur leur blog à propos de notre site. Ce ne fut pas pour moi une surprise, loin de là. Le produit sur lequel je travaillais a selon moi au moins deux ans de retard, face à des concurrents établis de longue date et indétrônables comme YouTube ou FlickR. La stratégie marketing choisie aurait elle aussi peut-être fonctionné il y a deux ans, mais plus maintenant. Trop tard. Les vrais blogueurs influents reçoivent des téléphones Nokia, des ordinateurs Mac Book Pro ou encore se voient offrir l’opportunité de conduire pendant un mois la nouvelle Opel Corsa. Vous pensez qu’un compte "pro" et 50 crédits auraient pu les convaincre de nous faire une petite promo? Non? Eh bien moi non plus. De nombreuses mises en garde sur certains blogs justement influents, comme par exemple le fameux billet de Fred Cavazza, intitulé à juste titre "arrêtez de prendre les blogueurs pour des journalistes", n’ont pas réussi à convaincre mes supérieurs hiérarchiques que cette stratégie marketing ne fonctionnerait pas. Je n’ai jamais été écouté ; sans doute étais-je trop jeune encore pour me faire une idée sur la viabilité ou non du projet… Soit !

Quelques temps plus tard, changement de cap : on va maintenant poster de petits liens incognito vers des photos et des vidéos de notre site sur des forums spécialisés en photographie ou montage de vidéos. Deuxième échec. Cette stratégie gonflait nos visiteurs uniques, certes, mais le nombre de pages vues stagnait. Est-ce une surprise? Non. Les membres du forum en question vont voir la photo ou la vidéo en suivant le lien, puis reviennent sur leur forum et écrivent leurs commentaires. Logique. Aucune acquisition significative supplémentaire de membres sur le site ne s’est fait sentir, c’était ma foi pourtant prévisible.

Résultats des courses, j’ai été le fusible qui a sauté facilement, too bad. J’aurais du pourtant le savoir dès le début : il y avait eu quelques irrégularités qui auraient du tout de suite me faire fuir… en réalité c’était trop tard, j’avais déjà démissionné ! J’avais en effet déjà eu une entrevue dans cette compagnie l’été dernier, et on m’avait proposé un poste de bloggueur que j’avais décliné à l’époque. Il ne m’a fallu que peu de temps pour comprendre qu’en réalité, le soi-disant poste de spécialiste en référencement que j’avais accepté la deuxième fois n’était autre que le même poste de bloggueur que j’avais refusé quelques mois auparavant ! Ou si vous préférez, c’était un appât bien ficelé en total accord avec mon CV, qui m’a fait me jeter la tête la première dans la gueule béante du méchant loup. C’était donc parfaitement normal que cette courte expérience de travail se termine de cette façon.

Mais en même temps, c’est un mal pour un bien, car je suis maintenant décidé à me trouver un emploi dans le domaine du référencement de sites, sinon rien. Je serais intraitable la dessus, pas de quartier. A bon employeur, salut !

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Je change de job !

Christophe | 28 octobre 2006 | 16:22:30

Tout est dans le titre ! Je commence mon nouveau travail dans deux semaines ! Je vous raconterai tout ça plus en détail très prochainement… "stay tuned" !

Hands shaking
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Folle journée !

Christophe | 13 septembre 2006 | 00:37:45

C’est arrivé la semaine dernière au travail, et avec les horaires un peu fous que j’ai eu jeudi et vendredi dernier, sans compter la fin de soirée du vendredi au bar afin de "fêter la sortie de la newsletter de Septembre", je n’ai pas encore eu le temps de le raconter.

En début de semaine dernière, une de mes collègues, qui était là depuis un an environ, m’annonce discrètement qu’elle a eu une autre opportunité dans une autre entreprise. Je la félicite de suite et lui souhaite bonne chance, comme les quelques autres de mes collègues qu’elle a tenu au courant de sa situation. Jenny (j’ai caché son vrai prénom pour des raisons de sécurité, on ne sait jamais ce que Google peut nous réserver de nos jours) m’apprend qu’elle va l’annoncer à la boss le lendemain matin, mercredi 6 septembre dernier. Appelons ma boss Mme M, pour les mêmes raisons que précédemment.

Nous arrivons au mercredi en question. Je vais voir Jenny pour lui demander si elle a pu parler à notre boss ; elle me dit qu’elle y va de ce pas. La porte du bureau se referme, et je préfère ne pas assister à la scène et revenir à mon bureau. Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvre, et une voix bien connue dit "I’m on my cell" ce qui ne signifie pas que Mme M. essayait d’enjamber son cellulaire mais plutôt qu’elle descendait pour une période suffisamment longue qui justifie dans ce cas qu’on l’appelle sur son cellulaire si besoin est. Elle le fait pratiquement tous les soirs quand elle quitte le bureau, mais plutôt rarement à 10h30 du matin… il se passait donc déjà des choses inhabituelles. Je retourne voir Jenny pour lui demander comment s’était passée la courte entrevue et comment Madame la boss avait pris la démission de Jenny. Manifestement, pas très bien, évidemment ! Elle était donc en fait descendue pour "dépomper", ou se calmer les nerfs si vous préférez. Fait plutôt rare. Et Jenny se sentait plutôt mal.

Elle revient au bout d’une demi-heure. Comme à son habitude, au lieu de composer l’extension téléphonique à trois chiffres pour demander à un de ses employés quelque chose ou pour le faire venir prestement à son bureau, Mme M. hurle son prénom. Tous les employés sont au courant en même temps que la boss appelle untel, ou que tel ou telle autre va passer un mauvais quart d’heure, selon le ton de sa voix. L’heureux élu cette fois-ci (à raison d’une douzaine par jour), vers 11h du matin, a été Michael. Michael, comme nous tous plus ou moins, n’aime pas sa boss. Mais lui, il ne l’aime vraiment pas, et il sait lui faire remarquer quand il le juge nécessaire ou légitime. Ceci est réciproque bien entendu. Au moment où il se faisait héler, de la façon la plus délicate qui soit, Michael était au téléphone, parait-il pour un appel personnel. Et il aurait fait comprendre à Mme M. qu’il allait accéder à sa requête (venir à son bureau dans les 15 secondes qui suivent le beuglement) à la fin de son coup de téléphone, d’un geste qui signifiait apparemment "Oui j’arrive, je finis mon appel, je ne suis pas ton chien". Un gigantesque claquement de porte s’en est suivi, en provenance du bureau de notre directrice en chef. Problème. Celui qui avait l’habitude de claquer les portes lors de ses chicanes quotidiennes avec Mme M. avait définitivement quitté la compagnie récemment (mon Dieu merci !!!). Que se passait-il donc pour qu’une porte claque à nouveau ? De notre bureau à nous, moi et mes collègues savions dès lors que quelque chose de plutôt mauvais se tramait, et étions bien curieux d’en entendre un peu plus à travers la porte du bureau de Mme M. qui venait de se rouvrir brusquement, poussée alors par Michael. J’ai appris quelques instants plus tard ce qui s’était dit, de la bouche même de Michael, rouge comme une tomate mais aussi vert de rage, alors qu’il tenait à la main ce qui ressemblait à un modèle de lettre de démission ou quelque chose du genre. Quelques minutes plus tard, il me montrait, toujours aussi furieux de la façon dont Mme M. traite et parle à ses employés, non pas sa lettre de démission signée, mais son courriel de démission ! Il l’a envoyé sous mes yeux à Mme M. Je suis vite revenu à mon bureau au cas ou la foudre frapperait de nouveau : mieux vaut ne pas être sur son passage et se prendre un petit éclair furtif.

Quelques minutes après l’envoi de son courriel, Michael est passé distribuer son stock d’affaires à quelques-uns de ceux qui étaient alors devenus, certains sans le savoir encore, ses ex-collègues. En ce qui nous concerne, nous avons hérité de son excédent de poivre noir. Puis, il est parti, sans que personne ne s’en aperçoive vraiment, en tous cas je ne m’en suis pas aperçu. Quelques instants plus tard, je suis revenu aux nouvelles, ne croyant pas encore ce qui venait de se passer. J’ai appris qu’après ce coup d’éclat, Michael était descendu boire une bière pour se calmer les nerfs avant de remonter et de devoir affronter une nouvelle fois et pour quelques jours encore sans doute, le regard dédaigneux de sa boss. Il n’est jamais remonté. Il a appelé un de mes collègues pour lui dire qu’il était bloqué dans le stationnement sous-terrain, sa carte ne lui permettant plus d’ouvrir la barrière automatique. Ce à quoi mon collègue lui a répondu que Mme M. lui avait demandé de désactiver sa carte (stationnement et entrée dans les bureaux), ainsi que son compte d’utilisateur et autres accès à distance sur le réseau informatique. Il était donc parti depuis une demi-heure à peine, et c’était déjà comme si il n’avait jamais existé, alors qu’il avait plusieurs années d’ancienneté dans l’entreprise.

Le même jour, nous comptions donc deux pertes parmi les employés. Jenny devait partir vendredi, et Michael était parti du bureau dans les cinq minutes qui avaient suivi sa démission. Un des collègues de notre bureau (dans lequel nous sommes quatre - les quatre "I.T. guys" comme on nous appelle) demande innocemment s’il n’y a pas normalement deux semaines de préavis dans ce genre de cas. Je m’étouffe de rire, en même temps que mon autre collègue qui lui répond "est-ce que tu as déjà vu quelqu’un prendre son préavis dans cette compagnie??" C’est vrai, normalement, les employés qui se font licencier ont droit à 2 semaines de préavis, mais la boss préfère les voir partir de suite en leur payant ces deux semaines. Et au sujet de Michael, c’est lui qui est parti. L’usage voudrait que l’employé prévienne en avance son patron, mais dans les faits, un employé est libre de partir de lui-même dans les minutes qui suivent sa lettre de démission, comme l’a fait Michael. Quelle journée de fou !

Mais la journée n’était pas encore finie, et elle me réservait encore une surprise de taille. Tout le bureau était encore en effervescence jusqu’à la fin de l’après-midi, on disait à Jenny qu’elle était le premier maillon de la chaîne et que d’autres allaient suivre. Oui, peut-être que d’autres vont suivre, en effet.

Il était environ 15h30 quand mon cellulaire a sonné, indiquant un numéro inconnu ou en tous cas, en dehors de mon répertoire. Je décroche et tombe sur le genre de voix que l’on classe instinctivement et en quelques secondes dans la catégorie des appels "professionnels", ou encore des appels à poursuivre de préférence seul, à l’abri d’éventuelles oreilles indiscrètes. Je me lève et me dirige donc dans la cuisine. J’avais au téléphone la conseillère en recrutement d’une société informatique de Montréal, qui m’avait contacté en Mai dernier alors que nous étions en France Isa et moi. L’entrevue à ce moment là n’avait pas pu se faire par manque de temps. Mais cette fois-ci, bien qu’ayant une fin de semaine que je savais d’avance très chargée, j’étais disponible. Disons plutôt que je me suis libéré… mais dans ce genre de situations, quand on a pas le temps, on le prend. Le rendez-vous fut donc pris le lendemain (jeudi 7 septembre dernier) à midi. Je raccroche et retourne à mon bureau comme si de rien n’était, mais le fait même de s’absenter est toujours relativement louche pour les collègues de mon propre bureau. Soit… c’est comme ça ! Je retourne voir Jenny pour lui annoncer la nouvelle, en l’écrivant sur un bout de papier, discrétion oblige… mais je ne pouvais pas ne pas lui dire, à elle, surtout un jour comme ce mercredi là, si "bizarre" ! Elle était elle aussi très contente pour moi, et je la tiendrai au courant dès que j’aurai du nouveau, la semaine prochaine si tout va bien.

Bref, une journée franchement étrange que ce mercredi 6 septembre. Peut-être était-ce un effet de la pleine lune, prévue dans le calendrier lunaire pour le 7 septembre ? En tous cas, ce fut beaucoup d’émotions et de stress en peu de temps. Je vous tiendrai au courant pour la suite des évènements, bien entendu ! Dommage que je n’aie pas pu raconter ces évènements avant, par manque de temps. Mais je tenais néanmoins à le faire, et c’est fait !

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